‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 7 · VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

VÉGÉTAL

liquide conservé dans un vase fermé en présence de quelques gouttes de toluène.

J’ai examiné, par ce procédé, les différences de composition que présentent le? sucs extraits : 1° des feuilles d’une plante à végétation rapide, h pavot', 2** des feuilles d’une plante à souche vivace, Pyreihrum balsamita, depuis le début de la végétation jusqu’au moment de la floraison, c’est-à-dire pendant toute la période de la vie active de la feuille.

Voici les faits dignes de remarque que cette étude met en évidence.

A mesure que les feuilles se déshydratent par suite des progrès de la végétation, la quantité d’azote total contenu dans 100 parties de suc diminue chez les feuilles de pyrèthre, alors que la quantité d’acide phosphorique total augmente. Chez les feuilles de pavot, dont la déshydratation est cependant plus rapide que celle des feuilles de pyrèthre, la quantité d’azote total contenu dans 100 parties de suc augmente pendant la durée du développement ; la proportion de l’acide phosphorique total est maxima au moment de la formation des boutons floraux. La concentration des sucs en azote et acide phosphorique solubles est notablement plus élevée chez les feuilles de la plante annuelle, à végétation rapide, que cheze elles de la plante vivace.

Si on prend le rapport entre l’azote total du suc correspondant à 100 parties de matière sèche et Tazote total contenu dans 100 parties de matière sèche, on trouve que ce rapport est plus élevé dans le cas des feuilles de pavot, plante annuelle, que dans celui de la pyrèthre. Par suite de l’évolution rapide de la première de ces plantes, des quantités considérables d’azote soluble (amidé), élaborées dans la feuille, sont mises en circulation afin de pourvoir aux besoins de la fructifica-

L’étude de la migration de l’acide phosphorique, faite simultanément avec celle de l’azote, montre qu’il n’y a pas une relation absolue entre la migration de ces deux éléments. L’acide phosphorique semble, dans le cas d’une plante annuelle, telle que le pavot, émigrer plus vite hors de la feuille que l’azote lui-même. On peut admettre que, chez la plante annuelle, une partie de l’acide phosphorique quitte la feuille et se dirige vers l’ovule à l'état do phosphate minéral soluble ; une autre partie se déplaçant, de son côté, à l’état de combinaison avec la'matière azotée.

L’examen des sucs extraits d’une plante grasse, Mesembrianlhemum

oxychlorure plus basique avec un dégagement de chaleur bien plus considérable.

4» Plusieurs oxychlorares de magnésium avaient déjà été décrits lorsque je me suis occupé de la question ; mais ils ne ] it pas

de composition définie. J’ai préparé le sel MgCP. MgO. de com¬

position bien constante, dont la formule présente le même type que celles des oxychlorures de strontium et de baryum. Sa chaleur de formation, à partir du chlorure anhydre, do la magnésie hydratée et de l’eau liquide, est de -t- M Cal. 4.

La chaleur dégagée croît donc de + 2 calories environ avec l’addition de 1 molécule d’oxyde de plomb. La chaleur de formation des oxybromures est inférieure de 2 calories environ à celle des oxychlorures correspondants.

7“ Les oxychlorures et oxgbromares de mercure m’ont fourni les chiffres suivants :

Hgcr- + HgO = -f 3 Cal. 3 ; HgCl^ -|- 2 HgO = -(- 6 Cal. 2 ;

HgC12 -f- 3 HgO = -h 7 Cal. 8; HgCH + h HgO = -j- 9 Cal. 8 ;

HgBr2 -f HgO = -I- 3 Cal. 2 ; HgBr”- -|- 2 HgO = + i Cal. 4 ;

•HgBr2 -I- 3 HgO = -h 6 Cal. 2 ; HgBr”- -|- 4 HgO = -|- 7 Cal. 8.

Ces données thermiques, indépendamment de leur valeur propre comme déterminations expérimentales numériques, offrent des applications nombreuses à l’étude des réactions salines, spécialement dans le cas où celles-ci donnent lieu à la formation de sels basiques; ce qui se présente fréquemment avec les sels métalliques.

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