Recherches sur la contagion de la tuberculose
parmi les combattants, mais, revenus dans les tranchées, on s’apercevait vite que leur émotivité était devenue excessive; certains étaient incapables de donner ou d’exécuter un ordre un peu compliqué.
Les neurologistes de l’intérieur et ceux de l’avant furent à peu près unanimes pour dire que le retour au front des anciens trépanés n’était pas à conseiller dans la grande majorité des cas.
Nous avons recherché, à l’aide de notre méthode pour l'examen des candidats aviateurs, s’il était possible de juger de l’émotivité et de l’activité des opérations psychomotrices des trépanés.
Les résultats furent des plus concluants : les réactions psychomotrices se montrèrent ralenties parfois de façon considérable, quant aux réactions émotives elles furent encore plus anormales, désordonnées, prolongées de façon excessive.
Nous ( avons aussi examiné dés commotionnés, des traumatisés non trépanés.
En raison de nos recherches il paraît, disions-nous, contre-indiqué en règle générale de renvoyer sur le front les trépanés et les blessés qui, sans avoir été trépanés, ont présenté des signes d’une atteinte organique sérieuse de l’encéphale.
les mêmes principes, les mêmes méthodes qui m’ont servi dans la rééducation fonctionnelle. A l’aide d’appareils, de techniques que j’ai imaginés ou modifiés, j’ai étudié le degré, la nature des impotences, les moyens d’y remédier par la prothèse en particulier, par la prothèse dans les
La thèse du Docteur Valide sur les invalidités et les aptitudes desblessés a été faite avec ces appareils dans mon laboratoire du Grand-
Ayant été chargé, en collaboration avec l’Union des Colonies étrangères, de créer, d’organiser, de surveiller l’École de rééducation profes? sionnelle du Grand-Palais, je fis affecter le Docteur Vallée à ce nouveau service qui assura bientôt dans de multiples ateliers la rééducation professionnelle de plus de 300 blessés et mutilés. ..
Je pris l’iuitiative, en 1916, de la création d’une vaste ferme-école.: pour la rééducation des agriculteurs blessés et je réalisai ce projet en collaboration avec l’Union des Colonies étrangères. La ferme-école ainsi Créée à Juvisy s’étend sur On domaine de plus de 200 hectares, elle assure encore à l’heure actuelle la rééducation de nombreux blessés et invalides dans les différentes branches de l’agriculture. '
Dans des conditions identiques je pris l’initiative de la création d’une école de rééducation « aux Invalides » qui fut créée avec la collaboration de l’Union des Colonies étrangères pour les grands infirmes du système nerveux. Au Congrès interallié tenu à Paris (mai 1917) je fus nommé président de la section chargée de l’étude de la rééducation des blessés du système nerveux. Dans diverses communications, rapports, publications, je tentai de dégager les règles utiles à cette variété de' rééducation et j’apportai une contribution à la prothèse du système nerveux par l’organisation et le développement d’un atelier spécial de ; prothèse au Grand-Palais. ( Voir chap. ix, techniques et appareils.)
5” Évaluation des incapacités fonctionnelles.
Dans cette question délicate j’ai envisagé : l’examen anatomique des régions ou membres blessés, j’ai rappelé ou donné des règles pour cet exaihen, j’ai employé des appareils variés de mensuration; j’ai montré l’importance de l’état fonctionnel en regard de l’état anatomique,, enregistrant la force, le travail, etc., des membres.
A l’aide d’un concours généreux, j’ai pu créer un centre d’expertises, de contre-expertises, dans lequel, en outre des méthodes usuelles, furent employées des techniques physiologiques précises.
Le Conseil d’État, et surtout la Commission consultative médicale du Ministère de la Guerre, eurent bien fréquemment recours à ce centré pour des cas délicats. Une lettre ministérielle de félicitations souligna les résultats obtenus. ( Voir techniques et appareils au chapitre suivant.) |