‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 24 sur 40 · AZOTATE E’ARGENT · texte numérisé non relu

AZOTATE E’ARGENT

Le nitrate d’argent est susceptible de s’unir aux azotates alcalins pour donner des sels doubles remarquables; ce sont des composés formés par l’union de molécules égales des deux azotates ; ils se déposent facilement en beaux cristaux volumineux et transparents qui, comme le nitrate d’argent lui-même, dérivent d’un prisme orthorbombique et sont anhydres comme lui. J’ai obtenu ces composés auxquels on peut attribuer la formule générale Az-O’Ag'O, AzWM*0 avec le potassium, le rubidium, l’ammonium.

Mais le sodium ne donne rien d’analogue ; lorsqu’on dissout du nitrate d’argent dans une solution d’azotate de soude et qu’on fait cristalliser la liqueur, le sel alcalin impose sa forme au nitrate d’argent, et l’on obtient de beaux cristaux transparents : ce sont toujours des rhomboèdres, mais ce ne sont pas des combinaisons définies ; ils renferment des proportions des deux nitrates essentiellement variables avec la composition de la liqueur mère, et le dimorphisme du nitrate d’argent qui, on le sait, peut cristalliser tantôt en prismes orthorhombiques, tantôt en rhomboèdres, se trouve ici nettement accusé.

Le lithium se conduit comme le sodium et ne donne avec le sel d’argent que des rhomboèdres à composition variable. Cette différence entre le potassium et le sodium est l’une de celles qui m’ont conduit à considérer deux groupes bien distincts dans les métaux alcalins.

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