Anatomie du système nerveux des poissons
(Leçons sur la physiol. gén. et comp. du système nerveux, XXXVI® leçon.)
Cette leçon contient le résultat de recherches nouvelles sur la structure de la moelle épinière dans les diverses sous-classes des poissons, et le résumé très-succinct des études que j’ai faites avec M. Philipeaux sur la détermination des parties qui constituent l’encéphale des poissons. Depuis la publication de notre premier travail en 1852, nous avons répété et poursuivi nos investigations sur ce sujet, et nous avons examiné l’encéphale d’individus de tous les genres que nous avons pu nous procurer. Nous sommes arrivés ainsi à des résultats qui s’éloignent beaucoup de ceux que nous avions d’abord publiés, mais ils nous paraissent définitivement établis. J’y ai joint quelques données sur la structure des différents renflements de l’encéphale des poissons.
13. Sur les entrecroisements qui se font entre les fibres des deux moitiés de la moelle allongée chez les poissons osseux.
En commun avec M. Philipeaux.
(Bulletin delà Société philomathique, 1864, p. 54.)
Description détaillée de deux entrecroisements distincts qui ont lieu
VULPIAN
entre un certain nombre des fibres des deux faisceaux inférieurs (anté^ rieurs chez l’homme) delà moelle allongée chez le merlan et la carpe*
« Si l’on voulait établir des analogies entre ces entrecroisements et ceux » que l’on trouve chez les vertébrés supérieurs, on pourrait peut-être » considérer l’entrecroisement postérieur comme répondant à l’entre- » croisement des pyramides antérieures ou inférieures, et l’entrecroise- » ment qui se fait en avant comme représentant jusqu’à un certain » point la décussation qui a lieu au niveau de la protubérance annu- » laire. »
14. Sur ia signification anatomique des bandelettes contenues dans les lobes optiques des poissons osseux^ et désignées par le nom de voûte à trois piliers.
En commun avec M. Philipeaux.
{Bulletin de la Société philomathique, 1865, p. 86.)
Constatation de l’existence de ces bandelettes chez les sélaciens, les
reptiles, les oiseaux, les mammifères et l’homme lui-même. « Ces
» bandelettes ne sont que des prolongements postérieurs de ce qu’on » nomme la commissure postérieure dans l’anatomie des mammifères, «commissure qui pourrait être désignée aussi, lorsqu’on envisage » l’ensemble des vertebres, sous le nom de commissure antérieure des » lobes optiques^ à cause de ses connexions intimes avec ces lobes, dans » lesquels elle peut même se trouver enfermée, comme chez les pois- » sons. »