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TECHNIQUE ANATOMIQUE

Sur les injections au silicate de potasse (I).

laires à chaud et à froid (difficulté de préparation, pénétratio" incomplète, diffusion), j’ai cherché, avec mon élève Robinson, un méthode de technique générale, applicable à la fois aux système* artériel, veineux et lymphatique. Après de nombreux essais, nous

ui règne dans la description des arcades tendineuses figure ci-jointe, dessinée d'après l’une de mes dissec-

gdale ; elle en est séparée par le diaphragme que icles stylo-hyoïdien, stylo-glosse et stylo-pharynqu’elle décrit une courbure, la carotide cérébrale

de l’amygdale.

Dans ce travail, je me suis proposé de compléter les particularités relatives à la disposition des arlères des espaces intercostaux. J’appelle l’attention sur ce fait, que chaque espace intercostal est pourvu d’un double cercle vasculaire complet, plus ou moins développé, ii est vrai, mais toujours aisé à mettre en évidence par les injections à la niasse fine de Teichmann. Ce cercle se compose :

1° De l’artère intercostale principale, seule décrite par les auteurs sous le nom d’artère intercostale ;

2° De l'artère intercostale accessoire. Cette dernière, toujours très petite, longe le bord supérieur de la côte inférieure et se détache du vaisseau précédent au voisinage de l'angle postérieur des côtes. Elle devient visible dès qu’on a enlevé le muscle intercostal externe.

Ce double cercle vasculaire existe, non seulement pour les artères, mais encore pour les systèmes veineux et lymphatique des espaces intercostaux.

Les dissections que j’ai faites établissent aussi que le nerf intercostal n’est pas toujours satellite de l’artère intercostale principale et qu’il est soumis à de nombreuses variantes dans sa dis-

Cette étude a été reprise par Souligoux {Pathogénie des abcès froids du thorax. Th. Paris, 1894, n“ 45e) ; ses conclusions concordent avec les miennes.

Les veines sus-hépatiques s’abouchent dans la veine cave inférieure, depuis Ip point où ce tronc vasculaire aborde le foie jusqu’à sa traversée diaphragmatique.

On doit les diviser, d’après leur volume et leur point d’abouchement, en trois catégories:

1“ Les petitfis v«ineç.gus-h;épntique.Çfl,-en,iîP^te tr^.s variable, de

gauche proprement dite, amenant le sang du lobe gauche, l’autre la veine sus-hépatique moyenne, recevant celui du lobe carré et du lobe de Spigel.

La veine cave, immédiatement sous le diaphragme, a un diamètre variant entre 3i et 35 millimètres.

grand pectoral (aponévrose de ce muscle). Dans aucun cas, je n’en ai vu pénétrer au milieu même des faisceaux striés.

En résumé, contrairement à Sappey, d’après lequel tous les lymphatiques de la mamelle se portent d’arrière en avant, vers le plexus sous-auréolaire, et se déversent exckisiveihentdans les ganglions axillaires, Je me suis efforcé de prouver :

1° Qu'il existe des troncules rampant sur la face postérieure de la glande;

2“ Que quelques lymphatiques profonds suivent une direction non postéro-antérieure, mais transversale, et qu'ils s’unissent aux lymphatiques superficiels au niveau de la circonférence de la

3“ Que quelques vaisseaux absorbants de cet organe perforent la paroi thoracique pour aboutir aux ganglions mammaires

Au moment ou elles ont été publiées (1890), mes recherches ont été vivement contestées, en particulier par mon ami Pierre Delbet (in Traité de chirurgie, art. « Mamelle», t. V). Uerkel {Handbueh der topogr. Anatomie, 1899, t. Il, p. 297) continue à partager la manière de voir de Sappey. Au contraire, Stiles(.Edm6. med. Journ., juin et juillet 1892), Testut Anat. hum., t. III, p. 659), Schaefer et Symington (in Quain’s Eléments of Anatomy, 1896, lo" édit., vol. 111,

4" partie, p. 290) adoptent l’opinion à laquelle je me range, après avoir contrôlé et complété les recherches de Hyrtl et de Henle. Gerota, par sa méthode d’injection, a récemment mis en évidence ces lymphatiques perforants (/drcA. W. CAi>.,i897,t LlV,p.28i), dont l’existence est également admise par Oelsner (iè/d., 1901, t. LXI, p. i34). La question me paraît donc résolue et dans le Traité d'anatomie humaine (t. II, p. inho), MM. Poirier et Cunéo décrivent l’abouchement de quelques lymphatiques mammaires dans les ganglions mammaires internes comme un point définitivement démontré et acquis.

Sur les ganglions de l’aisselle (1).

Les injections que j’ai pratiquées m’ont démontré l’exactitude de la description des ganglions axillaires, donnée parM. le profesr seur Kirmisson en 1882 [Bail. Soc. Anal., 27 octobre 1882). J’ai, en outre, constaté les détails suivants :

1“ Il existe quelques ganglions profondément enfouis entre la paroi latérale du thorax et la côte de l’omoplate.

2" Dans certains cas, des lymphatiques, émanés de la région mammaire, décrivent une courbe sous les ganglions axillaires internes, remontent en avant des veines sous-scapUlaires et s’abouchent dans les ganglions de la région sous-claviculaire sans s’arrêter dans ceux du creux de l’aisselle. Après moi, Grossmann [üeber die Lympfbahnen der Achselhôhle, Berlin, 1898) a retrouvé une disposition semblable.

3“ Les ganglions du groupe postérieur affectent des rapports très intimes avec les nerfs des muscles grand rond et grand dorsal.

Sans parler des ganglions bien connus qui confinent au lobe axillaire de la mamelle, j’ai montré que, dans certains cas, le groupe des ganglions internes de l’aisselle peut subir de curieux

d’Arnold) U).

L’anatomie du ganglion intercarotidien d’Arnold était encore, il y a quelques années, très imparfaitement connue.

Tantôt dans nos livres classiques, on lui accordait une simple mention à propos de la description du sympathique cervical ; tantôt, on le trouvait signalé en deux endroits du même ouvrage et sous des noms différents.

Glandule carotidienne et ganglion intercarotidien ne constituent donc qu’un seul et même organe, à l’étude encore incomplète duquel j’ai essayé de contribuer par des recherches historiques et par des dissections faites sur 30 sujets.

A mon avis, le nom de ganglion intercarotidien d’Arnold, sous lequel il est connu, est tout à tait impropre. Est-ce un ganglion? Certainement non, d’après les histologistes les plus compétents. Est-ce Arnold qui l’a découvert ou Ta le mieux étudié? Non ; ce sont Haller et Andersch qui, les premiers, ont signalé son existence et lui ont donné son nom ; ce sont Mayer et Luschka qui en ont présenté les meilleures descriptions.

Est-il inter-carotidien? Tout le monde le répète.

J'ai montré que, dans l’immense majorité des cas, il est rétrocaretidien, etM. Princeteau (de Bordeaux), ainsi que M. le professeur

frappé des incisures eb des prolongements que présente le pourtour de la glande. J’ai constamment trouvé le lobe axillaire, si bien décrit par M. le professeur Kirmisson. Une lois sur deux, j’ai rencontré, en outre, un véritable prolongement sternat. Ce prolongement se dirige le plus souvent en haut et en dedans, croisant la troisième côte. 11 représente une petite languette effilée, dilficile à suivre au milieu du tissu graisseux. Dans un cas, il atteignait le sternum.

Depuis, à l’occasion de mon travail surVAnatomiede l'appareit génital de la femme, l'ai repris cette question. De nouveaux examens m’ont montré l’exactitude des faits que j’avais indiqués en 1890. Merkel, dans son ouvrage [Handb. d. topogr. Anal., 1887, t. 11, p. 294), figure le contour irrégulier de la glande mammaire. Fantino (/li/'oma medica, 1898,1. 11, p. 1167) a vérifié et confirmé mes recherches sur les prolongements de cet organe.

A l’occasion de mon cours pendant le semestre d’hiver 1898-99, j’ai repris complètement l’étude de la rate d’après 35 sujets adultes

J’ai autorisé mon élève Constanlinesco à publier la plupart de mes recherches. "Voici les points spéciaux sur lesquels j’ai voulu particulièrement attirer l’attention.

1 ° Forme de la rate. — On doit décrire à la rate, contrairement à l’opinion courante, trois faces et trois bords, la face interne étant divisée en doux faces distinctes, la face rénale et la face gastrocolique. Cette séparation est justifiée par l’existence, sur la face interne ou viscérale, d’un bord toujours très marqué, qu’il ne faut pas confondre avec le hile de l’organe. Il est situé à quelques millimètres en arrière de celui-ci, commence en haut à 1 extrémité supérieure, où il se continue quelquefois avec le bord antérieur et se dirige vers l’extrémité inférieure qu’il n’atteint jamais. La forme

absolument nouvelle le difficile problème de la statique et de la topographie de l’utérus, problème impossible à comprendre et à

Comment la matrice est-elle suspendue dans le petit bassin ? Dans notre ouvrage d’anatomie le plus récent(i), la formule est très simple : « L’utérus est maintenu en place par six ligaments disposés symétriquement, larges, ronds et utéro-sacrés. » Rien n’est plus inexact. J’ai montré, en m’appuyant sur des données anatomiques, physiologiques et pathologiques, que les prétendus ligaments ne sont nullement des moyens de fixité. Ce qui maintient avant tout l’utérus en place, ce sont ses connexions avec le vagin, avec la vessie et le rectum, avec le péritoine, puis avec le périnée et lé plancher pelvien, avec le tissu cellulaire sous-péritonéal diffé¬

rencié que renforcent des éléments fibreux, aponévroliques et musculaires lisses. Ce sont enfin les puissantes sangles vasculaires. ; La suspension de l’utérus se fait essentiellement au niveau du col ;

répond à la partie moyi térieure ressemble plut

Anomalies de l’uténis (i).

Les anomalies utérines, sur la terminologie précise desquelles règne une grande confusion, ont été diversement classées, suivant qu’on tient compte de leur configuration ou du moment de leur production. J’ai proposé une nouvelle classification, qui a été adoptée et suivie par M. Schwartz dans son article du Traité de chirurgie clinique et opératoire (t. X, i” partie, p. 602). Je dis-

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