Encyclopédie d’hygiène et de médecine publique
L’hygiène a pris de tels développements et marche si vite à notre époque que, pour on présenter un tableau fidèle, il faut pour ainsi dire la saisir au vol. Ce n’est plus une annexe de l’art de guérir, c’est une science è part qui a pour objet tout ce qui intéresse la santé publique et pour représentants tous ceux qui sont chargés de la sauvegarder. Les traités classiques ne lui suffisent plus. 11 est impossible que le môme homme puisse traiter tous les sujets qu’elle comporte avec une égale
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compétence et dans un temps assez court pour que les différentes parties de son œuvre concordent entre elles.
Le sujet est trop vaste et le terrain trop changeant. Le travail collectif et simultané peut seul accomplir une pareille tâche. Les nations étrangères l’ont compris avant nous. L’Angleterre, les États-Unis, l’Allemagne, ont depuis longtemps des encyclopédies d’hygiène qui traduisent fidèlement l’état de la science sanitaire dans leurs pays. Ce ne sont toutefois que des collections de monographies n’ayant aucun lien entre elles et manquant d’harmonie. J’ai pensé qu’il élait possible de faire mieux et de donner à une encyclopédie l’unité et la méthode que nous prisons surtout en France, en traçant minutieusement à l’avance le plan de ses différentes parties et en confiant l’exécution de chacune d’elles à des collaborateurs d’une compétence et d’une autorité reconnues. Tel est le but de Timporlanle puhlicalion que j’ai entreprise et dans laquelle je suis aidé par la plupart des auteurs français qui se sont fait un nom en hygiène. L’ouvrage est divisé en dix parties et comprendra huit volumes.
Le premier seul a paru. J’en ai écrit la préface et le chapitre iv (Pathogénie).
Le second volume est en cours de publication.