‹ Notice sur les travaux d'anatomie et de zoologieChapitre 4 sur 15 · Sur la structure des os du cœur du bœuf et du veau · texte numérisé non relu

Sur la structure des os du cœur du bœuf et du veau

[Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, <849,p. 68.)

J’ai montré que chez le veau cet organe est formé par du fibro-cartilage, et non par du cartilage proprement dit. Lorsqu’il est arrivé à l’état d’os chez le bœuf, la substance fondamentale est légèrement fibroldc au lieu d'être homogène, comme dans les autres os qui ont été précédés par du cartilage proprement dit.

20. — Note sur le tissu sous-muqueux gingival du fœtus, ou contenu de la gouttière dentaire des os maxillaires (en commun avec M. le docteur Magitot).

(Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie. Paris, <859, in-8, p. 263.)

Dans ce travail nous avons fait connaître la structure intime du tissu au sein duquel naissent les follicules dentaires. On le trouve au-dessous de la muqueuse gingivale, dont la texture est serrée et la surface recouverte d’épithélium pavimenteux. Il forme une épaisse couche molle, presque gluante ou filant entre les doigts, d’aspect gélatiniforme, plus ou moins rougeâtre. Ce tissu, dont quelques fibres et les vaisseaux sont en continuité de substance avec la muqueuse, s’avance jusqu’au fond de la gouttière des maxillaires, sur laquelle il se moule en la remplissant exactement dans toute son étendue. Il est en contact immédiat avec le tissu osseux des parois de celle-ci.

21. — Mémoire sur la genèse et le développement des follicules dentaires jusqu à l'époque de l’éruption des dents (en commun avec M. le

docteur Magitot).

(Journal de fhysiologie. Paris, 1860, t. III, p. 1 et suiv., avec 6 planches gravées.)

Ce travail, que son étendue ne nous permet pas d’analyser en entier, est fondé entièrement sur des observations originales. Nous avons fait connaître le mode d’origine et celui de l’évolution du follicule dentaire, en y comprenant les tissus qui prennent part à la constitution de la dent. Nos recherches ont porté sur les fœtus humains et ceux des mammifères domestiques; nous les avons même étendues jusqu’aux reptiles. Si l’on excepte les différences tenant à la forme et au volume des follicules, nous avons trouvé partout une remarquable uniformité de constitution dans tous ces organes, et une grande similitude dans les phénomènes de leur naissance et de leur développement. Les follicules renferment sous un petit volume et en conservant d’abord une grande transparence, des parties très diverses par leur composition anatomique et immédiatement juxtaposées, savoir, le bulbe et les cellules de la dentine, la paroi folliculaire, l’organe de l’émail et ses cellules, puis bientôt l’émail, l’ivoire et plus tard le cément. Ces particularités font qu’il est possible d’observer, d’un seul coup d’œil en quelque sorte, la naissance et le développement de tissus très distincts. Ce fait devient pour l’anatomie générale d’un très grand intérêt, en ce qu’il permet de voir de la manière la plus nette et de comparer des faits que, pour les autres tissus, on est obligé d’étudier séparément dans des régions de l’économie très éloignées les unes des autres. Il y a lieu de s’étonner que l'incertitude ait duré si longtemps à l’égard de la détermination des phénomènes de la genèse et de l'évolution des dents. Cela dépend, sans aucun doute, de ce que l’on a constamment négligé de réunir et d'observer une série de préparations correspondant aux phases suooessives du même phénomène, puis de tenir compte des variations régulières qu’il subit chez des espèces animales différentes. Nous avons décrit, en les discutant, les procédés suivis pour arriver à constater les faits sur lesquels repose le

présent mémoire dont l’observation est, sinon facile, do moins féeonde en résultats d’une grande précision.

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