partie rentrante du demi-collier
Sur une coupe perpendiculaire à la surface de la peau, la couche dermique profonde se montre essentiellement constituée par des fibres conjonctives parallèles entre elles et parallèles aussi à la surface de la peau, superposées les unes
43. Etudes sur la stéatopygie et le tablier des femmes Boscliimanes.
Bulletin de la Société Zoologique de France , VIII, p. 34, 1883, avec 4 planches en chromolithographie et 3 fig. dans le texte.
Travail analysé par M. le D r L. Manouvrier dans la Revue d’anthropologie , VII, p. 152, 1884, et par M. le professeur Mantegazza dans Archivio per l’antropologia e la etnograjîa, XIV, p. 108, 1884.
Par suite de circonstances que nous ne saurions relater ici, la plupart des manuscrits et dessins de Péron et Lesueur Sont restés inédits, en sorte que les trois volumes et l’atlas du Voyage de découvertes aux terres 'australes ne représentent qu’une très petite partie de l’œuvre considérable de ces deux illustres naturalistes. Le Muséum d’histoire naturelle de Paris possède 40 portefeuilles de manuscrits et dessins ; une série beaucoup plus importante encore de documents
des mots Hottentot et Boschiman, ainsi que les noms équivalents usités dans
Stéatopygie. — Thunberg signala le premier la stéatopygie ; après lui, Le Vaillant, Barrow, puis Péron et Lesueur en donnent une description.
Vers 1815 vint en France une femme Boschimane, bientôt célèbre sous le nom de Vénus hottentote: son moulage et ses parties génitales se trouvent dans les galeries d’anthropologie du Muséum de Paris. Cuvier et de Blainville
protubérance des fesses tient uniquement à un développement extraordinaire
Vers la môme époque, W. Somerville publie, sur cette mêrqe question, un mémoire qui le conduit à des conclusions identiques. En 1853, Flower et Mûrie
stéatopygie est bien accentuée.
La stéatopygie se développe dès l’enfance chez la Boschimane, plus tard et
anormale pour contribuer à sa production. Elle s’accroît rapidement sous des privations.
Les gibbosités fessières, constantes chez les Boschimanes et fréquentes chez les Hottentotes, s’observent aussi chez les femmes d’autres peuplades d’Afrique, telles que les Namaqua, les, Cafres, les Nigritiens du Nil, les Ouoloves, les Somalis. Elles se trouvent également représentées sur certains monuments de l’ancienne Egypte, par exemple sur le tombeau de Rekhmara, dans la nécropole de Thèbes.
Tablier. — Le tablier a été signalé pour la première fois par le Hollandais Dapper, en 1676. Dix ans plus tard, Ten Rhyne en donne une description très
Fr. Léguât, Cowley,. Kolbe et Le Vaillant donnent.au sujet de cet organe, les renseignements les plus fantaisistes ; Blumenbach révoque son existence en doute. En revanche, Sonnerat et Sparrmann reconnaissent, chez certaines Hottentotes, un allongement particulier des nymphes et du clitoris. Malgré cette constatation, et surtout malgré les beaux dessins exécutés par l’un d’eux, Péron et Lesueur pensèrent que le tablier résulte d’une excroissance ' des
Ces diverses erreurs furent enfin dissipées par Cuvier, quand il eut fait l’autopsie de la Vénus hottentote il fut définitivement acquis que le tablier était constitué par une hypertrophie des nymphes ou petites lèvres. Cette
HELMINTHOLOGIE, PARASITOLOGIE
Filaire de Médine, d’après des photographies de M. Renzo Manzoni, appartenant à la Société de Géographie de Paris.
On appelle pseudo-parasites les animaux ou les plantes qui se rencc ; accidentellement à la surface ou à l’intérieur du corps de l’Homme ou de l’a qu’ils soient normalement parasites chez d’autres espèces ou qu’ils mènei
Par extension^ cette même dénomination a été maintes fois appliquée corps organisé ou inorganisé, organique ou inorganique, observé chez l’fc
étrangers était ainsi rendue inappréciable, et, de fait, on a plus d’une fois considéré, décrit et classé comme des helminthes ce qui n’était autre chose que des corps étrangers.
La découverte du microscope composé a permis de distinguer entre corps organisés et corps inorganisés, d’où réduction notable du nombre des pseudoparasites. Les études histologiques ont fait faire un pas plus décisif, eh permettant de distinguer entre les tissus animaux et les tissus végétaux.
Ces considérations s’appliquent surtout aux organismes ou aux corps étrangers trouvés chez l’Homme, mais la source des pseudo-parasites peut encore être différente.
Certaines névroses, telles que l’hystérie, s’accompagnent fréquemment de simulation et de supercherie : avant que ce fait r ne fût connu, le médecin a pu décrire conyne parasites les objets les plus divers, que les malades prétendaient avoir évacués ou qu’il rencontrait lui-même dans des organes facilement accessibles. Dans d’autres circonstances, il y avait évacuation réelle,-par l’anus et par la bouche, d’objets divers avalés dans un but de suicide ou par suite d’une perversion du goût.
D’autre part, un grand nombre d’animaux ou d’objets peuvent se trouver fortuitement mélangés aux déjections, sans avoir jamais été en contact avec le corps; on en conclut parfois que ce sont là des parasites qui ont été évacués avec lés déjections.
Une première catégorie de pseudo-parasites comprend les pseudhelminthes. Tel est le cas pour Rhabditis genitalis Scheiber, qui n’est autre chose qu’une Anguillule terrestre assez commune, Rh. pellio.
De même, Dactylius aculeatus Curling est identique à Enchytrœus albidus , petite Annélide oligochète qui vit normalement parmi les feuilles pourries ou
Ces deux Vers, évacués par des malades en même temps que l’urine, avaient été amenés au niveau de la vulve par l’eau impure des ablutions.
Une espèce voisine, E. Buchholzi, a été signalée chez une paysanne qui
amenés dans l’estomac par des eaux de mauvaise qualité.
Des parasites étrangers à notre espèce, ne sont que partiellement incapables de s’y fixer et d’y arriver à maturité sexuelle; leurs œufs ou leurs larves, que
se métamorphoser et continuer d’y vivre ou même se rendre dans divers organes, suivant des circonstances particulières encore indéterminées.
C’est ainsi que s’explique la présence chez l’Homme de parasites excep-
sloma denticulatum Rudolphi) est un parasite incontestable de l’espèce humaine, tandis que l'adulte [P. tænioides Rud.) n’est encore qu’un pseudo-parasite ou peut-être plus exactement un parasite en train de s’adapter au milieu humain. Une adaptation toute semblable, mais notablement plus avancée, est en train de se faire pour Ciisticercus celluloses, larve de Taenia solium.
A côté d'espèces qui sont de véritables parasites humains ( Demodex folliculorum , Sarcoptes scabiei), sans être exclusivement propres à l’Homme, les. Acariens nous présentent un grand nombre d’autres formes qui peuvent passer fortuitement sur
Les Insectes nous offrent un grand nombre d’exemples analogues : les Diptères, qui pondent leurs' œufs dans la peau ou dans les cavités naturelles,
pour les externes; s’il, n’en était ainsi, il arriverait forcément une époque où tous les animaux d’un même groupe naturel, ordre ou classe, auraient les
risent aucunement à prévoir un semblable résultat.
L’observation journalière nous montre, au contraire, que l’Homme et les animaux, qui, en somme, ont les mêmes aliments solides pu liquides, ingèrent un fonds commun de germes de parasites, mais que, suivant le milieu, telle espèce parasite, microbienne ou animale, se développe de préférence à telle autre. Les organes et tissus des espèces animales sont tellement différents au point de vue de leur constitution chimique et, par suite, de leur activité vitale, que la plupart des parasites manifestent à l’égard'de ces différences la plus grande sensibilité, se comportant ainsi à la façon de réactifs d’une extrême délicatesse.
Un grand nombre d’observations de pseudo-parasites se rapportent à de simples supercheries hystériques. On a connu longtemps sous le nom de Spiroptera hominis un Nématode qui n’était, autre que la Filaria piscium ou Ascaris capsularia ; on a pris des fragments d’intestin de Pigeon pour l’Eu* strongle géant.
D’autres fois, il s’agit de perversions du goût : tel est le cas pour le petit Crapaud vomi par une femme, dont Bremser rapporte l’histoire.
Des productions pathologiques, voire même des productions normales, ont été prises maintes fois pour des parasites. VAcephalocystis racemosa était formé de vésicules choriales ; YOvuligera carpi et Y Acephalocystis plana , de concrétions albumineuses. Des caillots de fibrine, rendus par l’urèthre, ont été décrits comme des fragments d’Eustrongle géant ou comme des helminthes nouveaux (Spiroptera Rudolphiana).
Diacanthos polycephalus était un simple fragment de -grappe de raisin ; Ditrachyceros rudis, un ovaire de Mûrier ; Sagittula hominis , l’appareil hyo-larygien d’un Oiseau ; Physis intestinalis , un débri de la trachée d’un Oiseau, etc. Tous ces pseudo-parasites avaient été évacuées de l’intestin. avec les selles.
On a souvent confondu avec des parasites diverses formes animales, qui se trouvent par hasard mélangées aux évacuations. Dans les cas de ce genre, il s’agit ordinairement de larves d’insectes ; le patient assure les avoir évacuées et il semble, en effet, qu’il en soit fréquemment ainsi. La larve de la Mouche carnassière a été décrite sous le nom d’.Ascan’s stephanostoma , celle de la Mouche
Furia infernalis , dont Linné lui-même dit avoir eu à souffrir.
Crinc