DEUXIÈME PARTIE
RECHERCHES CEÏNIQUES
§ I. — Vision des éruptions cutanées.
Ce sujet sera traité ici avec quelques détails, à cause de ses conséquences pratiques.
L’élude spectroscopique des éruptions cutanées montre que les taches éruptives diffusent la lumière rouge exactement comme la peau saine. Les différences sont produites par la diffusion des couleurs très réfrangiblcs, celles-ci étant moins diffusées par les taches éruptives que par la peau saine. Tout se passe donc comme si, à deux plages de lumière bleuâtre peu différentes l’une de l’autre, on venait superposer une teinte uniforme qui lave le tout. Dans le cas qui nous occupé, cette teinte uniforme est rouge. Je l’ai appelée teinte parasite.
Le fait même que cette teinte parasite qui lave le toufr, et par conséquent diminue la visibilité des plages différentes, est différente de la lumière de celles-ci, permet d’en supprimer l’effet nuisible. Il y a pour cela deux moyens: le premier consiste à photographier le sujet, puisque la plaque photographique est insensible au rouge ; le second consiste à absorber la lumière rouge par l’emploi d’un verre bleu Isly en ayant soin d’éclairer vivement le sujet. Nous verrons plus loin pourquoi il faut ajouter à cela la précaution d’opérer par vision binoculaire, ce qui double la sensibilité.
L’emploi du verre bleu Isly permet de voir des éruptions inobservables à l’œil nu, mais la théorie précédente, qui m’a amené à ce résultat, permet aussi de donner quelques conseils pour l’observation pratique des éruptions, même quand on n’a pas de verre bleu.
Il ne faut jamais observer une éruption dans une chambre tendue de rouge, ni à la lumière artificielle des lampes à pétrole ou à incandescence. Au contraire, la lumière artificielle du bec Auer qui contient beaucoup de vert est
Etudes physiologiques, physiques et cliniques sur la vision des éruptions cutanées.
Thèse de Paris, iSgS.
Procédés physiques d’observation des éruptions cutanées.
Presse médicale, 189/1.
Emploi de l’arc au fer en photothérapie (en commun avec M. A. Chat™). Comptes rendus, tome CXXXIV, page 562, 1902.