APPAREILS
Appareil enregistreur des variations de poids d’un corps.
Arch, de Physiologie nofm. et path., 1897.
Rédier avait conslruit un modèle de balance enregistrante, dans lequel les variations de poids du corps placé sur la plate-forme d’une balance de Quintenz étaient sans cesse compensées, grâce à un train différentiel, par l’immersion ou l’émersion d’un flotteur cylindrique dans un vase contenant de l’eau, et placé sur le plateau destiné aux poids.
On enregistrait les variations de plongée du flotteur.
Dans ce dispositif l’enregistreur était solidaire de la balance, et l’on ne disposait pas à volonté de la sensibilité de la méthode.
.le moditiai le système de Rédier en profitant de la facilité que nous donne aujourd’hui le moteur électrique pour enrouler ou dérouler un fil sur un treuil par la simple fermeture d’un circuit. J’établis ainsi un dispositif simple pouvant s’adapter à une balance quelconque et pouvant par suite servir à enregistrer de très faibles ou de très grandes variations de poids avec une même sensibilité.
11 suffit de fixer à chaque plateau de la balance un petit fil do platine terminé en pointe et pouvant venir affleurer une surface de mercure soit dans le godet II, soit dans le godet K, comme le montre la fig. 23.
Ces godets sont reliés aux extrémités d’une pile de deux éléments en série. Du milieu de la pile part un fil allant à un moteur électro-magnétique M agissant sur un treuil. Ce treuil enroule ou déroule le fil portant le flotteur cylindrique P, dont on enregistre les déplacements sur le cylindre E. Le flotteur plonge dans un vase B contenant de l’eau et placé sur un des plateaux de la balance, l’autre supportant le corps dont on étudie les variations de poids. 11 est aisé de voir que lorsque le fléau s’incline dans un sens ou l’autre, le corps augmentant ou diminuant de poids, le
j'üi montré que, 1 empoisonnement allanlcn progressant, la iiuàntitéd’acide carbonique éliminé reste constante jusqu’au moment même de la mort.
Sur la comparaison des tracés obtenus à l’aide d’appareils enregistreurs dliférents. — Sodélede Biologie, 10 avril 1897.
Comparaison de huit sphymograpîies de modèles différents. Je montre à quelle erreur on s’expose en voulant comparer entre eux des tracés pris avecdes appareils nonvérifiés. La plupartdessphygmographes du commerce sont sans Valeur, ayant souvent du jeu dans leurs organes et presque toujours trop d’inertie. Il faut se méfier tout particulièrement du Dudgeon, qui est malheureusement le modèle le plus répandu à cause de la facilité ;avec laquelle on le manœuvre.
Appareil de démonstration pour l’étude des mouvements oscillatoires. — Société ,1e Biologie, W dœ. 1901.
Cet appareil, se. compose de deux pendules oscillants dont on peut transmettre les mouvements soit isolément, soit simultanément, à un même style enregistreur. On peut du reste faire varier la longueur et par suite la période d’oscillation de ces piendules, ainsi que leur amortissement. Cela permet de montrer sur des graphiques soit comment un mouvement
ou retranchent leurs effets. En somme, on peut réaliser, simplement un grand nombre d’éxpériencesdont il est généralement difficile de faire saisir les résultats aux personnes peu familières avec l’usage des mathématiques.
Recherches sur les appareils magnéto-faradiques employés en physiologie et en médecine.
Société de Biologie, 28 déc. 1901 et Amales ,rBlecirohiologie, tome Y.
A l’aide d’un oscillographe de Blondel j’ai étudié un certain nomhre d’appareils d’induction utilisés en médecine.
.T'ai commencé par les-hobines. Quand onqilace dans le'primaire d’une
bobine un interrupteur à mercure bien disposé, le mercure étant au pôle
merce, du moins parmi ceux que j’ai étudiés, donnentau contraire les plus grandes irrégularités, ainsique le munirent lestracés annexés à mon mémoire. Les médecins électriciens se préoccupent généralement beaucoup de la dilTérence Ki;;. %. — Mi-mc eiiari.it iivre fi r ilous ei micr- dcs effets obtenus avec les bobines iuÇwbfe consiSiles! ~ bobines à gros fil ;
j’ai recherché quelles étaient les conditions dans lesquelles les deux espèces de bobines produisaient le
même effet au point de vue sensitif. J’ai trouvé, contrairement à mon attente que la bobine à fil fin permettait l’emploi d’un courant induit plus intense que la bobine à gros fil. Ceci est en contradiction avec l’idée que les praticiens se font ireneralement de ce phénomène.
J’ai passé ensuite à l’étude des appareils dynamo-électriques. Parmi ces appareils il y en a qui portent Une soi-disant graduation, faite en lançant le.courant dans le galvanomètre et évaluant la valeur de ce courant par
la déviation obtenue. En modifiant la position d’un collecteur, on gradue l’intensité du courant. Or l’expérience m’a montré qu’on est conduit ainsi aux erreurs les plus graves. Dans la position du collecteur correspondant au minimum d’effet, le galvanomètre ne donne qu’une faible indication parce que le courant produit par l’appareil est alternatif. Cela ne veut pas dire qu’il n’exerce aucun action sur l’organisme, loin de IJi. A mcsnro que l’on tourne le collecteur, le courant se redresse, simplement, mais il n’y a aucune espèce de relation entre la quantité d’électricité débitée et la graduation faite à l’aide du galvanomètre. La graduation portée par ces appareils est donc entièrement illusoire.
micforaètre à étincelles très délicat dont la lumière tombait sur une plaque photographique débordant dans les deux compartiments ; on pouvait ainsi opérer comparativement et simultanément sur deux étincelles.
Je vérifiai d’abord, par de nombreuses expériences, qu’en l’absence de toute action, les deux étincelles donnaient le même voile. Puis je recommençai l’expérience en faisant tomber les rayons N supposés émanés d’une lampe Nernst, tantôt sur l’un, tantôt sur l’autre des deux micromètres.
Plusieurs douzaines de plaques furent ainsi traitées.etlaconclusionfutqu’il n’y avait aucune espèce d’action dugenre de celles qui avaient été signalées. ■ Dans la suite, mon apparéil fut utilisé au laboratoire de M. Gouy, è Lyon. Pas plus que moi on ne put obtenir le moindre effet analogue à celui que l’on attribuait aux rayons N.