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De la nomenclature des êtres organisés

Bulletin de la Société Zoologique de France, XIV, p. 212-282, 1889.

Rapports présentés au Congrès international de Zoologie. Paris, in-8° de 160 p., 1889. Voir p. 87-157.

Compte-rendu des séances du Congrès international de Zoologie. Paris, un vol.

Tournefort et Linné ont posé les principes de la nomenclature des êtres organisés, mais n’ont pu prévoir tous les cas spéciaux et tous les développements que les progrès de la science devaient faire surgir. Les naturalistes ont depuis longtemps senti la nécessité de s’entendre sur toutes les questions que les fondateurs de la nomenclature n’avaient point prévues et dont aucune règle ne précisait l’application. Bien que certaines Sociétés savantes et quelques Congrès scientifiques eussent tenté d’élaborer un corps dé règles, l’entente n'était point encore définitive, des résolutions contradictoires ayant été adoptées sur plus d’un point. Il était donc nécessaire de porter le débat devant une grande assemblée scientifique, à laquelle assisteraient les Zoologistes les plus

placé avant le mot principal. Ex.: Stenogyra, Pleurobranchns , Tylodina, Cyclostoma , Sarcocystis , Pelodytes, Hydrophilus, Rhizobius.

A titre d’exception, on peut admettre des mots formés sur le modèle du mot Hippopotamus, c’est-à-dire dans lesquels l’attribut est après le mot principal. Ex.: Philydrus , Biorhiza. Toutefois, les noms ainsi formés sont vicieux et ne doivent

c. — Des substantifs latins. Ex.: Ancilla, Auricula, Cassis, Conus, Dolium, Metula , Oliva. Les adjectifs (Prasina) et les participes passés (Productus) ne sont pas recommandables.

d. — Des mots latins composés. Ex.: Stiliger , Dolabrifer , Semifusus.

e. — Des dérivés des mots grecs ou latins exprimant la diminution, la compa raison, la ressemblance, la possession. Ex. : Lingularius, Lingulina, Lingulinopsis , Lingulella, Lingulepis, Lingulops, tous dérivés de Unguia.

f — Des noms mythologiques ou héroïques. Ex.: Osiris, Venus, Brisinga,Velleda, Crimora. Ces noms prennent une désinence latine, quand ils ne l’ont pas déjà (Ægirus, Gôndulia).

g. — Des noms ou des prénoms en usage dans l’antiquité. Ex.: Cleopatra ,

veront leur orthographe intégrale, y compris les signes diacritiques dont certaines lettres peuvent être surchargées.

Tout nom terminé par une consonne prendra la désinence ius , ta, ium. Ex.: Selysius, Lamarckia , Kollikeria, Mülleria, Stâlia, Krtyyeria , Ibanezia.

Tout nom terminé par l’une des voyelles e, i, o, y , prendra simplement la désinence us, a, um. Ex.: Blainvillea, Wyvillea, Cavolinia, Fatioa, Bemaya; Quoya.

Tout nom terminé par u ou par eau rentre dans le cas précédent, mais prend un t euphonique. Ex. : Payraudeautia.

i. — Des noms de navires, qui doivent être traités exactement de la môme manière que les noms mythologiques (Vegd) ou que les noms patronymiques modernes. Ex.: Blakea , Hirondellea, Challengeria.

j. — Des noms barbares, c’est-à-dire empruntés à des langues parlées dans des

k. — Des noms formés par un assemblage quelconque de lettres. Ex.: Fossa rus, Neda , Clanculus ..

l. — Des noms formés par anagramme. Ex. : Verlusia, Linospa.

simple. Ex. : Sandœ-Catarinœ, Jan-Mayeni, comu-pastoris, cor-anguinum, etc. Dans ce cas, les deux mots qui composent le nom spécifique seront toujours réunis par un trait d’union.

12. — Les noms spécifiques peuvent être rangés sous trois catégories :

a. — Substantifs ou adjectifs rappelant une caractéristique de l’espèce (forme, couleur, origine, habitat, usages, habitudes, etc.): Ex.: cor, cordi/ormis, gigas, giganteus, Jluviorum, fontinalis, edulis, piscivorus, jlavopunctatus, albipennis.

b. — Noms de personnes auxquelles on dédie l’espèce.

Ces noms seront toujours mis au génitif. Ce génitif sera toujours formé par l’addition d’un simple i au nom exact et complet de la personne à laquelle on . dédie. Ex. : Cuvier i, Linnei , Cotteaui , Mülleri, Sebai, Rissoi, Pierrei (nom de famille).

Dans le cas où le nom dont il s’agit serait un nom ou prénom ayant été employé et décliné dans la langue latine, il suivrait les règles de la déclinaison. Ex. : Plinii, Aristotelis, Vidons, Antonii, Elisabethœ, Pétri ..(prénom).

■c. — Noms accolés au nom du genre par voie d’apposition et constituant une sorte de prénom. Ex. : leo, coret, Hebe, Napoleo, arctos, calcar. ’

idiqué, l’auteur qui, n à telle subdivision lifiée ultérieurement.

: règles précédentes.

8. Questionnaire de Zoologie médicale. Instructions à l’usage du corps de santé de la marine.

Malgré les nombreuses publications relatives à l’helminthologie humaine, malgré les faits accumulés depuis longtemps par les voyageurs, et particuliè-

les saisons, la température, l’altitude, les habitudes sociales, etc!, doivent fixer plus spécialement l’attention.

eux-mêmes, soit aux maladies qu’ils engendrent, ainsi que les croyances ..populaires, légendes ou idées religieuses qui s’y rattachent. On mentionnera le mode de transmission, vrai ou supposé, la durée de la période d’incubation, ainsi que les moyens préventifs ou curatifs auxquels on a recours.

Si la maladie parasitaire est de nature à causer la. mort, on dressera une

vibratiles, sous l’influence de ce même réactif. Après lavage, on peut les traiter par le carmin, qui colore vivement le noyau et donne ainsi d’admirables préparations, d’une durée indéfinie.

Certains animaux, d’un tout autre ordre et notablement plus élevés dans la série, présentent, au contraire, à l’égard de l’acide osmique, une remarquable résistance.

L’Anguillule du vinaigre peut vivre fort longtemps dans un liquide tenant en dissolution une forte proportion d’acide osmique. Dans le corps des femelles, les œufs se développent, les embryons éclosent, se nourrissent aux dépens de leur mère qui finit par mourir; bientôt il ne reste plus du corps de celle-ci que l’enveloppe cuticulaire. La jeune Anguillule perce cette enveloppe et nage à son tour dans le liquide, sans paraître subir l’atteinte de l’acide; pourtant elle meurt en général au bout de. quelques jours.

La larve du Chironomus plumosus est également capable de vivre quelques

Dans l’un et l'autre cas, les animaux sont protégés contre l’acide osmique par leur cuticule chitineuse, qui oppose à celui-ci une barrière infranchissable.

10. Note préliminaire sur Monas Dunali, Flagellé qui cause la rubéfaction des marais salants.

Bulletin de la Société Zoologique de France , XIII, p. 153, 1888.

La rubéfaction des marais salants se développe seulement dans les œillets ou réservoirs dans lesquels le sel se dépose à l’état cristallin. La cause de ce

l’année 1846, époque à laquelle Moquin-Tandon a publié la deuxième édition de sa Monographie.

La classification adoptée par ce naturaliste a dû subir plus d’un remaniement.

Bon nomore a especes nouvelles ont ete décrites dans ces 45 dermeres années; quelques-unes ont dû être transférées d’une famille dans une autre, d’autres

exemple, que les Hirudinées planériennes de Moquin-Tandon ont dû être réparties entre les Trématodes (Phylline , Nitzschia, Axine, Capsula) et les Némertiens (Malacobdella).

Nous admettons dans l’ordre des Hirudinées les cinq familles suivantes : i° HISTRIOBDELLIDES. — Sangsues unisexuées , toutes les autres étant hermaphrodites. Le corps porte, soit à chacune de ses extrémités, soit à une seule, des organes locomoteurs spéciaux, semblables à des pieds ; la région céphalique est distincte. Les œufs sont pédicellés et pondus isolément. Ces animaux sont

Le muscle strié du Pecten doit être préféré à celui de l’aile de l’Hydrophile, par' quiconque veut étudier la striation. A cela plusieurs avantages : d’abord on est toujours sûr de fixer à volonté le muscle soit étendu, soit contracté; en second lieu, les fibrilles sont plus grosses et plus facilement isolables que chez l’Insecte ; enfin, on ne trouve point entre elles cette substance granuleuse si abondante chez l’Hydrophile et qui, en raison même de son abondance, rend la préparation malpropre.

Chez les diverses variétés d'Ostrea edulis, le muscle adducteur des valves est encore formé de deux parties bien distinctes, mais celles-ci ne comprennent que des fibres lisses, d’ailleurs très différentes de structure.

Les Gastéropodes possèdent aussi du muscle strié. Chez l’Haliotide, le muscle

Lima , dans la grosse portion de l’adducteur di Wagener l’a constaté. Cette similitude de strucl avec le genre de vie spécial aux animaux qui effet, que les Lima et les grands Peignes ont déplacer et de nager dans l’eau, par suite de moi ques d’occlusion et d’ouverture des valves.

ralves, ainsi que G. R.

est évidemment en rapport présentent : on sait, en

îents brusques et rhythmi*

18. Sur la structure des muscles des Mollusques lamellibranches.

Bulletin de la Société Zoologique de France, XIII, p. 74, 1888, avec 14 figures

Dans une note parue à l’époque où le précédent travail était lui-même publié, MM. Tourneux et Th. Barrois (1) confirment pleinement mes premières recherches sur la structure des muscles striés des Pectinides. Ils démontrent, en outre « que la longueur moyenne d’une fibre musculaire ne dépasse pas i mm ,5 à 2 mra . La forme de la fibre musculaire est celle d’un long ruban - qui s’atténue graduellement en pointe à ses deux extrémités. »

L’élément primitif de la portion striée du muscle adducteur des valves est donc la fibre-cellule, mais une fibre-cellule à noyau périphérique et d’une structure singulièrement modifiée, en raison de sa striation transversale et de la fonction spéciale qui lui est dévolue. La rectification apportée par MM. Tourneux et Th. Barrois à mes observations vient donc corroborer les conclusions de ma

gine des muscles striés et à leur provenance des muscles lisses.

Le présent travail a pour but de faire connaître les variations que présentent les fibres musculaires lisses suivant l’espèce examinée ou suivant l’organe dont elles proviennent.

valves et le pied, chez Pecten maximus et P. jacobaeus; la grosse portion du muscle adducteur des valves et la petite portion du même muscle, chez Ostrea edulis (variétés de Cancale et de Marennes) et chez Gryphaea angulata; l’adducteur antérieur et l’adducteur postérieur chez Cardium edule , Tapes decussata et Anodonta cygnea; ces mêmes muscles, puis ceux du pied et du manteau chez Mytilus edulis.

Cette étude comparative démontre que l’élément du muscle des Lamellibranches est une fibre-cellule longue de 1 à 2 mm , large de 4 à 38 jx, à noyau superficiel et marginal, et dépourvue de membrane d’enveloppe. Fondamentalement, cette fibre est anhiste ou tout au plus infiltrée de fines granulations ; mais fréquemment elle présente une striation longitudinale. Celle-ci est très diversement accusée, depuis l’état où le protoplasme de la fibre-cellule s’est à peine différencié et ne présente que les premiers rudiments des fibrilles longitudinales, jusqu’à celui où ces fibrilles sont assez distinctes et assez indépendantes les

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