Article Asthme
{Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, t. VI, Paris, 1867.)
Nous définissons l’asthme ; une névrose sécrétoire du poumon, constituée ])ar des attaques intermittentes, dont la dyspnée est te symptôme prédominant, et nous montrons que cette définition nous est imposée par l’analyse des symptômes et les considérations de physiologiepatào ■ auxquelles conduit cette analyse.
Après avoir indiqué comment les divers accidents subis par les asthmatiques dérivent de la présence, dans tes voies bronchiques, d’un produit particulier, anormalement sécrété, nous recherchons quelle est la nature de cette sécrétion et comment elle apparaît par les
causes qui provoquent l’accès ; et trouvant qu’elle se produit sous l’influence du système nerveux, nous arrivons à cette conclusion ; que Vasthme est une attaque de nerfs sécrétoire.
Cette manière de voir procède de celle des galénistes et de Beau ; mais elle en diffère, en ce que nous faisons intervenir le système nerveux comme jouant le principal rôle, tandis que pour l’école humoriste il est sans action ; c’est ainsi que Beau considère l’asthme comme une affection catarrhale, qu’il range dans le groupe des bronchites à râles vibrants.
L’oubli où, dans leur théorie de l’asthme, les galénistes avaient laissé le système nerveux, provoqua la réaction de Van Helmont et de Willis, et inspira une explication basée sur le spasme des muscles de Reisessen. Notre opinion est un terme moyen entre ces deux, doctrines opposées, puisqu’en donnant au mal une origine nerveuse, comme le font les seconds, elle explique la dyspnée à la manière des premiers par la présence d’une matière fluide dans les voies bronchiques.
/|.2. Mécanisme des murmures vasculaires inorganiques de la région du cou,
{Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, 1867, Paris, 1068, p. 110.)
Des murmures vasculaires inorganiques de la région du cou.
{Archives générales de médecine, 1867, t. I, p. 649.)
Ce travail peut être résumé dans les propositions suivantes, que nous présentons dans l’ordre où elles ont été établies :
V On trouve au cou deux espèces de bruits vasculaires, les uns artériels, les autres veineux. A la première catégorie appartiennent les deux tons carotidiens et les souffles en lesquels ils peuvent se transformer. La seconde comprend quelques murmures intermittents, et tous les continus, uniformes, ou avec renforcement, que l’on désigne par les dénominations de ôruits de diable.^ musicaux., de mouche., etc.
2“ Ges deux ordres de bruits sont tout à fait irulépendants. Ils peuvent coexister dans un même point et y être perçus d’une manière distincte.
3“ Les murmures veineux ont un lieu commun d’origine et un mécanisme identique. Toujours ils sont dus aux vibrations sonores d une ou de deux veines fluides, prenant naissance suivant des directions contraires, à l’embouchure de la jugulaire interne dans la cave, l’une en amont, l’autre en aval des valvules.
Les murmures veineux existent chez presque tous les enfants et chez les quatre cinquièmes des adultes.
5“ Leur absence, dans le plus grand nombre des cas, est le fait de la vieillesse ou de la maladie.
6“ Ils ne doivent être considérés comme un indice certain de chloroanémie que lorsqu’ils sont joints à un murmure tricuspidien et à un frémissement cataire perçu à la base du cou.
7“ Les bruits anormaux de l’appareil circulatoire ont le même mécanisme, qu’ils soient cardiaques ou vasculaires, artériels ou veineux.
hh- Article Asystolie.
{Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1867, t. VIII, p. 34.)
Après avoir décrit l’asyslolie et fait connaître le mécanisme et l’importance du murmure cardiaque que nous avons appelé asysiolique, parce qu’il est. le premier signe de l’asystolie et qu’il marque une intervention considérable du cœur droit dans le processus morbide, nous passons en revue les affections cardiaques et pulmonaires qui aboutissent à l'asystolie, et leur étude comparative nous suggère les remarques suivantes, qui sont en quelque sorte la substance de cet article. Dans les unes comme dans les autres, disons-nous, durant une période dont il est difficile d’ailleurs de préciser la durée, la maladie conserve sa forme et sa physionomie originelles, l’organe primitivement atteint étant seul engagé; on la reconnaît à ses traits caracté-
ristiques. On ne peut imaginer, en effet, qu’il y ait matière à confusion entre un catarrhe chronique des bronches et une insuffisance mitrale. Mais dès que le cœur droit entre en cause, dès qu’il est frappé d’impuissance et qu’apparaissent les premiers symptômes de l’asystolie, ces deux affections tendent à prendre la même allure : car, d’un côté, la maladie des voies respiratoires s’est compliquée de troubles cardiaques, et, d’autre part, celle du cœur gauche, par la stase sanguine qu’elle détermine nécessairement dans les vaisseaux du poumon, ne tarde pas à faire naître, dans son parenchyme, des extravasations séro-sanguines et, à la surface des bronches, un véritable flux catarrhal. Il en résulte, dans la pratique, de grandes difficultés, car il est bien rare que l’on ait assisté au début du mal et aux transformations successives dont l’asystolie est le dernier terme.
45. Sur un cas de mort par V inffoduction de chyme dans les voies aériennes.
{Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, 1868. Paris, 1869, p. 207.)
Nous terminons la relation de ce fait en appelant sur lui l’attention des médecins légistes.
46. Note sur la nature de certains cas de masque et de quelques autres colorations anormales de la peau.
(Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1869, 2“ série, t. VI, p. 116.)
Dans ce travail, nous établissons, à l’aide d’observations : 1“ Que chez quelques femmes la pigmentation de la face est sous la dépendance d’accidents nerveux, et surtout de névralgies, parmi lesquelles celles de l’utérus et du tube digestif semblent tenir le premier rang ; — 2° que cette origine névropathique se trouve nettement exprimée dans le CHS de certaines colorations générales de la peau, telles que la nigritie accidentelle, et dans la chromhidrose; — 3“ que les colorations ano-
males du tégument externe sus-mentionnées doivent être rattachées à la grande classe des névroses.