‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 4 sur 6 · THERMODYNAMIQUE · texte numérisé non relu

THERMODYNAMIQUE

Sur le principe d’Hamilton et la Théorie mécanique de la chaleur.

Journal de Physiqoo, 1.1, p. 33g.

A propos d’une Note de M. Szily, je montre que les calculs dont M. Clausius a fait usage pour établir rationnellement le second principe de la Théorie mécanique de la chaleur ne sont autres que ceux qui servent h la démonstration du principe d’Hamilton.

Sur les mélanges réfrigérants et le principe du travail maximum.

Journal de Physique, t. V; 1886.

M. Berthelot a fondé la Thermochimie sur trois principes : les deux premiers, concernant les quantités de chaleur mises en jeu dans les réactions chimiques, se rattachent sans difficulté au principe de la conservation de l’énergie, tandis que le troisième, ou principe du travail maximum, en est complètement indépendant. M. Berthelot l’a énoncé ainsi : « Tout changement chimique accompli sans l’intervention d’une énergie étrangère tend vers la production du corps, ou du système de corps qui dégage le plus de chaleur », et l’a soumis à de nombreuses vérifications expérimentales. Ce principe est quelquefois d’une application plus difficile que les premiers, à cause des énergies étrangères (sous ce nom M. Berthelot entend la chaleur, la lumière, l’énergie de désagrégation développée dans la dissolution) qui entrent en jeu. D’autre part, les principes de la Thermodynamique sont d’une généralité absolue, et s’appliquent aux phénomènes chimiques, comme aux phénomènes physiques. Je me suis proposé de chercher s’il n’existait pas un lien entre le principe du travail maximum et le second principe de la Thermodynamique.

La réaction la plus simple, en opposition apparente avec le principe de M. Berthelot, est celle de l’acide sulfurique étendu sur la glace; la théorie physique de cette réaction et des mélanges réfrigérants formés de glace et d’un sel en général est fort simple; elle repose sur le principe expérimental

de l’équilibre, la tension de vapeur de la glace serait plus faible, et la condensation à l’état de glace de la vap pérature plus élevée, au contraire, la ma n à l’état liquide de la vapeur émise pa nt dans ce cas moins de chaleur,que la

ide n’est que l’application à un cas très ] s; j’ai montré qu’on pouvait imaginer lesquels entre la vaporisation de la glact température à laquelle on opère, l’une possible.

l’applique à des réactions chimiques cor exemple, deux composés AB, BC sont dii î la tension de dissociation de l’élémen 2 pour le composé BC, le composé BC s orps A à la température l, si l’on a />,< rosé AB dont la tension de dissociation les courbes de dissociation, qui représenl nction de la pression; se coupent, le sens réaction réelle sera tantôt endothermiq

ins des conditions très différentes de ce ium peut être appliqué sans restriction les conditions énoncées par M. Berthelol rndeur de la chaleur dégagée par une r îs variations de cette chaleur avec la ten rmodynamique conduiront aux mêmes < ravail maximum.

ence, l’application de ces principes supr

Q(T, - T„) doit être positif, en désignant par Q la quantité de chaleur dégagée par la réaction qui a lieu .h la température T 0 ; de sorte qu’une réaction dégageant de la chaleur pourra se produire, tandis que la réaction inverse sera impossible, à condition que la température de dissociation soit plus élevée que celle à laquelle on opère; c’est-à-dire que le principe, du travail maximum est intimement lié à ce fait que des températures élevées sont généralement nécessaires pour produire les décompositions.

Page 1