‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 23 · SUR L’HYPOPHYSE ET LES CENTRES NERVEUX VOISINS · texte numérisé non relu

SUR L’HYPOPHYSE ET LES CENTRES NERVEUX VOISINS

(En collaboration avec M. G. Roussy.)

Ces recherches montrent que des manifestations, des syndromes rattachés communément à l’hypophyse ne dépendent pas de cet organe mais des centres nerveux de la base du cerveau qui sont situés à son voisinage. Tels sont : la polyurie temporaire, le diabète insipide permanent, le syndrome adiposo-génital que nous avons réalisés expérimentalement de façon parfaite et durable. La polyurie en particulier a été réalisée par nous un grand nombre de fois atteignant des proportions invraisemblables, un animal devenant capable d’émettre en vingfquatre heures un poids d’urine atteignant et dépassant largement la moitié de sou propre poids.

Après avoir apporté quelques perfectionnements de techniques à l’ablation et à la destruction lente des capsules surrénales, j’ai avec H. Porak, ^tudié le rôle antitoxique des capsules surrénales et les conclusions de ce travail ont été que ces organes n’exercent pas dans nombre de cas une neutralisation spécifique mais que leurs lésions diminuent la résistance

les conditions d’absorption, de fixation, d’élimination des poisons.

Il - RECHERCHES SUR LES POISONS DES CENTRES NERVEUX ESSAI DE NEUTRALISATION DES POISONS FIXÉS SUR LES CENTRES NERVEUX

J’ai distingué parmi les poisons du système nerveux ceux qui agissent immédiatement et ceux qui n’agissent que tardivement après une sorte de phase d’incubation de quelques jours. Fait vraiment inattendu, des subs-

tances chimiques pures, des sels, tels les sels de plomb, que j’ai étudiés, se comportent comme des toxines et n’agissent qu’après une phase d'incubation.

D’une façon générale les sels les plus rares sont les plus toxiques pour le système nerveux, conformément à ce qui a été établi par mon maître,

M. Ch. Richet pour le bacille lactique.

Le fauteur important de la toxicité ce n’est ni. le poids moléculaire du sel, ni le poids absolu du métal injecté. Ce ne sont pas les matériaux constituants de la molécule envisagés isolément, mais c’est la . molécule elle-même par son individualité. C’est d’après le nombre des molécules injectées, ou ce qui revient au même d’après la quantité des solutions équiffioléculaires injectées qu’il convient d’établir l’échelle des toxicités.

J'ai fait de nombreux essais de neutralisation des agents toxiques et de leurs effets après fixation sur les centres nerveux : plomb, toxine tétanique, anesthésique.

J’ai étudié le rôle des substances antagonistes, essayant de déterminer, des réactions fouctionnelles différentes ou inverses à défaut de neutrali- .

J’ai démontré l'efficacité de l’antitoxine tétanique apportée au voisinage des centres bulbaires dans le cas de tétanos grave à forme, rapide, et ces faits expérimentaux ont été confirmés par plusieurs auteurs et par de nombreuses observations au cours des aimées de guerre.

Page 1