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Description d’une nouvelle espèce française de

Læmophlæus (L. Dufouri).

Le premier animal que j'ai décrit est un insecte; il est remarquable par la déclivité du bord externe et postérieur de ses élytres. Je l’ai découvert sous des écorces et dédié à Léon Dufour, sous le nom de Læmophlæus Dufouri. Perris a trouvé sa larve et validé la distinction de l’espèce (Édouard Pehris, Insectes du pin maritime, 1.1, p. 96, 1863).

100. Études sur le genre Æpus de Leach et description d’une nouvelle espèce française (Trechus-Æpus Robini) (I).

Cet insecte, découvert à Dieppe par Charles Robin, auquel je l’ai dédié, offre des particularités extrêmement curieuses

dans sa manière de vivre. Il est recouvert par la mer à chaque marée et il ne se trouve jamais au-dessous des points que vient atteindre l’eau salée. L’existence aérienne de cet insecte muni de trachées est donc intermittente.

Par l’expérience et le raisonnement, j’ai cherché à prouver que l’endosmose invoquée par Du Trochet et Audouin pour expliquer le mode de respiration des insectes sous-marins ne suffit pas. J’ai établi que la théorie de l’acide carbonique dissous dans l’eau au fur et à mesure de sa formation, rendait compte des phénomènes, ainsi que l’avait dit Claude Bernard. Charles Coquerel, alors médecin de la marine, à Brest, a retrouvé VÆpits Robini; il l’a observé, ainsi que sa larve, et il a confirmé de tous points les conclusions de mon mémoire (Voy. Annales ent. de France, 2° série, t. VIII, p. 531, 1850).

101. Sur les mœurs et l’anatomie de la Micralymma brevipenne.

Pendant un séjour fait au Havre, j’ai découvert, sur ce point de notre littoral, cet animal regardé comme propre aux régions du nord de l’Europe. Il vit immergé à la marée haute.

L’honorable professeur Westwood, d’Oxford, avait décrit une larve qu’il avait regardée comme le premier âge de la Micralymma. J’ai démontré, par l’étude de l’anatomie externe et de la splanchnologie, que Westwood avait été induit en erreur, et Gerstaecker disait de mon travail en lui donnant l’approbation la plus complète : « Laboulbene hat eine sehr sorgfaltige Arbeit geliefert. » ( Bericht über die wissenchaftlichen Leistungen im Gebiete der Entomologie wàhrend des Jahres 1858, seit 72.)

102. Description et anatomie d'un insecte maritime qui forme un genre nouveau dans tordre des Fhysanoures et la famille des Podurides.

VAnurida maritima offre l’exemple extrêmement remarquable d’un insecte privé de stigmates et de trachées, j’appelle de tous mes vœux de nouvelles recherches sur ce point important d’anatomie et de physiologie. Ce fait est des plus remarquables, ainsi que l’absence des vaisseaux de Malpighi sur le tube digestif. Les parties de la bouche que l’on croyait inermes dans les insectes de ce groupe sont fortement accusées. Je les ai représentées avec soin, ainsi que les autres détails anatomiques.

Le docteur Grenier a cherché les stigmates et les trachées de cet insecte sans en trouver trace, et le professeur Ch. Robin .n’a pas été plus favorisé dans cette investigation que j’avais provoquée.

103. Description de plusieurs espèces nouvelles du genre Gyretes.

Monographie de ce genre d’animaux, propre au Nouveau Monde et vivant à la surface des eaux. L’une des espèces offre assez souvent des productions cryptogamiques, sur lesquelles Montagne et Ch. Robin ont établi le genre Laboulbenia , qu’ils ont bien voulu me dédier. J’ai le premier remarqué sur un Btachinus pris dans les Pyrénées des productions cryptogamiques placées sur les antennes. Le genre précité renfermait à l’origine les Laboulbenia Rougeti et L. Guerini (Voyez Ch. Robin, Des végétaux parasites qui croissent sur l’homme et les.ani-

maux vivants, p. 622, et Atlas, pl.IXetX, 1853). J. Peyritsch a publié de nouvelles observations sur ce sujet (Voy. J. Peyritsch, Ueber die Laboulbeniaceen, in Sitzungsberichten der Wiener Academie, Band 64, 1 Abth. 1871;'Bd. 68, 1 Ablh. 1873; Bd. 72, 3 Abth. 1875.)

104'. Observations sur les insectes tùbérivores, avec réfutation de l’erreur qui, attribuant les truffes à la piqûre des insectes, les a fait assimiler aux galles végétales.

Ce mémoire est divisé en trois parties et renferme, avec les faits déjà anciens, un grand nombre d’observations nouvelles. M. le professeur Chatin a bien voulu le citer avec éloges.

105. Réfutation de l’opinion de Valserres, sur l'origine des Truffes.

Ce travail ne se prête point à l’analyse. Les espèces disséquées appartiennent aux ordres d’insectes suivants : Orthoptères, Coléoptères, Hyménoptères et Diptères.

107. Rapport sur la Session extraordinaire delà Société entomologique, tenue à Grenoble au mois de juillet 1858.

108. Sur les stigmates de la larve du Nosodendron fasciculare.

Ce travail complété la description de cette larve par Léon

Dufour. Candèze, de Liège, n’avait pu apercevoir les stigmates de cette larve; j’ai démontré leur existence par l’anatomie de ce petit animal qui vit dans la bouillie recouvrant les ulcérations des vieux ormes. (Yoy. Chapüis et Candèze, Catalogue des larves de Coléoptères connus jusqu'à ce jour, p. 106, 1853.)

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