‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 20 · X. — Sur le rôle du bulbe artériel chez les Poissons · texte numérisé non relu

X. — Sur le rôle du bulbe artériel chez les Poissons

Expériences démontrant que ; t° le bulbe artériel des Poissons préserve les artérioles branchiales des secousses communiquées par le cœur; 2“ il facilite l’action du cœur; 3° si l’on empêche le bulbe d’agir, il en resuite aussitôt un trouble considérable de l’hématose.

XI, — De la membrane interne du gesier de Poulet comme cloison osmotique.

Rectification d’une erreur accréditée par Dutrochet, puis par Matteucci, qui avait fait croire que l’osmose se faisait de l’alcool vers l’eau, à travers la membrane interne du gésier de Poulet. Les expérimentateurs s’étaient mis dans des conditions défectueuses, car la pression de l’alcool sur la membrane était plus forte que celle de l’eau, et il y avait filtratiou. En opérant de façon que les hauteurs des colonnes liquides soient en raison inverse de leurs densités afin d’obtenir l’égalité de pression sur les deux faces de la membrane inteiposée, j’ai toujours observé, dès le début et pendant tout le temps de l’expérience, l’osmose de l’eau vers l’alcool. Contrairement à ce que l’on a dit jusqu’ici, la membrane interne du gésier de Poulet ne constitue donc pas une exception parmi les membranes animales.

.\ll. — Sur l’anatomie de tappareil musical de la Cigale. — Sur la physiologie de tappareil musical de la Cigale.

Anatomie des stigmates thoraciques et des stigmates abdominaux de la Cigale. Rectification de quelques erreurs, de Carus et de Réaumur. Description d’un muscle nouveau sous le nom de tenseur de la membrane plissée. Démonsiration des vibrations synchrones des deux timbales; etc.

.\llli — Expériences sur la tonicité musculaire.

Aucune des expériences déjà entreprises sur la tonicité musculaire ne relate un fait que j’ai constamment observé dans mes re*

cherches, savoir ; le raccourcissement plus ou moins prolongé d’un muscle aussitôt après la section du nerf qui s’y rend et avant l’apparition du relâchement définitif.

Ce fait permet de se rendre un compte exact de l’expérience classique de Brondgeest, qui, suivant moi, a été mal interprétée par son auteur. Si, sur une Grenouille suspendue par la tête et à laquelle on a sectionné la moelle épinière, on coupe les nerfs lombaires d’un côté, la patte du côté sectionné s’allonge à côté de l’autre qui garde encore une position demi-fléchie. Or c’est, non par flaccidité, comme on l’a prétendu, que pend la jambe lésée, mais par rigidité; car chaque muscle est contracturé, comme je l’ai démontré, et les muscles extenseurs étant, dans la patte de la Grenouille, plus puissants que les fléchisseurs, celle pafte s’allonge.

11 faut rapprocher ces résultats de. ceux, bien connus des médecins, tels que la contracture qui suit la piqûre des: uerfs et celle qui précède souvent la paralysie.

XIV. — Sur le retour de la contractilité, dans un muscle où cette propriété a aisparu sous l influence de courants d’induction énergiques.

(Comples rendus de l’Académie des sciences ; 22 janvier 1877.) Expériences sur la Grenouille, ayant pour conséquence pratique la démonstration de l’influence fâcheuse que peuvent avoir, dans l'électrisation, des décharges trop énergiques fatiguant les muscles à l’excès, de faQon à empêcher les secousses de jamais revenir à l’état normal.

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