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et le brome, en présence du chlorure d'aluminium, fournit le tribromo-pseudocumène.
J’ai trouvé que l’isocampholène donnait les mêmes produits et ne devait différer du campholène que par la posilion de la liaison éthylénique.
Il découle donc de là, pour l’isocampholène, la formule sui-
dans laquelle il n’y a qu’une inconnue, la place de la liaison éthylénique.
L acide campholénique n’en diffère que par la création d’un groupement fonctionnel acide. La formation des campholénolactoncs conduit à le placer en position y, par rapport à la liaison éthylénique et sur une chaîne latérale.
Toutes tes expériences conduisent à ce fait que l’acide campholénique devrait avoir pour formule :
qui n'est autre, comme on le voit, que celle d’un acide télrahydrodiméthylphénylacétique. Comme le dérivé qui en diffère par quatre atomes d’hydrogène, l’acide diméthylphénylacétique est connu, nous avons tenté, M. Guerbet et moi, d’enleveràcet acide quatre atomes d’hydrogène. En employant une méthode due à MM. Einhorn et Willstâtler, nous avons pu obtenir un acide que nous avons identifié h l’acide diméthylphénylacétique par son analyse, son point de fusion, son point d’ébullition et le point de fusion de son amide.
Devant la concordance de ces résultats, on serait en droit de penser que la formule de l’acide campholénique est ainsi établie.
Il n’en est rien, car l’étude de son oxydation, que nous avons exposée plus haut, est en désaccord avec celle-ci. Nous avons alors pensé à réaliser l’oxydation de l’isocampholène et nous avons trouvé que ce carbure fournit surtout de l’acide diméthylsuccimque dissymétrique, corps dont la formule est incompatible avec celle de l’isocampholène, telle qu’elle découle des faits établis plus haut.
En conséquence, on est obligé d'admettre la conclusion suivante : l’une des séries de réactifs, ou bien les deux, ont occasionné des transpositions moléculaires. Faut-il incriminer l’agent d’oxydation, l’acide azotique ou bien l’acide sulfurique, le brome ou l'acide iodhydrique? On ne peut trancher cette ques-
tion a priori, et il est certain que, seule, la synthèse permettra de résoudre définitivement le problème.
M. Blanc l’a abordé dans ces derniers temps parcelle méthode et l’a résolu en grande partie. Il a confirmé l’existence des deux campholènes et des deux campholénolaclones niée par M. Tie-
M. Biaise, mon élève, a poursuivi ces études et essayé de réaliser la synthèse des produits formés dans l’oxydation de l’acide campholénique. Ces recherches ont été couronnées de succès et ont fait l’objet de sa thèse de doctorat ès sciences.
ACIDE CÉTOCAMPHOLÉNIQUE ET CAMPHOLÉNOLIDE
J’ai repris l’élude des corps que M. Biaise et moi avons découverts et nommés acide cétocampholénique et campholénolide; Tiemann (D. ch. G., t. XXX, p. 404) a obtenu plus tard par l’action du brome sur l’acide campholénique ce même olide dont il a préparé* après nous, l’acide correspondant, en lui attribuant une formule inacceptable mais, en même temps, mettant en relief la formule oxydique de l’acide qu’il représente par les schémas suivants :
L’oxydation de la laclone par le permanganate de potassium
m’a fourni de l’acide dimélhylhexanonoïque, de l’acide diméthyllévulique et de l’acide oxalique. Ces produits d’oxydation ne permetlent pas d’accepter la formule de Tiemann et on doit représenter l’acide cétocampholénique (oxycampholanoïque) et la & campholénolide (déhydrocampholénolactone) par les deux formules suivantes :
Ces deux formules montrent qu’un acide oxydique en (3y est capable de donner une lactone non saturée en «S.
J’ai trouvé que la lactone (campholénolide) perd dans la distillation de l’acide carbonique et produit un carbure quadrivalent que j’ai nommé didéhydrocampholène.
J’ai préparé les éthers méthylique et éthylique et benzylique de l’acide cétocampholénique.
ALCOOL CAMPHOLÉNIQUE
FORMIATE DE CAMPHOLÉNYLE. — ACÉTATE ET BUTYRATE DE CAMPHOLÉNYLE. OXYDE DE CAMPHOLÉNYLE. — CAMPHOLANEDIOL.
J’ai appliqué la méthode de réduction de MM. Bouveault et Blanc au campholénate d’éthyle et j’ai ainsi obtenu un nouvel alcool, l’alcool campbolénique isomère du bornéol. Il bout à 216”-217" et fournit les réactions ordinaires des alcools.
Il n’est pas saturé et traité par l’acide sulfurique à b il fournit l’oxyde éthylénique correspondant; ce corps bout à 178".
J’ai appliqué l’hydrogénation découverte par MM. Blanc et Bouveault à la campholénolactone inactive et j’ai obtenu un glycol, c’est le premier exemple d’une réduction de cet ordre obtenue avec ce réactif. Ce glycol, le campholanediol 1.4, est solide et fond à 145°; traité par l’acide sulfurique à 5 il fournit un oxyde identique à celui qui fournit l’alcool campholénique.
J’ai appliqué l’action des dérivés organomagnésiens au campholénate d’éthyle, et j’ai préparé le diméthylcampholénol, le diéthylcampholénol, leurs éthers acétiques et les carbures obtenus par déshydratation des alcools.
En appliquant la méthode de Biaise au nitrile campholénique, j’ai obtenu avec l’iodure de méthylmagnésium la méthylcampholénone et, avec l’iodure d’éthylmagnésium, l’étbylcampholé-
En traitant la campholénolactone parl’iodure de méthylmagnésium, j’ai obtenu un glycol, le diméthylcampholanediol, corps solide fusible à 94°.
Le cétocampholénate d’éthyle a fourni dans les mêmes conditions un alcool à fonction oxyde, l’oxydiméthylcampholanol fusible à 442".