Mémoire sur la vaccine, la variole et l’action qu’elles
Commission de ia vaccine à l'Académie de médecine.
Médaüle d’argent, 18b0.
J’étudiais dans ce mémoire ; 1° plusieurs faits relatifs à la
vaccine et en particulier un cas remarquable d’éruption vaccinale généralisée ; 2“ un cas de variole survenu chez une personne qui n’avait jamais été vaccinée ; 3“ plusieurs observations de variole modifiée par la vaccine, soit que celle-ci ait été inoculée avant l’invasion de la maladie varioleuse, soit que la marche des deux éruptions ait été simultanée.
Je tenais à établir : 1" que la vaccine, qui a le plus souvent une manifestation locale, peut apparaître sur tout le corps et se généraliser dans son éruption ; 2" que, dans certaines varioles survenant chez des personnes non vaccinées, il existe une disposition des vésico-pustules qui rend compte de.s cicatrices appelées vulgairement : coutures du visage ; 3“ enfin, que la variole est modifiée par la vaccine quand la marche des deux éruptions est simultanée, et même, quoi qu’on en ait dit, quand la variole s’est développée pendant l’incubution vaccinale.
Le pensée de ce mémoire m’a été suggérée en trouvant la variole à l’état épidémique dans la salle des nourrices et des enfants de l’ancien hôpital de Bon-Secours. J’ai eu recours aux vaccinations avec du vaccin pris à l’Académie de médecine. J’ai vacciné tous les enfants qui arrivaient dans les conditions les plus variées ; tous mes collègues de l’hôpital, les externes du service et un grand nombre de malades se sont soumis, ainsi que moi, à la revaccination.
93. Mémoire sur la variole et plusieurs autres fièvres Présenté à l’Académie de Médecine.
Prie de l’Académie de médecine, séance du 12 décembre 1831 (Bulletins de l’Académie de médecine, XX, p. 320).
« On a beaucoup parlé de la gêne, des modifications, des influences que se donnent les fièvres éruptives quand elles se rencontrent. Tantôt c’est la rougeole qui s’arrête tout à coup
(levant la variole ou la scarlatine; tantôt c’est la variole qui s’amoindrit et se déguise en quelque façon devant la rougeole ou la scarlatine, au point de n’être plus reconnaissable. Que ■faut-il penser de ces actions et de ces réactions '? Telle est la question que c’est proposée M. Laboulbène, Tun des élèves internes les plus éminents, à qui l’administration des hôpitaux vient de décerner la médaille d’honneur. Or, après avoir bien vu et bien pensé, M. Laboulbène soupçonne que la plupart des observateurs se sont laissé prendre aux apparences. Toutes les fièvres éruptives, dit-il, se ressemblent à leur début et sont faciles à, confondre. Lui-même a partagé l’erreur commune; il en est revenu. Sa conversion date de I8b2 ; la variole régnait alors épidémiquement à l’hôpital Sainte-Marguerite, Telle était, à son début, sa ressemblance avec la rougeole, que les maîtres eux-mêmes s’y trompaient, et n’avaient d’autre moyen de seredresserque de consulterla constitution régnante.
« Ce n’est qu’en s’avançant que les fièvres éruptives se caractérisent et se distingent nettement les unes des autres. Mais supposez que la variole vienne à s’arrêter parce qu’elle tombera sur une organisation rebelle ou sur un sujet vacciné : le médecin est déconcerté ; il croira qu’il avait devant lui une rougeole, tandis qu en réalité c’était une variole avortée. » (Extrait du rapport de Bousquet.)
ü'i. Sw les récidives de la variole, après vm, temps fort court.
Je rapporte trois faits qui m’ont paru démontrer qu’il ne s’agissait point d’une véritable variole, mais bien de la varicelle.