Notice sur les titres et travaux scientifiques
Externe des hôpitaux. {Concours delfi82.) Interne des hôpitaux. (Concours de 1884.) Chirurgien des hôpitaux. (Concours de 1896.)
Prosecteur k la Faculté. (Concours de 1889.) Docteur en médecine. (1890.)
Chef de clinique chirurgicale. (Concours de 1894.) Chef des travaux anatomiques. (Concours de 1898.) Agrégé de la Faculté. (Concours de 1901.)
^ prix {Médaille d'or) au concours des^^uternes (chirurgie et
Lauréat de l'Académie de médecine, 1890.
Lauréat de la Faculté de médecine.
Prix de thèses (Médaille d'argenl), 1890.
Officier d’Académie, 1895. ^ ^ ^ ^ ^
Ce chapitre de l’anatomie humaine avait besoin d’être complètement remanié, pour être mis en rapport avec les progrès faits dans le domaine de l’erahryologie et avec les besoins de la gynécologie opératoire. Aussi ma description diffère-t-elle complètement, sur bien des points, de celle qu’on peut lire dans nos ouvrages, même les plus récents. Pour mener à bien mon travail, j’ai tenu à ras-
Depuis les travaux de Sappey, on s’accorde à considérer tous les vaisseaux blancs de la région mammaire comme tributaires des ganglions axillaires. Seuls, Cruikshank, Huscbke, Hyrtl, Henle et M. Poirier s’élevaient, à l’époque où j’ai fait mes recherches, contre une semblable assertion. Voici les résultats de mes injections.
I» Lymphatiques de la peau du sein. — Ils se rendent exclusivement dans les ganglions axillaires et non, comme le disent certains auteurs allemands, à la fois dans les ganglions axillaires et dans les ganglions sous-claviculaires. Ces vaisseaux s'anastomosent avec ceux du côté opposé et, dans un cas, en piquant la peau de la partie interne du sein gauche, le mercure a filé jusque dans les glandes lymphatiques de l’aisselle droite. Cette particularité permet d’expliquer les cas rares, mais bien établis, dans lesquels un carcinome mammaire droit s’accompagne d’adénopathie axillaire gauche.
2“ Lymphatiques de la glande mammaibe. — Leur injection est très difficile et elle échoue souvent. Cependant, dans trois cas, en
rants de la mammaire interne. Sur une autre femme, j'ai aperçu quelques vaisseaux qui, de la face postérieure de la glande, se portaient directement dans la profondeur. Aussi, à mon avis, si les lymphatiques de la mamelle vont presque tous aboutir aux glandes de l’aisselle, il en est quelques-uns qui ne sont point tributaires de celles-ci et qui traversent la paroi thoracique, pour se jeter dans les ganglions mammaires internes. Les lymphatiques de la mamelle s’anastomosent avec ceux de la paroi thoracique.
3° Lymphatiques des muscles pectoraux. — Suivant Kaeser (thèse de Bâle, 1880), il existe des lymphatiques allant du muscle pectoral â l’aisselle ; lorsqu’une tumeur carcinomateuse aura atteint le corps charnu, elle pourra se propager aux ganglions axillaires sans que la peau soit atteinte. Hyrtl veut que les vaisseaux absorbants des muscles pectoraux débouchent dans les ganglions sus et
Je n’ai jamais pu constater les faits avancés par Kaeser et Hyrtl. Ce que j’ai remarqué, ce sont des lymphatiques très nombreux, rampant au sein de la couche cellulo-adipeuse qui enveloppe le grand pectoral (aponévrose de ce muscle). Dans aucun cas, je n’en ai vu pénétrer au milieu même des faisceaux striés.
En résumé, contrairement à Sappey, d’après lequel (ous les lymphatiques de la mamelle se portent d’arrière en avant, vers Je plexus sous-auréolaire, et se déversent exclusivement dans les ganglions axillaires, je suis porté à croire :
1“ Qu’il existe des Ironcules rampant sur ta façe postérieure de
2“ Que quelques lymphatiques profonds suivent une direction non postéro-antérieure, mais transversale, et qu’ils s’unissent aux lymphatiques superficiels au niveau de la circonférence de la glande mammaire ;
3“ Que quelques vaisseaux absorbants de cet orqane perforent la paroi thoracique pour aboutir aux ganglions mammaires internes.
Mais le débat n’est pas encore définitivement tranché. Ainsi
raire Stiles (Edinb. med. J'oMZ-n., juin et juillet 189s), Testut (Anal, mm., t. III, p. 65o), Schafer et Symington (in Qüain’s Elémenls ifAnalomg, 1896, 10" édit., v&l. III, 4» partie, p. 290) adoptent 'opinion à laquelle je me range, après avoir contrôlé et complété es recherches de Hyrtl et de Henle. Gerota, par sa méthode d’inection, a récemment mis en évidence ces lymphatiques perforants Arch. f. kl. C4i>., 1897, t. LIV, p. 281), dont l’existence est égalenent admise par Oelsner [ibid. 1901, t. LXI, p. i34). La question ne paraît donc résolue.
Sur les ganglions de l’aissellé (d).
Les injections que j’ai pratiquées m’ont démontré l’exactitude le la description des ganglions axillaires, donnée parM. le professeur Kirmisson en 1882, (Bull. Soc. Anal.,2'j octobre 1882). J’ai, en autre, constaté les détails suivants ;
1“ Il existe quelques ganglions profondément enfouis entre la paroi latérale du thorax et la côte de l’omoplate ;
2» Dans certains cas, des lymphatiques, émanés de la région mammaire, décrivent une courbe sous les ganglions axillaires internes, remontent en avant des veines sous-scapulaires et s’abouchent dans les ganglions de la région sous-claviculaire sans s’arrêter dans beux du creux de l’aisselle. Après mtil, Grossmann (Uéber die Lÿmpfbahnen der Achs'ethôhte, Berlitti iSqS) a retrouvé utife disposition semblable ;
3’’ Les gahglioils dü groupe postérieur aiïéctént déS rapports
très intimes avec les nerfs des muscles grand'rOlid et gràhd dOrSâl.
Le corpuscule rétro-carotidien (ganglion interoarotidien d'Arnold) (i).
L’anatomie du ganglion interoarotidien d'Arnold était encore, il y a quelques années, très imparfaitement connue.
Tantôt, dans nos livres classiques, on lui accorde une simple mention à propos de la description du sympathique cervical ; tantôt, on le trouve signalé en deux endroits du même ouvrage et sous des noms différents.
Glandule carotidienne et ganglion intercarotidien ne constituent donc qu’un seul et même organe, à l’étude encore incomplète duquel j’ai essayé de contribuer par des recherches historiques et par des dissections faites sur 20 sujets.
A mon avis, le nom de ganglion intercarotidien d’Arnold, sous lequel il est connu, est tout à fait impropre. Est-ce un ganglion? Certainement non, d’après les histologistes les plus compétents. EsLce Arnold qui Ta découvert ou Ta le mieux étudié ? Non, ce sont Haller et Andersch qui, les premiers, ont signalé son existence et lui ont donné son nom ; ce sont Mayer et Luschka qui en ont présenté les meilleures descriptions.
Est-il inter-carotidien ? Tout le monde le répète.
Je ne le pense pas. Dans l’immense majorité des cas, il est rétrocarotidien, et M. Princeteau (de Bordeaux), dans un récent travail, a adopté ce nom. J’ai vu, en effet, que les deux vaisseaux, par lesquels se termine la carotide primitive, ne s’écartent pas immédiatement Tun de l’autre, mais restent accolés, d’une façon très intime, par un tissu cellulo-flbreux dense, qui ne s’arrête guère qu’à un centimètre au-dessus de la bifurcation carotidienne. C’est seulement à ce niveau que les carotides secondaires se séparent à angle aigu. L’angle de séparation ou d’écartement de ces deux artères ne répond donc pas au point de bifurcation de la carotide
( 1 ) Mémoire paru chez G. Steinhell, Paris, iSga.
Il est presque classique de répéter que l’amygdale est en rapj intime avec la carotide interne et que la face externe de cet org lymphoïde n’est séparée de cette artère que par une distance d’ centimètre environ. Des doutes se sont élevés dans mon esprit à lecture de quelques mémoires parus en Autriche.
Par des recherches entreprises sur i6 sujets, j’ai essayé résoudre le problème suivant : quel est le vaisseau ou quels son les vaisseaux en rapport avec l’amygdale palatine ?
Après avoir montré l’importance qu’il y a, dans l’espèce, à dis
tinguer à l’espace maxillo-pharyngien deux parties, l’une, antérieure, amygdalienne, 1 autre, postérieure, vasculo-nerveuse, j’insiste sur ce tait que ces deux parties communiquent par trois fentes ou instertices, disposés ainsi de dedans en dehors:
a) Interstice interne ou styto-pharyngien, compris entre le muscle stylo-glosse d’une part, les muscles stylo-pharyngien et constricteur supérieur d’autre part ;
b) Interstice moyen ou interstylien, placé entre le stylo-glosse et le stylo-hyoïdien ;
c) Interstice externe ou stylo-ptéryyoïdien, séparant le stylohyoïdien du ptérygoïdien interne.
Au point de vue des connexions vasculaires de l’amygdale, les dissections et les coupes m’ont conduit à formuler les conclusions
1” Les seuls vaisseaux qui, à l’état normal, sont en rapport immédiat avec la face externe de l'amygdale et n’en sont séparés que par l'épaisseur de la paroi pharyngienne (3 à 5 millimètres).
parcours, être recouvérte d'une lamelle fibreuse capable de dérouler dans les exercices de médecine opératoire.
Cette lamelle a parfois un aspect tel qu’elle ressemble, à s’y méprendre, au ligament interosseux. Seul Myrtl la mentionne et la
traire, en m’appuyant sur les résultats de la dissection et sur la situation du nerf tibial antérieur, qu'elle doit être regardée comme un prolongement de l’aponévrose d’enveloppe du muscle poplité, prolongement qui, avec de la graisse, passe du creux du jarret sur la face antéro-externe de la jambe.
La disposition et le calibre des veines sus-hépatiques (i).
Les veines sus-hépatiques s’abouchent dans la veine cave inférieure, depuis le point où ce tronc vasculaire aborde le foie jusqu’à sa traversée diaphragmatique.
On doit, avec Theile, les diviser, d’après leur volume et leur point d’abouchement, en trois catégories :
1“ Les peliies veines sus-hépatiques, en nombre très variable, de quinze à trente en moyenne, d’un diamètre de un demi-millimètre environ, ne sont pas libres. Elles sont entourées de toutes parts par le parenchyme glandulaire ; leur embouchure ne devient visible, sous l’aspect de trous punctiformes, que lorsqu’on a fendu la veine
ont un calibre qui n’excède pas 6 à 8 millimètres de diamètre. Elles se jettent dans la partie de la veine cave qui est en contact direct avec le foie et sont visibles à la face inférieure de celui-ci sur une longueur maxima de 5 millimètres ;
3° Pour les grosses veines sus-hépatiques, que j’ai injectées et disséquées sur dix cadavres, voici ce que j’ai constaté : sept fois sur dix, j’ai vu deux veines sus-hépatiques se jetant, immédiatement au-dessous du diaphragme, à angle aigu dans la veine cave. On peut les distinguer en droite et gauche.
u) La veine sus-hépatique droite^ libre sur une étendue de i cen-
ment de remarquer qu’il s’étend, par rapport à la paroi thoracoabdominale et sur la ligne axillaire, de la n” jusqu'à la 8' côte, qu'il alteinl conslamment (fig. 3).
pement du péritoine fœtal ; ce sont des ligaments anormaux ou secondaires.
d) Au point de vue de la fixation de la rate, le rôle essentiel revient, d'une part, au ligament pancréalico-splénigue, d'autre part, à la disposition particulière et aux rapports intimes que ce viscère affecte avec le rein gauche.
Cette bourse séreuse, en raison de son intérêt pathologique, méritait une étude détaillée que j’ai essayé de taire d’après plusieurs
fusion de trois bourses séreuses séparées et qu'elle communique souvent avec la bourse du tendon du psoas. Je n’ai jamais trouvé, même dans le jeune âge, qu’une seule bourse sous-iliaque, toujours indépendante d’un petit organe séreux intermédiaire au tendon du psoas et au petit trochanter.
Situation, direction et fixation de l’ovaire (1).
On rencontre dans les auteurs des notions contradictoires touchant la topographie de l'ovaire. L’époque n’est pas encore éloignée où les classiques, Cruveilhier, Sappey, Henle, Luschka, pensaient qu’il était transversalement placé dans l’excavation pelvienne. J’ai repris et complété les recherches de His, Ranney, Gegenbaur, Waldeyer, 'Vallin, Cunningham.
Actuellement, on doit admettre que : chez la vierge et la multipare, lorsque l’utérus présente son antéflexion et son antéversion normales, qu’il est exactement médian, qu’on suppose le sujet en position anatomique, le grand axe de l’ovaire est sensiblement vertical. Quand la matrice est en position paramédiane, l’ovaire, situé du côté vers lequel s’incline le tond d’un utérus en antécourbure normale, conserve sa direction primitive le long de la paroi latérale du bassin ; du côté opposé, il tend, au contraire, à devenir oblique en bas, en avant et en dedans et à se rapprocher du plancher pelvien (fig. 5).
L’ovaire n’est pas libre dans l’excavation pelvienne ; le doigt, qui le cherche au cours d’une laparotomie, le trouve appliqué contre la paroi latérale de cette cavité, dans une dépression péritonéale, dite fosse ovarienne, dont les limites, représentées par des cordons vasculo-nerveux, sont figuréesici (fig. 6) d’après l’une de mes dissections. J 'ai insisté sur les variations de cette fosse et indiqué qu’elle ne
(1) In Appareil génital de la femme, monographie du Traité cTanalomie humaine,
Artères du vagin (i).
J’ai donné des artères du vagin une description qui diffère un peu de celle qui est courante, mais qui répond à ce que j’ai trouvé le plus souvent sur les pièces que j’ai disséquées. On doit distinguer :
1 » Les artères vaginales supérieures, venant de l’utérine et spécialement de la branche cervico-vaginale ;
2 “ Les artères vaginales moyennes, émanant de l’artère vaginale
que le public médical, tant en France qu’à l’étranger, a bien voulu faire à ce travail, m’a récompensé de mes efforts.
Je ne me suis pas contenté de répéter ce que mes devanciers avaient écrit sur les fractures en général, sur celles du membre supérieur, sur celles du bassin et des membres inférieurs. J’ai tenté de faire œuvre de critique, d’appliquer à mon sujet les modiflca-
Dans ma thèse, écrite sous l’inspiration de mon éminent maitre, M. le professeur Tillaux, je n’ai pas eu pour but de présenter un exposé complet des récidives et de la généralisation dans le cancer mammaire, mais d’attirer l’attention sur quelques points particuliers. Ce travail est basé sur l’étude critique de 777 observations, dont 12 personnelles, avec examen histologique, non seulement de la tumeur primitive, mais des noyaux d’une ou plusieurs récidives. J’ai montré qu’il est actuellement indispensable que toute histoire clinique, destinée à servir à l’étude scientifique des repullulations du cancer, soit accompagnée d’un examen microscopique complet du néoplasme.
Dans la première partie de mon travail sont décrites, d’après des chiffres plus imposants que ceux de mes prédécesseurs, la fréquence générale des récidives, l’époque de leur apparition, les variations qu’impriment à la rapidité de la repullulation l’âge des malades, le siège topographique et la nature histologique du néoplasme. Mes recherches, è ces points de vue, ne m’ont conduit à aucun résultat nouveau et ne font que confirmer les opinions clas-
ligaments acpomio-claviculaires sont toujours, le faisceau trapézoïde quelquefois, intéressés dans la luxation incomplète, mais que la rupture totale du ligament candide est indispensable pour permetlre la production d’une luxation complète.
Quant à la difficulté du maintien de la réduction, elle est due, suivant nous :
1“ Dans la luxation incomplète, à l’obliquité des surfaces articu- (1) Arehlues générales de médeeine, avril 1891. p. 896.
tioti de l'accroissement du crâne en épaisseur ou en surface? Telles sont les questions qui se posent à propos des exostoses ostéogéniques de la voûte crânienne, dont l’existence même ne me semble pas, à l’heure actuelle, établie sur des bases incontestables.
Étude sur le cubitus varus et le cubitus valgus (i).
Les déviations latérales de Tavant-bras sont h peine connues et n’ont fait, jusqu’à présent, l’objet d’aucun travail d’ensemble.
Elles n’ont d’ailleurs pas grand intérêt clinique et tout l’attrait de leur étude se concentre sur leurs caractères anatomo-pathologiques et sur leur pathogénie.
Ce sont des difformités caractérisées parla projection de l’avantbras en dehors (cubitus valgus) ou en dedans (cubitus varus), par la saillie du coude en dedans (cubitus valgus) ou en dehors (cubitus varus), avec intégrité dos mouvements dans les articulations
j’entends éliminer les déviations latérales symptomatiques de Tavant-bras.
En tenant compte de l’angle normal buméro cubital, qui est très obtus, ouvert en dehors, de i6o à 178“, on doit distinguer deux espèces de cubitus valgus, le physiologique et le pathologique. Le cubitus varus est, au contraire, toujours une attitude pathologique. Il est remarquable de voir que cette dernière déviation est la plus commune. C’est môme la seule dont il soit actuellement possible d’esquisser l’histoire. Elle reconnaît une double origine : traumatique et rachitique.
1“ Le cabilus varus Iraumaliqae appartient à l’enfance et à l’adolescence. Il succède aux fractures des condyles de l’humérus.
à fya, 20 figures.
I accroissement de l’épiphyse humérale ne paraissent jouer aucun rôle dans sa production.
3“ Le cubitus oalgus rachitique s’observe dans la première enfance.
II est presque toujours bilatéral, et la part essentielle, sinon exclusive dans sa pathogénie, revient aux actions mécaniques. 11 est diaphysaire ou épiphysaire ; autrement dit, l’incurvation pathologique se fait tantôt aux dépens de la diaphyso, tantôt aux dépens de l’épiphyse. Elle s’accompagne parfois d’une courbure secondaire du cubitus et de modifications intéressantes dans la disposition hélicoïdale de la trochlée humérale.
4“ Les observations de cubitus catgus rachitique ne sont pas
Malgré les analogies apparentes, le cubitus varus et le cubitus
valgus diffèrent très notablement des déviations similaires du
Fathogénie des kystes hydatiques du oul-de-sac de Douglas chez la femme (1).
La thèse du docteur Dermigny a été inspirée par M. Schwartz. Mon maître m’a prié, à cette occasion, de fairequelques recherches sur la pathogénie des kystes du cul-de-sac de Douglas.
J’ai montré que ces kystes sont de deux espèces :
1" Tantôt ils sont secondaires, coexistant avec des tumeurs analogues du foie, de l’épiploon, etc. Dans ce cas, leur présence dans le Douglas s’explique de trois façons différentes ;
a) Ils peuvent y parvenir par la voie circulatoire ou en traversant la paroi du rectum ;
b) Ils peuvent résulter de la chute d’une vésicule dans le cul-
c) Ils peuvent ne constituer qu’un diverticule d’une tumeur abdomino-pelvienne.
2” Tantôt ils sont primitifs et isolés, susceptibles d’atteindre le Douglas par la voie vaginale, par la voie circulatoire ou par la voie rectale.
Tandis que les kystes secondaires occupent le plus souvent la cavité même du diverticule séreux, les kystes primitifs siègent toujours au-dessous de lui, dans l’épaisseur de l’atmosphère celluleuse qui entoure le cul-de-sac de Douglas. En augmentant de volume, les kystes de la deuxième variété décollent le péritoine et s’en coiffent, particularité importante à connaître dans l’ablation de la tumeur par la laparotomie.
taxation totale ou énucléation du premier cnnéilorme (i).
Cette luxation très rare, dont j’ai pu observer un cas dans lé service de mon maître, le professeur Tillaux, n’avait pu être reproduite par les auteurs qui se sont occupés de cette question. J’ai réussi à démontrer expérimentalement que l’énucléation du premier cunéiforme nécessite, pour se produire, trois temps : i» torsion du pied en dedans avec abduction et extension forcées au niveau du premier cunéiforme (rupture des ligaments scapho-cunéens) ; 2“ même torsion (par glissement du pied) au niveau du premier
naissance plus parfaite des localisations cérébrales ne peut pas toujours guider lé chirurgien. A l’appui de cette assertion, nous rappelons une observation que nous avons recueillie dans le service de M. le professeur Tillaux (traumatisme crânien; aphasie motrice et monoplégie brachiale droite. Autopsie ; circonvolution de Broca et région rolandique saines ; contusion des lobes occipitaux du cerveau). Nous exposons le manuel opératoire des résections larges du crâne avec ou sans ostéoplastie, la crâniectomie, le drainage des ventricules latéraux.
table à un raccourcissement congénital du tendon d’Achille, qui passe inaperçu pendant un temps variable, jusqu’au jour où les muscles antérieurs de la jambe, en suractivité incessante, sont devenus insuffisants. Cette forme de pied bot guérit toujours par la ténqtomie et mérite, à tous les points de vue, d’être distinguée du pied équin paralytique.
Associations miorobiennss (1).
Relation (ob. V de la tbèse de Martial) d’un cas, observé sur un homme de 28 ans, qui subit d’urgence l’amputationdu bras pour une gangrène gazeuse, consécutive à une fracture compliquée de l’avant-bras. Guérisonde la plaieopératoire.Morj de tétanos, apparu 5 jours après l’intervention. Ce tait démontre que le vibrion septique de Pasteur et le bacille de Nicolaïer évoluent sur le même terrain sans s’influencer ; il vient à l’appui de la théorie, soutenue par Courmont et Doyon, sur le mode d’action du virus tétanique.
radicale après la kélotomie (i
Les meilleurs ouvrages sur la cure radicale des hernies ne renferment que des indications msufflsantes sur cette intervention après la hernie étranglée. J’ai essayé, dans un court mémoire, de combler cette lacune et de préciser, au point de vue local et au point de vue de l’état général, les circonstances qui permettent et celles qui interdisent de pratiquer la cure opératoire des hernies kéloto-
(1) In thèse Maktial, 1898, Paîhogénie el traitement du tétanos.
(2) Revue générale de clinique el de thérapeutique, 19 décembre 1896.