Dilatation de l’uretère et du rein gauches
Les pièces pathologiques proviennent d’une malade qui n’avait jamais accusé de gêne dans l’émission des urines, ni de douleurs lombaires du côté droit. Le col de l’utérus était entièrement détruit, les ganglions lymphatiques pelviens en grande partie cancéreux. L’un de ces ganglions comprimait l’uretère gauche et ne laissait à l’urine qu’un passage extrêmement étroit, admettant à peine une soie de sanglier. L’uretère au-dessus du point rétréci est dilaté jusques auprès du rein ; celui-ci est au moins du double plus volumineux que celui du côté opposé qui est à peine hypertrophié et tout à fait normal, l.e rein malade, fendu sur sa partie convexe, offre des calices considérablement dilatés et une atrophie de la substance corticale. Les mamelons sont larges, à peine saillants, les pyramides de Malpighi semblent affaissées et ont plus de largeur que de hauteur. Dans ce cas, l’urine accumulée dans le rein a refoulé l’intervalle compris entre les pyramides ; la substance corticale s’est éloignée de sa place normale pour se porter plus en dehors et les tubes urinifères rectilignes se sont écartés les uns des autres.
19. Observation d’une muqueuse utérine rendue après un mois et demi de rétention des règles.
Combles rendus de ta Société de Hotogie, 1" série, t. II, p. 161, 1850.
Ce fait ne laisse aucun doute sur l’exfoliation de la muqueuse de l’utérus, arrivant dans la dysménorrhée pseudo-memhraneuse. J’ai observé la malade avec M. Dutard, et j’ai fait l’examen microscopique avec M. le professeur Charles Robin.
Les follicules caractéristiques de la muqueuse utérine
étaient Irès-multipliés dans le corps membraneux qui avait été expulsé après de très-vives douleurs.
Ce corps membraneux rendu par la malade et examiné sous l’eau offrait la forme triangulaire de la cavité utérine, moins la portion du col ; il avait une ouverture inférieure irrégulière, dilacérée sur les bords, et deux autres petites ouvertures correspondant à l’entrée des trompes. L’épaisseur était de plusieurs millimètres, la face externe était villeuse, et la face interne, au contraire, était lisse et douce au toucher ; cette dernière présentait une multitude de petits orifices en partie visibles à l’œil nu.
20. Utérus avec hémorrhagie dans les trompes de Fallope et kyste pileux de l ovaire gauche.
Comptis rendus de la Sacilli de biologie, 1" série, t. IV, p. 185, 1852.
Cette observation a été rapportée, comme très-intéressante, par M. Bernutz et mon regretté ami Goupil, dans le "tome 1“ de leur Clinique des maladies des femmes. Il s’agit d’une malade qui fut prise de métrorrhagie dans le cours d’une variole maligne, et qui succomba. L’utérus, fendu avec précaution, offrait des parois épaisses do près d’un centimètre et demi, et une cavité pleine de caillots sanguins ; ceux-ci enlevés à l’aide d’un filet d’eau, on constate que la muqueuse utérine est saine, excepté au fond de l’organe où elle est violacée, épaissie et infiltrée de sang. Il n’est resté après le lavage qu’un seul caillot passant dans l’orifice tubaire gauche par un prolongement grêle. Les trompes sont toutes deux de la grosseur du petit doigt, elles paraissent violacées et pleines de sang à travers leurs enveloppes; fendues dans leur longueur, elles sont remplies par un gros caillot vermiculaire. Il n’y a pas une goutte de sang ou de sérosité dans le péritoine. L’ovaire gauche, de la grosseur d’un œuf de poule, est converti en une poche renfermant une masse graisseuse et des