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Description de deux productions polypiformes du col de

l’utérus, constituées par une simple extension des élé-

Les productions utérines polypiformes, tout à la fois muqueuses et folliculaires, ne nous paraissent pas très-rares ; elles le sont toutefois beaucoup plus que les simples dilatations, faisant à peine saillie, des follicules de la cavité du corps et du col de l’utérus. J’ai trouvé fréquemment cette disposition dans les autopsies que j’ai faites à l’hôpital de la Charité. La dilatation des follicules utérins a été bien décrite pour la première fois par M. Huguier. On n’en trouve que des indications

dans Portai et Govoch, cités par Robert Lee. Depuis le travail de cet auteur, de bonnes thèses ont été publiées, entre autres celles de MM. David Luna et Ferrier, et de plusieurs autres observateurs.

Les deux poiypes que j’ai décrits avec M. Davaine viennent démontrer que plusieurs de ces productions sont constituées par une simple extension des éléments normaux de l’utérus, et que leur formation ne doit pas toujours être attribuée à l’existence d’un corps, prétendu fibreux, qui se serait porté au dehors.

23. Utérus présentant un polype folliculaire et quelques folhcules dilatés sur d’autres points.

Comptes rindus de la SociiU de biologie, 2" série, l. Il, p. Iii7, i855.

24. Mémoire, sur un placenta offrant simultanemeni les lésions de l’apopkxie placen taire et de l’oblitération fibreuse des villosités:

Nous avons démontré dans ce travail que l’épanchement apopleetique n’est point l’unique cause de l’oblitération des villosités avec ou sans complication de dépôts graisseux. •

2il. Sur un volumineux hysiéro-fibrome (Léiomyome fibreux) ayant eu un développement rapide et observé chez une femme de vingt-huit ans.

Mlmoires de la Société de biotogie, ti’ série, t. IV, p, 200,

La tumeur qui fait le sujet de ce mémoire, et dont j’ai fait l’examen anatomique, avait été diagnostiquée pendant la vie. Elle était formée en grande partie par les fibres-cellules

utérines et par des fibres de tissu connectif. Il n’existait aucun point calcifié, mais l’intérieur de la cavité utérine avait presque disparu.

La planche donne une idée très-exacte de cette tumeui'

26. Hypertrophie générale des ganglions lymphatiques, adénite de forme chronique et généralisée.

Trousseau a signalé dans sa Clinique médicale deTllôtel- Dieu de Paris (t. III, p. bb7 et b7b) une observation que je lui avais communiquée pour la rédaction de ses remarquables leçons sur VAdénie. Cette observation me paraît être la première on date, qui ait été prise en France, sur la curieuse maladie si bien étudiée par Trousseau ; elle forme la base de ce mémoire. Je l’avais intitulée dès Tannée 18b2 : Hypertrophie ganglionnaire générale ou Adénite de forme chronique et généralisée.

Après avoir fait connaître les détails de la nécroscopie, tant à l’œil nu qu’au microscope, de ce fait à'Adénie, j’ai discuté les points principaux pour en faire ressortir tout l’intérêt.

27. Sur l'examen du sang dans k scorbut observé à Paris en 1871.

J’ai fait à l’hôpital militaire du Gros-Caillou et à l’hôpital Necker un grand nombre de fois l’examen du sang de divers malades scorbutiques, et voici ce que j’ai observé :

1» Dans les cas simples de purpura, ordinairement le sang était tout à fait normal, les globules rouges ou blancs (hématies ou leucocytes) avaient leur aspect, leurs dimensions et

leurs qualités relatives ordinaires. Cependant je dois noter que, plusieurs fois, j’ai trouvé un plus grand nombre de globules blancs, ou leucocytes, dans le champ du microscope que dans le sang normal.

2“ Chez les malades qui avaient de larges ecchymoses, avec ou sans les gencives fongueuses, le sang était presque toujours pâle, moins coloré en rouge que chez les sujets non scorbutiques où je l’ai examiné par comparaison. Le nombre de globules blancs, ou leucocytes, était augmenté, et cela dans une proportion notable. J’ai compté quinze, vingt, vingt-huit et jusqu’à trente globules blancs dans le champ du microscope, en observant avec l’objectif b et l’oculaire l du microscope de Nachet.

3° Ces leucocytes offraient des dimensions variant de 8 millièmes à i centième de millimètre de diamètre. Ils présentaient des expansions sarcodiques très-manifestes.

Un fait sur lequel je dois insister, c’est la présence d’une quantité notable et constante de globulins ou leucocytes nucléaires, tantôt disséminés, plus souvent réunis en amas peu réguliers. Dans tous les cas de scorbut, et chez les malades des deux sexes, j’ai trouvé ces éléments anatomiques augmentés de nombre.

4“ Le sang retiré des gencives m’a offert les mêmes caractères que le sang retiré du doigt, à part la présence de vibrions provenant de la bouche.

Dans toutes mes observations j’ai eu le soin, après avoir piqué le doigt du malade, de ne prendre sur la lame de verre que l’extrémité de la gouttelette formée. J’ai une fois trouvé l’aspect crénelé des globules rouges, mais cela provenait do la sueur du malade qui avait appuyé son doigt humide sur la plaque porte-objet; je m’en suis assuré par une seconde observation démonstrative. ^

Je dois constater enfin que, dans la majorité des observations que j’ai faites, lorsque je revoyais les préparations après les avoir laissées reposer pendant un temps assez long, je

trouvais de Irès-fincs fibrilles dans le champ du microscope, fibrilles dues à la coagulation fibrineuse du sang.

,Te conclus de ces observations :

1° Que, dans le sang des scorbutiques, le nombre des globules blancs ou leucocytes a augmenté en proportion notable, tant pour les leucocytes ordinaires que pour les leucocytes nucléaires, ou globulins.

2° Que cette augmentation de proportion des leucocytes ne me paraît point assez caractéristique pour être regardée comme propre au scorbut, car on l’observe dans un grand nombre d’états pathologiques et de maladies diverses, surtout de l’ordre des maladies générales.

3“ La coagulation flbrillaire de la fibrine est facile à apercevoir dans le sang des scorbutiques.

28. Mémoire sur les signes anatomo-pathologiques et médicolégaux, fournis par les mains des ouvriers pnqueu/rs. tailleurs ou rhahilleurs de pierres meulières.

mirnoires de la Société de biologie, 3" série, I. IV, p. 191, 1862, avec une planche.

Les caractères qui servent en médecine légale à la constatation de l’identité ont été étudiés avec un grand soin par M. le professeur Tardieu. Son travail « sur les modifications physiques et chimiques que déterminé dans certaines parties du corps l’exercice de diverses professions » est devenu classique pour le médecin-légiste. Le savant professeur a, le premier, indiqué l’existence de petites taches noirâtres disséminées sur les mains des ouvriers meuniers qui ont taillé leur meule.

J’ai eu l’occasion de rencontrer, à THôtel-Dieu, un vieillard qui, après avoir été longtemps piqueur ou rhabilleur de pierres meulières, avait les. mains couvertes de taches noirâtres et saillantes, caractéristiques de cette profession. J’ai pu faire l’examen anatomique et chimique des mains ; j’ai représenté dans une planche l’aspect des taches noires, j’ai étudié l’état

des tissus dans lesquels les parcelles métalliques s’étaient logées et enkystées. L’examen chimique des parcelles métalliques extraites des téguments a montré la présence exclusive de l’acier métallique et de l’oxyde de fer, sans aucune trace de silice.

Les signes professionnels fournis par la main des ouvriers piqueurs ou tailleurs de meules sont tellement caractéristiques et certains que j’ai pu, à l’inspection seule du malade dont il s’agit, annoncer sa profession aux personnes qui suivaient la visite de l’Hôtel-Dieu. Il y avait une dizaine d’années que j’avais observé sur un malade entré à l’ancien hôpital de Bon- Secours, des tatouages semblables à ceux que je me suis appliqué à décrire complètement dans ce mémoire.

29. Leçon d’ouverture du cov/rs d’anatomie pathologique fait à la Faculté pendant le semestre d’été de l’année 1866.

Itmue dfs cours scimtifuiues, troisième armée, n" 47, p. 761, 1866.

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