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III. — Séparation de la haryte et de la strontiane

Au cours d’uue étude sur les vanadatcs métalliques, j’ai observé pour quelques-uns d’entre eux des propriétés susceptibles d’étre utilisées pour l’analyse.

Le vanadate de baryte et celui de strontiane different tellement par leur degré de solubilité, qu’ils peuvent être séparés nettement, à la condition d’opérer dans une solution légèrement ammoniacale, contenant du sel ammoniac et un peu de vanadate d’ammoniaque en excès. Après quelques minutes d’ébullition, le vanadate de baryte forme des grains cristallins pesants, qui s’attachent à la fiole. On fait refroidir le liquide, on décante et on lave à l’eau froide; les deux vanadates se trouvent ainsi très nettement séparés et peuvent être facilement transformés pour le dosage, l’un en sulfate de baryte, l’autre en carbonate de strontiane.

J’ai, en même temps, indiqué le moyen de régénérer le vanadate d’ammoniaque, pour éviter de perdre un réactif d’un prix élevé.

{Comptes rendus, 20 juin 1887.)

IV. — Dosage de l'acide vanadique par les sels de baryum, de manganèse ou d’uranium.

J’ai montré que, pour arriver à un sel bien défini, il convient de ramener tout d’abord le composé vanadique à l’état de sel basique par ébullition avec un léger excès d’ammoniaque.

Ajoutant alors un peu d’azotate ou de chlorure de baryum, portant à l’ébullition pendant quelques instants seulement et refroidissant rapidement, on obtient tout le vanadium à l’état de vanadate bibarytique

jO>, aBaO.

Procédant de même avec un sel de' manganèse mêlé de sel ammoniac, on a le vanadate correspondant

VaO‘, aMnO,

qui peut aussi servir au dosage du vanadium.

La précipitation est également complète avec les sels uraniques; mais, pour avoir un composé bien défini, il faut opérer en liqueur légèrement acétique, contenant une certaine quantité d’acétate d’ammo-

Dans ces conditions, on obtient un vanadate d’urane et d’ammoniaque, que la calcination ramène à la composition Va0‘,2U’0*.

Ce mode de précipitation en liqueur acétique permet d’isoler l’acide vanadique des oxydes qui l’accompagnent en général dans la nature, comme les oxydes de plomb, de cuivre, de zinc, de manganèse, ainsi que des alcalis et des terres alcalines.

{Comptes rendus, 20 et 27 juin 1887.)

V. — Séparation de l'acide vanadique et des acides phosphorique

Ces trois acides, que l’on rencontre fréquemment ensemble dans un certain nombre de minéraux et de roches, présentent entre eux de grandes analogies, qui en rendent difficile la séparation exacte. Elle peut être réalisée au moyen des sels de strontium avec les précautions que j’ai indiquées, le phosphate et l’arséniate étant seuls précipités en solution chaude, légèrement ammoniacale et contenant du sel ammoniac; la solution, refroidie rapidement et filtrée, renferme l’acide vanadique, qui peut être dosé par l’une des méthodes précédentes.

{Comptes rendus, qo juin 1887.)

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