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NOTICE

Je terminerai ce rapide exposé de mes travaux scientifiques en lentionnant que l’Académie des Sciences m’a fait l'honneur de le décerner le prix Houllevig^ue, en décembre 1896, pour l’enemble de ces recherches.

Chaleur de formation de l’aoide ferrioyanhydri-

que (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, XCIV, 449).

trouvé des nombres un peu différents. Le principal but que je me proposais dans ces recherches était d’expliquer pourquoi le

nurc de mercure, circonstance heureuse qui a amené Wollaston à la découverte du palladium. La chaleur de formation du cyanure de palladium montre qu’il doit en être ainsi en effet. J’ai déduit en outre de mes expériences que, vis-à-vis de l’oxyde de palladium, l’affinité des hydracides, acides chlorhydrique, bromhydriquc, iodhydrique et cyanhydrique est exactement l’inverse de ce qu’elle est avec les bases fortes telles que la soude : l’acide cyanhydrique déplace les autres hydracides vis-à-vis de

l’acide bromhydrique et l’acide chlorhydrique, mais non l’acide cyanhydrique, etc. Ces résultats montrent que l’énerg-ie relative des acides ne dépend pas uniquement d’eux-mêmes ; elle dépend aussi des bases en présence desquelles on les met. M. Berthelot avait déjà montré des e.xemples d’un renversement partiel d’affinités avec certains sels de mercure et d’argent; l’intérêt que présente le palladium est qu’avec ce métal, ce renversemént est

SuP l’oxydation du cuivre {en commun avec M. Debray) {Comptes rendus de l'Académie des Sciences, XGIX, 688).

Sup la décomposition de l’oxyde de cuivre par la chaleur {en commun avec M. Debray) {même recueil, XGIX, 583 ).

c‘est même le meilleur que l’on puisse citer, la réabsorption de l’oxyg-ène par l'oxyde rouge étantbeaucoup plus complète quand la température baisse que celle de l’acide carbonique par la

seulement la pression de l’oxygène qui reste après le refroidissement n'est plus appréciable avec un manomètre, mais encore le vide est tel qu’une bobine de Ruhmkorff suffisante pour fournir dans l’air des étincelles de lo millimètres, ne peut plus en donner entre des fils placés dans ce vide et distants seulement de I millimètre.

Les phénomènes observés, lorsque le mélange d’oxyde noir CuO non décomposé et deCu^O est fondu, montrentqu’il n’y a plus de tension de dissociation ; c’est un nouveau rapprochement entre les phénomènes de dissociation et de vaporisation : de môme que la tension de vapeur d’un liquide diminue quand on y dissout un corps, d’autant plus que la solution est plus concentrée, de môme la tension de dissociation varie à mesure que le corps, qui se dissocie, l’oxyde noir de cuivre, contient une plus grande quantité d’oxyde rouge.

Ces faits montrent en outre que les oxydes de cuivre Cu*Os et Cu* 0 *, décrits par M. Schutzenberger et M. Maumené, n’existent pas.

Les vitesses d’oxydation du cuivre métallique et de l’oxyde rouge de cuivre montrent en outre pourquoi c'est l’oxyde noir qui se forme dans l’oxydation directe du cuivre et non l’oxyde rouge, contrairement à ce que l’on pourrait prévoir d’après les données thermiques.

Sup les oxydes de cuivre (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, G, 999, et Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux).

J’ai vérifié, à l’aide des méthodes thermochimiques, que les composés CwO^ et Cu> 0 > qui, d’après les recherches précédentes, n'existaient pas aux températures élevées où nous avons opéré, ne s’étaient pas non plus formés ensuite par refroidissement.

La principale difficulté de ce travail était de trouver un corps capable d’attaquer ces oxydes de cuivre dans un calorimètre,

c’est-à-dire à la température ordinaire et rapidement ; or, on sait que beaucoup d’oxydes, et l’oxyde de cuivre est du nombre, ne se dissolvent qu’à grand'peine dans les acides lorsqu’ils ont été préalablement chauffés fortement. Après divers essais j’ai constaté qu’un mélange d’acide chlorhydrique concentré et d’iodure d’ammonium pcrmettaitd’attaquer, en quelques minutes, l’oxyde de cuivre, môme calciné à la température de fusion de l’or ; il

et formation d’iodure cuivreux. Cette méthode m’a permis, en

Sur deux états différents de l’oxyde noir de cuivre

(Comptes rendus de l'Académie des Sciences, CII, u6i).

Je montre dans cette note que l’oxyde noir de cuivre présente, selon la température à laquelle on l’a préparé, des propriétés bien différentes. Soumis à des températures ne dépassant pas 44 o® il se dissout facilement dans la plupart des acides ; après

mais il ne se dissout pks ou avec une extrême lenteur dans les acides môme concentrés et bouillants. Ce fait est connu pour un

taque des oxydes calcinés ne peut se faire dans un calorimètre ; j’ai réussi, pour l’oxyde de cuivre calciné, à le dissoudre en employant le mélange indiqué dans la note précédente et j’ai constaté ainsi que l’oxyde préparé à basse température se changeait en oxyde difficilement attaquable en dégageant deux Calories par molécule.

Ces recherches conduisent à produire l’oxydation du cuivre à basse température, lorsqu’on veut le transformer en sulfate de cuivre ; c’est ce qu'ont remarqué, en effet, certains fabricants de sulfate de cuivre.

Sur l’analyse des gaz: séparation de l’hydrogène dans les mélanges gazeux (Mémoires de la Société des

d’une façon rég-ulière pendant près d’une heure.

Sur une nouvelle disposition de thermomètres à

IV, p. 35). ^ ^ ,

Ces deux modèles sont destinés à mesurer, pour les expériences de chimie surtout, les températures supérieures à 3oo®.

L’amidure de sodium ainsi obtenuest en petits cristaux blancs très réfringents, bien différents de la masse bleue ou verte qui représentait jusqu’alors l’amidure. Depuis mes expériences on

J’ai préparé de même l’amidure de potassium AzH‘K.

Dans la même note, je donne le résultat de l’action du sodam-

AzH*Na*Gl que l’on peut appeler chlorure de disodammonium; des lavages faits avec du gaz ammoniac liquéfié le dissocient en chlorure de sodium qui se dissout et amidure qui reste.

Action du sodammonium et du potassammonium sur quelques métaux {Comptes rendus de l'Académie des À'c/ences, CXIII, 775). Sur quelques alliages bien définis de sodium (Com/jï(îs rendus, CXIV, 585).

Sur la fusion du carbonate de calcium (t’ompfes rendus de l'Académie des Sciences, CXV, 984 et 1296). Ces deux notes sont relatives à l’expérience classique de Hall que M. Le-

platine protég'é par un g^ros tube de fer, ne fut ni fondu, ni même aggloméré comme de la craie.

Dans une seconde expérience où la température, plus élevée, correspondait à une tension de dissociation do 17 atmosphères, j’obtins une craie extrêmement friable ; l’expérience avait d’ailleurs eu une durée trop courte, le tube de fer rouge s’étant gonflé, puis crevé sous cette pression.

Dans une autre expérience avec un tube de fer plus résistant, je pus atteindre une température correspondant à une tension de dissociation de 22 atmosphères. Là aussi l’expérience fut trop courte pour la même raison ; cependant, j’obtins une matière as-fflomérée comme la vraie craie ordinaire et non plus friable.

Enfin, dans une autre expérience oi '

semblant réunis par un ciment blanc plus opaque. Ce fragment fut poli et transformé en lame mince transparente.

facile de la fondre à cause des impuretés qui, suivant la loi générale, abaissent son point de fusion ; je t’ai transformé en masse à cassure saccharoïde, à éclats translucides, assez dure pour être polie et taillée en lame mince ; la température correspondait à une tension de dissociation de i 5 atmosphères.

M. Lechatclier, dans une seconde note {Comptes rendus, CXV, 1009), opéra sans employer de pressions mécaniques et à 1020'^, obtint une matière cristallisée de densité apparente, 1,8, d’une dureté analogue à la craie ; il conclut qu’il y avait eu fusion pâteuse ; il pense d’ailleurs que Hall ne se servait pas de pressions exiérieures et que les nombres de 3 oo et 4 oo kilogrammes par

erreur du traducteur de Hall.

En réponse à cette note, j’ai fait remarquer {Comptes rendus, CXV, 1297) que j’avais bien obtenu déjà des résultats analogues, oatc précipité en craies plus ou moins ics et cristallisées, mais j’en avais conclu lu contraire qu’il n’y avait pas eu fusion ; cotte cohésion de la

Action de l’oxygène sur le sodammonlum et le po-

appeler phosphidüres de potassium et de sodium PH‘K et PH*Na à cause de leur analog-ie avec les amidures des mêmes métaux. Ce sont des composés blancs que la chaleur décompose en phosphure d’hydrogène et phosphores tripotassique ou trisodique.

Action de quelques gaz sur les ammoniums alcalins {Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 4® série, tome V).

Ce mémoire est le développement des notes publiées aux Comptes rendus de l'Académie des Sciences et analysées plus haut.

Sur l’existence du sulfate cuivreux {Comptes rendus de l’Académie des Sciences, CXXV, 948).

J’ai obtenu à l’état de combinaison avec l’o.xydc de carbone, du sulfate cuivreux, mais en solution dans l’eau, en faisant réagir simultanément de l’oxyde de carbone et du cuivre sur une solution de sulfate de cuivre. La réaction est très lente. Cette dissolution se dissocie d’une façon intéressante : lorsqu’on fait le vide et que la pression n’est plus que de quelques millimètres, l’oxyde de carbone se dégage et du cuivre métallique apparaît à la surface et forme sur le ménisque une croûte concave, qui re-

paisseur, et lorsque tout l’oxyde de carbone est parti, elle est assez cohérente pour pouvoir résister à une légère agitation. En même temps,la liqueur d’abord incolore est devenue bleue : cette

sulfate de cuivre.

J’ai depuis continué ces expériences, obtenu la combinaison de sulfate cuivreux et d’o.xyde de carbone à l’état cristallisé et

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