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III. — INDUSTRIE DE L’ACIDE NITRIQUE ET DU PEROXYDE D’AZOTE

En dehors des traditions d’atelier, nous manquions totalement de données numériques pendant la guerre, tant sur la fabrication de l’acide à partir du

résiduaires de nitration. La pauvreté de notre documentation était naturel-

peroxyde d’azote et la préparation synthétique de l’acide. Les devoirs techniques qui nous incombaient furent le point de départ de travaux étendus qui se poursuivent encore.

Acide nitrique du nitrate

La fabrication de l’acide à partir du nitrate du Chili laisse comme-résidu

Localisée au voisinage immédiat du binaire acide-sulfate, elle a précisé •la constitution et les températures de coulée des « bisulfates » formés généralement par une suspension de sulfate anhydre dans le sel SO'HNa, SO'Na 1 -

Nos graphiques ont montré de plus comment l’hydrolyse convenablement combinée avec des essorages et des évaporations pouvait conduire à • tirer d’un bisulfate un acide sulfurique moyennement concentré.

Enfin, l’impossibilité classique de pousser la réaction de l’acide sulfurique sur le nitrate au delà du terme bisulfate :

SO*H* + NO’Na = SO‘HNa -f'NO'H a été contrôlée et précisée. Le terme limite est le sel intermédiaire. SO'HNa, SO*Na ! , et encore la réaction •

2 SO*H* + 3 NO-p 44= ScJ'HNa, SO*Ha> + 3 NO’H

exige-t-elle la présence d’eau destinée à hydrolyser le sel acide.

Peroxyde d’azote et acide nitrique

Dans la fabrication du peroxyde d’azote, que j’ai réalisée en traitant par le soufre les acides résiduaires de nitration, la question s’est posée de la purification du produit obtenu, et j’ài dû tout d’abord compléter ma documentation.

Les. relations physicochimiques des deux liquides sont des plus intéressantes. Ils présentent à la température ordinaire une miscibilité réciproque incomplète et les deux phases en contact subsistent jusqu’à une température critique' de dissolution voisine de 56° ; le liquide limite titre alors 22,5 % d’acide.

Aux basses températures, l’acide et le peroxyde forment une combinaison définie, qu’on peut , noter : 2 N0*H, N>0*, ou N*0‘, N»0«, H«0, et qui fond en se décomposant à 48°5. Ce. corps se comporte comme un acide intermédiaire entre l’acide azoteux et l’acide azotique, puisqu’on a pu préparer son sel d’uranyle très stable : (NO*) ! UO, N ! 0‘,’ou mieux : (N*0')» UO, qui ne perd son peroxyde qu’à 165°.

La solubilité du peroxyde dans les mélanges sülfonitriques est assez grande, mais l’acide nitrique du bain ne passe pas sensiblement dans .l’excès

sur la droite (65 % de SO‘H>, 35 % de H>0) et (60 % de NO»H, 40 % de H*0).

Attaque dos métaux

! "Le plomb, l’acier, l’aluminium, résistent relativement bien aux acides très étendus et froids, et il y a pour chacun une concentration moyenne j correspondant à l’attaque maxima.

L’étude de la corrosion par les ternaires : eau-acide, sulfurique-acide nitrique a montré que ce maximum était déplacé du côté des acides nitriques faibles pour le plomb et l’acier, dp côté des acides sulfuriques moyens pour l’aluminium.

Dans le cas de l’acier et du plomb d’ailleurs la corrosion minima s’observe pour une teneur de 10 à 15 % d’eau, quelle que soit la proportion relative des deux acides ; elle est alors presque nulle pour l’acier.

Grâce à ces études, nous avons pu, pendant la guerre, régler le transport des acides nitriques dilués en wagons-citernes d’aluminium, et véhiculer en tonnes d’acier les acides forts, par leur remontage à l’aide de 20 % d’acide sullurique concentré.

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