Notice sur les travaux de paléoontologie
1. Zoologie et paléontologie françaises (animaux vertébrés), ou Nouvelles recherches sur les animaux vivants et fossiles de la France.
2 Vol. in-4" avec atlas de 80 planches, Paris, 1848-1852.
Sans avoir eu la prétention de faire une histoire complète des nombreuses espèces d’animaux vertébrés, qui font partie de la faune française ni de (xMr, qui ont vécu sur le même point du globe aux époques géologiques, l’auteur a essayé de réunir dans cet ouvrage des documents nouveaux pour la science. Les espèces, actuellement vivantes, ne sont pas les seules qui l’aient occupé ; il a, au contraire, consacré la plus grande partie de son texte et presque toutes les figures de l’atlas, aux animaux que l’on ne connaît que par des débris fossiles. Cherchant toujours à élucider les difficultés paléontologiques qu’il avait à traiter,
Des deux volumes de texte qui composent cet ouvrage, l’un est surtout cor sacré aux Mammifères, aux Oiseaux et aux Reptiles fossiles ; il comprend ausi les recherches sur la répartition géographique et géologique des Mammifères, q\ ont conduit M. Paul Gervais à modifier, à quelques égards, la chronologie d( faunes tertiaires de l’Europe,, et la classification des terrains, également tertiai
ments a engagé M. Gervais à y enregistrer également ceux relatifs à des Mammifères, dont il n’a eu connaissance que postérieurement à la publication des deux premiers chapitres du tome premier. Ce sont quelques descriptions anatomiques d’espèces nouvelles; des remarques synonymiques qui n’avaient pu être faites précédemment ; plusieurs notices monographiques, et enfin des listes faisant connaître les principales associations des Mammifères antédiluviens que l’on observe en France. Ces listes sont principalement destinées à l’énumération des espèces enfouies aux environs de Paris ou d’Apt ; à Sansan, à Simorre, etc., dans le Gers; à Issoire,*dans le Puy-de-Dôme ; à Saint-Gérand-le-Puy, dans l’Ailier; et
dans plusieurs localités des départements de l’Hérault, de l’Aude, du Gard et de
vants auxquels il s’adresse et des sujets, si habilement étudiés en France, qui y sont traités. A cet effet, il a examiné la plupart des collections publiques ou particulières que l’on a fondées à Paris et dans les principales villes de France; étudié les musées de Londres, de Francfort et de Mayence, qui renferment des pièces dont la comparaison pouvait lui être utile, et, dans beaucoup de cas, explorélesgisementseux-mêmes. C’est ainsi qu’il a successivement visité, etàplusieurs reprises, les dépôts ossifères de Paris, de l’Orléanais, de la Limagne, du Puy, d’Apt, de Montpellier, d’Issel, etc. Ceux d’Apt et do Montpellier lui ont surtout procuré des pièces intéressantes par leur nouveauté ou remarquables par leur mode de conservation. Ces fossiles sont aujourd’hui déposés dans les cabinets paléontologiques du Muséum ou de l’École des mines, à Paris, ou dans les collections de la Faculté des sciences, à Montpellier. Le nombre en est considérable.
M. Paul Gervais prépare un supplément à son ouvrage sur la Zoologie - et la Paléontologie de la France.
2. Recherches sur les mammifères fossiles de l’Amérique méridionale.
In-4° de 63 pages et 10 planches, Paris, 1855.
Ce travail, dans lequel sont décrites plusieurs espèces éteintes de Mammifères
dant son séjour en Bolivie, et qui provient du gisement célèbre de Tarija. On a joint à leur description celle de plusieurs pièces intéressantes que M. de Cas-
niveau de la mer. En outre, grâce aux facilités que M. Flourens a bien voulu donner à l’auteur pour compléter ses recherches, il a pu étendre ses comparaisons sur une partie des belles pièces extraites des dépôts pampéens de Buenos- Ayres ou des cavernes du Brésil, que M. l’amiral Dupotet et MM. Villardelbo ou
servàtions sur certains Mammifères fossiles dans l’Amérique méridionale, M. P. Gervais a rappelé les principales découvertes qu’ils avaient fournies antérieurement à G. Cuvier et à de Blainville, ainsi qu’à MM. Lund et Richard Owen.
L’auteur croit devoir citer comme complémentaires de ces recherches celles relatives aux Chéiroptères sud-américains qu’il apubliées pendant la même année et sous le même format. En insistant sur les caractères du système dentaire et du crâne des Chéiroptères propres à cette partie du monde, il a rendu plus facile qu’elle ne l’était précédemment la détermination des Chéiroptères fossiles dont on
travail, M. Paul Gervais a été également assez heureux pour ajouter des faits nou-
du même sujet (E. Geoffroy St.-Hilaire, M. Isid. Geoffroy de St.-Hilaire, M. Spix, M. Temminck, M. Gray, etc.) avaient introduites dans la science.
M. Isidore Geoffroy-St.-Hilaire a facilité la rédaction dé ce travail en communiquant à M. Paul Gervais les types conservés au Muséum.
3. Des vertébre's fossiles : leur classification dans les cadres zoologiques et leur répartition dans les terrains stratifiés.
Travail étendu, mais jusqu’à ce jour inédit. Dans sa séance du 30 janvier
1,500 francs. L’auteur s’efforce de le compléfer en s’occupant aussi des animaux sans vertèbres, qui ont été, de leur côté, le sujet de nombreuses observations.