PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE
Le troisième chapitre contient la description des appareils à l'aide desquels on peut administrer le protoxyde d'azote sous pression.
Dans le quatrième chapitre, nous discutons la valeur de cette méthode d'anesthésie ; nous y exposons les résultats acquis par les opérations pratiquées sur l'Homme, tant en France qu'à l'étranger, et nous montrons quels avantages considérables cette méthode nouvelle présente sur le chloroforme et l'éther.
Dans un appendice, nous rassemblons soixante observations recueillies lors des opérations pratiquées sur l'Homme. Elles sont, en quelque sorte, des pièces justificatives à l'appui de nos conclusions.
Ces conclusions sont les suivantes :
i« Le protoxyde d'azote administré sous tension et mélangé à l’oxygène produit en quelques secondes une anesthésie profonde;
2° Dans ces conditions, il peut entretenir la vie indéfiniment et on se trouve complètement à l’abri de l’asphyxie;
y En augmentant ou diminuant la pression, on peut régler à volonté et mathématiquement la marche de l'anesthésie : on n'est menacé de la sorte par aucun des accidents qu’on encourt si on fait usage du chloroforme ou de l'éther;
4» Dès qu’on cesse l’inhalation du protoxyde d’azote, le patient revient à lui en quelques secondes et il n’éprouve aucun malaise consécutif.
5» Le protoxyde d'azote se dissout simplement dans le plasma sanguin : dés que l’inhalation a cessé, il s’échappe par le poumon. Son emploi n’amène donc aucun trouble dans la nutrition ou aucune modification dans la composition chimique des organes;
6” La nécessité pour l’opérateur et ses aides de se placer dans l’air comprimé ne saurait être redoutée : l’air comprimé est très efficace dans le traitement des catarrhes de la muqueuse nasale, de la trompe d’Eustache et en général des
7" En raison de tous ces faits, le protoxyde d’azote semble être bien supérieur au chloroforme ou à l’éther, tant à cause de la profonde anesthésie qu’il procure que pour^la grande innocuité qu’il présente. En ne dépassant pas une
malade un risque quelconque par le seul fait de l’anesthésie ;
8“ Dans tous les cas où on emploie actuellement le chloroforme et l’éther, partout où il sera possible de l’employer, le protoxyde d’azote devra remplacer définitivement ces deux anesthésiques.
M. H. Duret (i) a consacré à ce travail un article auquel nous croyons devoir renvoyer le lecteur.
Progrès médical, VIIl
grand nombre d’individus et on ies hache aussi menu que possible dans l'eau distillée. Dès que les tissus sont morts, le pigment se dissout dans l'eau.
Chauffée vers 40 ou 45", la solution aqueuse perd sa, teinte bleue et prend une légère coloration rose ; celle-ci disparait par le refroidissement, le liquide devient incolore et il se produit un léger précipité. Divers acides, déterminent des transformations analogues ; d'autres sont sans action. L ammoniaque précipite le pigment sous forme de petits flocons bleus.
Au spectroscope, la solution aqueuse présente trois bandes d’absorption, l’une dans le rouge, l’autre dans le japne, la dernière dans le vert.