GÉOLOGIE
Association des minéraux dans les roches ( ' ).
M. Delesse a constaté que, dans les roches ayant un pouvoir magnétique élevé, l’association des minéraux est soumise à une loi remarquable. En effet, les minéraux qui se sont développés dans la pâte sont plus riches en fer que ceux des filons.
Si l’on considère la serpentine, par exemple, les minéraux de sa pâle sont le fer oxydulé et chromé, la pyrite de fer, la chlorite, la diallage, le grenat. Les minéraux de ses filons sont au contraire le chrysolile, la serpentine noble, la némalite, la brucite, la chaux carbonatée.
Les mélaphyres, les trapps, les basaltes, les roches volcaniques et toutes les roches qui ont un pouvoir magnétique élevé présentent la même association. Les minéraux de la pâle sont généralement plus riches en fer que ceux des filons et desamygdaloYdes. Tandis que les premiers sont quelquefois fortement magnétiques, les seconds le sont à peine, el assez souvent même ils sont diamagnéiiques. Les forces magnétiques et diamagnéliques ont nécessairement joué un grand rôle dans la séparation de ces minéraux ; car, au moment où la roche s’est consolidée, les substances les plus magnétiques ont été attirées dans la pâte dans laquelle elles ont formé les minéraux les plus riches en fer, tandis que les substances diamagnéiiques ont été repoussées dans les cavités où elles ont formé les minéraux des filons et des amygdaloîdes. Il devait en être de même encore pour les minéraux résultant d’une infiltration postérieure. Toutes choses égales, l’association qui vient d’être signalée semble d’auunl plus nette que la roche possède un pouvoir magnétique plus élevé.
Roches prismatiques (*).
Lorsque le Irachylè, le phonolithe, le irapp, le basalte se divisent en prismes, ils présentent des variations qui sont légères, mais cependant appréciables. S’ils sont hydratés, l’eau est en proportion un peu moindre vers le centre du prisme que vers les bords. Leur densité est au contraire plus grande vers le centre. Dans les roches prismatiques examinées, l’augmentation de densité n’a pas dépassés pour loo; elle parait devoir être attribuée à ce que, vers le centre du prisme, la structure cristalline est plus développée. Quelquefois même il est possible de le constater directement.
Roches globuleuses (’).
Dans un Mémoire sur les roches globuleuses, l’auteur a étudié la structure intime des globules et il a cherché à expliquer leur formation. Pour mettre la structure des globules complètement en évidence, il a employé des roches polies qu’il a soumises à l’action de l’acide fluorhydrique. Dans la plupart des roches globuleuses riches en si-
(') Jnnalcs des Mines (i85i), t. XVIII, p. 349, et Bull, de la Soc. géologûpœ. — Comptes rendus, (») Comptes rendus (i858), t. XLVII, p. 448.
(>) Mémoires de la Soc. géologique [i], t. IV. - Comptes rendus, t. XXXV, p. 274.
On a souvent recherché l’action exercée sur les roches par les acides, niais il est utile aussi de connaître l’action exercée par les alcalis.
Si l’on traite une roche silicatée par une dissolution concentrée et bouillante d’alcali. elle perd non-seulement de la silice, mais encore de l’alumine et de i'eau ; en
dans la liqueur alcaiine. Il se produit alors des réactions complexes, comme l’a montré M. Henri Sainte-Ciaire Deville; toutefois, si l’on considère spécialement la proportion de silice dissoute, on trouve que le granité n’est pour ainsi dire pas attaqué et que le porphjfre quartzifère l’est faiblement. Le basalte et le mélaphyre perdent plusieurs centièmes de silice. Le tracbyte, le rétinite, le perlite, l’obsidienne en ont perdu moins de ao pour 100 et dans un trachyte globuleux la silice dissoute a dépassé 35 pour loo.
L’action des aicalis étant inverse de celle des acides, on comprend qu’elle soit sur-
(' ) Bull, de la Soc. géologique [a], t. IV, p. i 38 o. — Comptes rendus, t. XXV, p. SUS. £ull. de la Soc, géologique £a], l. XI, p. 127.
chlorUe, le ter oxydulé, les carbonates. Acoidenlelleraeni on y trouve du fer oxydulé et oligiste. Bien que le quartz accompagne presque constamment l’orthose, il est toujours rare dans la minette, et souvent même il manque complètement. Sa pâte feldspathique a une composition qui se rapproche plus ou moins de celle de l’orthose. Dans certaines variétés, elle est fortement imprégnée par une sorte de terre verte.
(') JnmUesile CMm. et de Phys. [3],t. XXV, eX. B«U. de la Soc. géehgiqm [a], t. VU, p. 280. - Comptes rendus, t, XXVIÏ, p. 3o6. I I M' [ } XVI
(•) Annales des Mines (1848), t. XIH, p. 667. - Bull, de ta Soc. géologique [1], t. VD, p. 824.
{‘) Annales des Mines [5], t. X, p. 317.
senliellement formé d’a
Rélmite{'). — L'auteur a entrepris Sardaigne. Il a fait une analyse compar ou sphérolithes qu’il renferme. La composition chimique de ces globult anl développés; cependant leur cri
Porphyre quarlzifire (■). — Le porphyre quartzifère est l’un portantes. Il contient du quartz, de l’orthose, de l’anorthose et qui sont disséminés dans une pâle. M. Delesse a fait diverses r sition chimique. Il a constaté que sa pâte estfeldspathique, mai pas formée par de l’orthose. Quant à la teneur en silice du p est supérieure à 64 et elle peut atteindre 80 pour 100.
pesanteur, vers les parties les plus élevées de chai^ue Métamorphisme {'].
tées à l’élal de laves par les volcans brûlât types extrêmes.
2" Les roches p l'o t 11 ni
zonlales figurent leur relief pour les parties visibles et même pour celles qui sont recouvertes par des dépôts plus récents. La courbe ayant la cote zéro est particulièrement intéressante à étudier ; car elle donne l’intersection du niveau de ia mer avec chaque ter-
Lithologie du fond des :
Le fond des mers reçoit sans cesse des dépôts dont il est très-intéressant, pour ie géologue, de connaître la répartition et la composition minéralogique, car ils constituent essentiellement le terrain de l’époque actuelle. Quoique son élude présente beau-
Expériences ayant pour but de comparer la résistance à l’écrasement des roches sèches ou imbibées d’eau : elles ont été faites, pour la plupart, en collaboration avec M. Michelet (>);
Observations sur la présence i’eaa de combinaison dans les roches feldspathiques (•) ;
(') Mail, de la Sx. génloglqae [a], t. XIX, p. 64. (’) neeue tle Géologie, l. XIV. (Sous presse.)
(•) £uU. de la Soc. géologique [a], t. VI, p. 393.
Changemenls apportés par le temps dans la composition chimique des fossiles ( ' ) i Le gypse du bassin parisien {'Y,
Le calcaire et le gypse métamorphique (’) ;
Les oscillations des côtes de France; leurs effets et leurs causes, avec une carte (') ;
Le gisement et l'exploitation de l’or en Justr/Oie ( > ) ;
Le gisement et la préparation mécanique de la calamine et de la galène dans la Haute
Les mines de cuivre du cap de Bonne-Espérance (’); le gisement et le traitement du . cuivre par cémentation dans la Westphalie {•).
Enfin il sera peut-être permis de faire observer que les principaux résultats des travaux de M. Delesse ont été adoptés dans divers ouvrages qui sont devenus classiques pour l’enseignement de la Minéralogie et de la Géologie ; parmi ces derniers, il sufflra de citer les Traités de Minéralogie de MM. Dana, Dufrénoy et Des Cloizeaux, la Minéralogie et la Géologie de Naumann, ainsi que les Manuels de Géologie de M. Bernhardt von Cotta et de Sir Charles Lyell.
dus, t. LU, p. 728.
dus, t. UI, p. 91a.
-oc. géologique [1% t.lX,p. lî Soc. de Géographie, 187a. — .