‹ Notice sur les travaux scientifiques, 1863-1890Chapitre 11 sur 12 · RECHERCHES PHYSICO-CHIMIQUES · texte numérisé non relu

RECHERCHES PHYSICO-CHIMIQUES

Mesure des propriétés explosives du chlorure d’azote.

Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. XUX.

Nous avons établi, H. Sainte-Claire Deville et moi, par de nombreuses déterminations calorimétriques, que l’énergie potentielle due à la combinaison du chlore avec l’azote est de i35 28o k s"’.

Le chlorure d’azote, en détonant spontanément sans que ses éléments, en se séparant, produisent le moindre travail, élèverait à 2128" la température du chlore et de l’azote, soumis alors à l’énorme pression de 536i»"\

Recherches sur les changements d’état dans le voisinage du point critique de température.

L’observation des stries mouvantes et ondoyantes qui se déplacent dans l’intérieur d’un tubecontenantun gaz liquéfié, l’acide carbonique par exemple, au point critique de température, a fait concevoir à M. Andrews un nouvel état de la matière : de cet état la matière passerait. par un changement continu dans un sens ou dans l’autre, soit à l’état liquide, soit à l’état gazeux.

En colorant l’acide carbonique liquéfié par une goutte d’huile bleue de galbanum, on rend le liquide visible, et l’on constate que les stries ondulatoires découvertes par M. Andrews sont produites par des traînées d’acide carbonique liquéfié.

Quand on comprime un mélange d’un gaz et d’une vapeur en partie déjà liquéfiée, la pression atteignant une certaine limite, la surface de séparation du liquide et du gaz disparaît en donnant naissance à des

stries mouvantes au moment même où le système devient homogène; l’emploi de l’huile bleue de galbanum permet de constater que ces stries sont produites par des traînées de liquide.

Nous pensons, M. Cailletet et moi, avoir démontré, par nos expériences, que la matière ne passe par degrés insensibles de l’état liquide à l’état gazeux ni dans le voisinage du point critique de température d’une vapeur ni dans les conditions où la vaporisation totale est obtenue par augmentation de pression.

Recherches sur la liquéfaction des mélanges gazeux. comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. XCII, p. 901.

Nous avons donné, M. Cailletet et moi, un procédé opératoire pour obtenir la liquéfaction totale d’un gaz mélangé à une vapeur : nous comprimons le mélange à une température assez élevée pour que les pressions les plus fortes restent impuissantes à faire cesser l’état gazeux, puis nous abaissons la température assez régulièrement pour que tous les points du tube capillaire qui contient le mélange passent en même temps par la température à laquelle peut se produire un changement d’état. Le système gazeux homogène fournit alors un liquide homogène,

Les liquides mixtes les plus intéressants sont formés d’un premiercorps connu isolément à l’état liquide dans les conditions de température et de pression réalisées dans l’expérience et d’un second corpsqui, ne pouvant être liquéfié isolément dans ces mêmes conditions, peut néanmoins donner avec le premier un liquide homogène.

A une température notablement supérieure à celle du point critique du second corps, on peut, de l’étude des propriétés du liquide mixte et de la connaissance des propriétés du premier liquide, déduire au moins avec un certain degré de certitude les propriétés du second

Sur les densités de l’oxygène, de l’hydrogène et de l’azote liquéfies en présence d’un liquide sam action chimique sur ces corps simples.

Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. XCH, p. 108G.

Les déterminations des densités de l’oxygène, de l’hydrogène et de l’azote liquéfiés, en présence d’un liquide convenablement choisi, ont été effectuées dans des conditions expérimentales se rapprochant le plus possible de celles qui permettent de déduire la densité de l’acide carbonique liquéfié de la densité d’un liquide mixte formé d’acide carbonique et de cyanogène.

Les densités de ces trois corps, retenus par une pression de 3oo a, “ dans l’acide carbonique liquéfié, sont, d’après les déterminations de M. Cailletet et les miennes, sensiblement dans les mêmes rapports à o° et à — 23°. Les liquides sont donc comparables entre eux, et, si l’on divise le poids atomique de chacun des trois corps simples par sa densité à l’état liquide, on obtient des nombres qui sont entre eux comme les volumes atomiques de ces trois corps.

Sur la mesure des tensions des vapeurs émises par quelques corps.

Les tensions maximum des vapeurs émises par des corps susceptibles de transformation allotropique ne peuvent être fixées parles méthodes statiques ou dynamiques connues qu’entre certaines limites de température. En utilisant convenablement la transformation du liquide qui se vaporise, on peut obtenir ces constantes physiques avec pré-

C’est là une méthode indirecte entièrement nouvelle, que M. Troost et moi avons imaginée pour mesurer les tensions maximum de la vapeur de phosphore, lorsque la détermination directe en eût été trop difficile et dangereuse.

Détermination des constantes physiques de quelques vapeurs susceptibles d'être mélangées les unes avec les autres sans entrer en combinaison. Comptes rendus dos séances de l’Académie des Sciences, t. LXXXUI, p. aao, 333 , 97 5 .

Les expériences que j’ai entreprises, avecM. Troost, sur les vapeurs de quelques chlorures bouillant au-dessous de 100° ont établi : ,r° que, même à 120 0 au-dessus de leur point d’ébullition, ces vapeurs ont une compressibilité plus grande que celle qui résulterait delà loi de Mariotte; 2 0 que, dans les mêmes conditions de température, leur coefficient de dilatation est notablement plus élevé que celui de l’air.

Enfin, l’étude des mélanges de ces vapeurs a mis en évidence l’inexactitude qui résulte de l’emploi de la loi de Dalton.

Nous avons fait l’application de nos déterminations numériques a la critique de la méthode, de diffusion employée pour la détermination des densités de vapeur.

Sur les spectres du carbone, du bore, du silicium, du titane et du zirconium.

Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXX 1 II, p. 620.

Nous avons examiné au spectroscope, M. Troost et moi, l’étincelle d’induction produite dans une atmosphère contenant des vapeurs de chlorures de carbone, de bore, de silicium, de titane ou de zirconium.

L’étude comparée des spectres nous a permis d’établir que les analogies constatées entre les propriétés physiques et chimiques de ces composés se. poursuivent jusque dans les intensités relatives des rayons émis et dans leurs différentes réfrangibilités.

Sur les phénomènes calorifiques qui accompagnent la transformation de l’acide hypoazolique en acide azotique et l'introduction de ces deux corps dans les composés organiques.

Nous sommes arrivés, M. Troostet moi, à constater que les carbures

( sé >

d’hydrogène dans lesquels l’acide hypoazotique se substitue à l’hydrogène perdent une notable partie de la chaleur disponible avant la substitution.

De nombreuses expériences nous ont permis d’établir que la production des éthers nitriques, de la nitroglycérine, du coton-poudre, etc., s’accompagne d’un dégagement de chaleur beaucoup moindre.

Il en résulte cette conclusion générale, à laquelle M. Berthelot était arrivé de son côté, que, pour une même quantité d’azote fixée dans ces deux groupes de composés organiques, le travail mécanique disponible est beaucoup plus grand dans la nitroglycérine et les éthers nitriques que dans la nitrobenzine et produits similaires.

Recherches sur l'effluve électrique.

Nous avons montré, M. J. Chappuis et moi, que les appareils à décharges alternatives employés pour préparer l’ozone sont très propres à montrer la pluie de feu électrique dans les différents gaz et sous des pressions variées. Nous avons décrit les caractères de la pluie de feu dans le fluorure de silicium, l’azote, l’hydrogène, l’oxygène et le chlore.

LISTE DES MÉMOIRES

Publiés par P. HAUTEFEUILLE.

1. Reproduction du rutile et de la brookite, Comptes rendus des séances de VAcadémie des Sciences, t. LVII, p. 148; i863.

2. Reproduction de l’anatase, Comptes rendus, t. LIX, p. 188 ; 1864.

3. Reproduction du sphène, Comptes rendus, t. LIX, p. 698; 1864.

4. Etudes sur les tilanates et les silicates, Comptes rendus, t. LIX, p. 722; 1864.

5. Etudes sur la reproduction des minéraux titanlfères (Thèse soutenue devant la Faculté des Sciences), Annales de Chimie et de Physique, 4' série, t. IV, p. 129; i865.

6. Recherches sur les résines (Thèse soutenue devant la Faculté de Médecine de Paris); i865.

7. Sur quelques réactions inverses, Comptes rendus, t. LXIV, p. 704.

8. Action de la chaleur sur l’acide iodhydrique, Comptes rendus, t. LXIV, p. 688; 1866.

9. Action de l’acide iodhydrique sur quelques chlorures et sulfures, Bulletin de la Société'chimique, p. 198; 1867.

10 . Iodure de titane, Bulletin de la Société chimique, p. 201 ; 1867.

11. Chaleur de combinaison des acides sulfhydrique et sélénhydrique, Comptes rendus, t. LXVIII, p. 15545 1869.

12. Sur les chlorovanadates, Comptes rendus, t. XXVII, p. 896;

13. Reproduction de l’albite, Comptes rendus, t. LXXXIV, p. idoi ;

14. Reproduction de l’orthose, Comptes rendus, t. LXXXV, p. r 52;

15. Reproduction de la tridymite, Comptes rendus, t. LXXXVI, p. 1133 ; 1878.

16. Reproduction du quartz, Comptes rendus-, t. LXXXVI, p. 1194;

17. Reproduction de l’amplligène. Comptes rendus, t. XC, p. 2i3:

18. Sur un silicate de sesquioxyde de fer et de potasse correspondant à V»nvÿ\\\%kM, Comptes rendus, t. XC, p. 378; 1880.

ItL Sur deux nouveaux silicates d’alumine et de lithine, Comptes rendus, t. XC, p. 541 ; 1880.

20. Sur une propriété nouvelle des vanadates. Comptes rendus, t. XC, p. 744 ; 1880.

21. Sur la reproduction simultanée de l’ortliose et du quartz, Comptes rendus, t. XC, p. 83o; 1880.

22. Sur deux nouveaux silicotitanates de soude, Comptes rendus, t. XC, p. 868; 1880.

23. Mémoire sur la reproduction de quelques minéraux et sur une nouvelle méthode pour obtenir des combinaisons cristallisées par la voie sèche, Annales de l'École Normale supérieure, 2' série, t. IX, p. 365.

24. Observations cristallographiques sur une variété de blende naturelle, Comptes rendus, t. XC1I1, p. 774; 1881.

25. Sur la cristallisation de la greenoekite et de la wurtzite, Comptes rendus, t. XCIII, p. 824; 1881.

Page 1