‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 10 · BACTÉRIOLOGIE ET PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

BACTÉRIOLOGIE ET PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

— Précis de Microbie.

Ce précis, conçu et exécuté en 1889 dans le laboratoire de notre regretté maître et ami le professeur Nocard, a atteint sa 4* édition en 1902.

II.—Note sur l’examen microbiologique d'une source de la région calcaire du Havre.

C’est la première démonstration scientifique delà possibilité d’impureté d’une source captée profondémentdans le calcaire et la première indication de l’insécurité du filtre que forment aux eaux souterraines les terrains calcaires. Nous avons depuis lors repris et développé largement cette qiiestion, ainsi qu’il sera dit çi-dessous.

léger d’ailleurs, du toxique sur le filtre.

Les quantités de poison ont toujours été calculées pour ioo grammes d’animal.

Il résulte en résumé de ces expériences tentées sur le cobaye avec le sulfate d’atropine, l’arsenic, le sulfate de strychnine, le chlorhydrate de morphine, incorporés aux divers tissus organiques, que :

Deux parenchymes arrêtent, neutralisent de façon constante, mais en proportions variables, tous les poisons essayés par nous : le foie et le rein. Le premier a l’action la plus forte vis-à-vis de la strychnine; c’est aussi sur ce poison que le rein exerce l’arrêt le plus net, mais à un plus faible degré. Egalement constante, mais moin-

ÉPIDÉMIOLO&IE

io. — FIÈVRE TYPHOÏDE I. — Les conditions typhoïgènes de la ville de (Société de médecine publique et Revue d'Hygiène, 1888).

Troyes a été longtemps le siège d’une grave endémoépidémie typhoïdique. En 1888, nous avons voulu étudier sur place les causes de cette fâcheuse situation, et nous avons démontré qu’elles résidaient dans l’alimentation en eau potable.

Troyes tirait cette alimentation de deux provenances principales :

i° D’une prise établie sur un bras de la Seine, à son entrée en ville;

2 0 De puits particuliers ou publics.

L’eau de Seine, déjà polluée à son arrivée à Troyes, était en outre recueillie dans les conditions les plus déplorables. 11 semblait qu’on se fût plu à ajouter à la souillure déjà réalisée le maximum possible de souillures accidentelles.

L’usage de l’eau de Seine semait dans la ville une

logique faisait rejeter toute influence d’émanations putrides ou d’égouts, auxquelles les externes eussent riécesr sairement payé tribut, comme les autres.

L’origine alimentaire de l’épidémie était seule accep-

— L’épidémie .

cheval sur lequel s’étagent les maisons, et reçoit sans exception toutes les déjections des habitants. Ajoutons que deux lavoirs où se manipule tout le linge sont établis sur ce ruisseau dès son origine.

Après un parcours de i5oo à 1800 mètres, le ruisseau de Nancray s'engloutit dans une série de gouffres célèbres dans la région.

Les puissantes sources d’Arcier, situées à 12 kilomètres environ de Besançon et à 4 kilomètres à vol d’oiseau de la vallée de Nancray, passaient, dans lalradiliondu pays, pour recevoir les eaux du ruisseau de Nancray par un

tine était dans cette hypothèse des plus simples : épidémie à Nancray, souillure spécifique abondante du ruisseau de Nancray, pollution des eaux d’Arcier, épidémie à Besançon, dans la zone d’Arcier. Avec l’aide de M. Jeannot, nous avons donné à cette hypothèse la valeur d’un fait démontré : 4 kilogrammes de fluorescéine en solution alcaline furent projetés dans le ruisseau de Nancray au moment où il se perd dans les gouffres : cent heures après, l’eau de la zone d’Arcier apparaissait en vert à Besançon, et la coloration persistait cinq jours entiers.

La démonstration de l’origine hydrique de l’épidémie de 1893-1894, de ses origines, de sa filiation était faite sans réplique: elle a eu une fort grande portée à Besançon.

Nous avons repris toutel’histoire des épidémies typhoïdiques anciennes à Besançon et montré que les localisations delà fièvre typhoïde dans cette ville avaient toujours correspondu strictement à une des quatre distributions

leur parcours. Les pertes se font soit par des fissures invisibles, soit par des espèces de gouffres visibles et bien caractérisés appelés béloires. Et les eaux perdues reparaissent au jour avec les sources nombreuses et puissantes qui sillonnent la contrée etau nombre desquelles figurent les sources de la Vigne captées par la Ville de

XIV. — Nouvelle contribution à l'étude des pollutions profondes des sources de la craie et du calcaire et de la fièvre typhoïde causée par l’eau de ces sources.

(flerae d’Hyglène, juillet .901).

Continuation de l’étude précédente. Relation d’un fait nouveau, contrôlé par nous ; il nous avait été signalé par le D' Ficatier,de Bar-le-Duc,qui l’avait remarquablement étudié avec ses collaborateurs MM. Colin et Küss.Ce fait, c’est la souillure de la puissante source de Fains, qui alimente Bar-le-Duc, par des eaux vannes provenant d’un village situé sur le plateau élevé qui surmonte le terrain calcaired’où émerge la source de Fains, et disparaissant dans les gouffres ou bétoires du plateau. La ville de Bar-le-Duc payait cette souillure par une forte endémoépidémie typhoïdique.

Nous avons résumé dans ce travail les faits si intéressants sur le même sujet qu’a publiés en Allemagne le Professeur Gartner, d’Iéna (Soest, Paderborn, Weimar et Apolda, etc.).

Page 1