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BULLETIN DU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE

N" 144. — Remarques sur quelques genres fossiles pouuant seruir à relier certaines Cryptogames vasculaires aux Gymnospermes.

Nous revenons plus loin sur cette question importante, n“ 161, 168, 169; nous ne rapporterons ici que les conclusions :

1° L’addition du bois secondaire au bois primaire ou centripète se fait d’abord dans les rhizomes, puis dans la tige, ensuite dans la partie caulinaire du cordon foliaire, enfin dans sa partie aérienne.

2” La disparition du bois cryptogàmique s’effectue eh suivant la même marche.

N" 145. — Sur quelques Bactéries des temps primaires.

Nous donnons la description du Bacillus vorax, Micrococcus prisons, M. esnostensis, M. hymenophagus, M. Guignardi.

Les conclusions sont que : 1° Les Bactéries paraissent s’être montrées sur le globe en même temps que les premières plantes.

2“ D’après les recherches faites jusqu’ici, elles ont été aussi nombreuses et aussi répandues qu’à notre époque.

3° Leur rôle vis-à-vis des plantes semble avoir été le même que celui des Bactéries actuelles.

N° 146. — Sur quelques Bactéries anciennes.

Nous décrivons dans cette note le Bacillus Tieghemi, le Micrococcus lepidophagus, le BacÜlus lepidophagus arcuatus, etc., et nbus constatons ce fait intéressant que la destruction des çs, des plaques d’ivôire et des dents, aux temps primaires, s’effectuait par le travail de Microcoques et de Bacilles, dont la forme et les dimensions se rapprochent d’une façon remarquable de celles des Bactéries qui de nos jours sont la cause de la carie des os et des dents. Nous revenons plus loin sur ce sujet. (Voir figures 27 à 31.) . •

reproduisons quelques figures se rapportant à l'une s avons décrites, le IHplolabis esnostensis, entre autres.

fructifications ; des espèces que

Genre DINEURON,

ANACHOROPTERIS, Ce

: B. Renault;

Genre OPHIOGLOSSITES.

Ce nouveau genre représenté par une espèce, YOphioglossites antiqua, dont nous avons reproduit un épi de fructification remarquable par ses dimensions bien supérieures à celle des épis à'Ophioglossum vivants, fait descendre la famille des Ophioglossées jusque dans les assises per-

BOTRYOPTÉRIDÉES

La famille des Botryoptéridées que nous avons établie renferme le genre Zygopteris Corda, représenté dans notre travail : l“par le Zygopteris Laeattei, B. Renault, Z. bibractensis, B. Renault, Z.pinnata, Grand’Eury; 2° parle genre nouveau Grantmatopteris ; 3° par le genre Botryopteris, B. Renault, qui contient plusieurs espèces, entre autres le Botryopteris forensis, le Botryopteris augustodunensis; cette famille est assez bien connue. Nous avons décrit et figuré, dans le texte et dans l’atlas, la tige, les pétioles, les feuilles et les fructifications de plusieurs des genres qui la composent.

par l'organisation de la tige, souvent frutescente et aérienne, la disposition des feuilles placées en spirale régulière, la présence d’un anneau sur les. sporanges ; de celle des Fougères hétérosporées, par l’existence de deux sortes de spores, la disposition en bouquets de sporanges non placés au-dessous des pinnules, mais à l'extrémité de nombreux petits pédioelles; par leur mode de vie qui devait être essentiellement aquatique, ainsi que le prouvent leurs feuilles nageantes, munies en dessous de poils absorbants d’une forme si particulière et certaines de leurs frondes complètement submergées.

Mais les caractères importants qui les différencient des Fougères isOsporéês et des Fougères hétérosporées, foroent à les maintenir dans une famille distincte qui servirait de trait d’union entre les deux groupes.

La famille des Botryoptéridées existe dans le terrain houiller moyen, le terrain houiller supérieur et dans le terrain permien.

N» 148. - FAMILLE DES CALAMARIÉES.

Sous le nom de Calamariées nous avons compris toutes les plantes fossiles, cryptogames et phanérogames qui présentent une tige calamitoïde, c'est-à-dire dont la partie centrale est occupée par une moelle relativement volumineuse, dont la longueur est partagée en une série d’articles tous semblables, et munie ou non aux articulations de gaines, de feuilles libres distinctes ou de rameaux disposés en vertioille.

Nous avons divisé les Calamariées en deux sections :

La première renferme les plantes articulées, munies seulement de bois primaire, se reproduisant au moyen de spores mâles et femelles réunies dans une enveloppe commune comme chez nos Equisetùm ou au moyen de microspores et de macrospores séparées comme chez les Annularia et les Astérophy.llites,

La seconde comprend les végétaux qui possèdent du bois seoondaire. issu d’une zone génératrice fonctionnant pendant toute la durée de la plante à l’intérieur des tiges et des racines.

Dans la première section nous avons réuni les genres Calamites Schltheim; Annularia Sternberg; Astérophyllite Brongniart; Macrostachya Schimper.

La nomenclature des nombreuses espèces étudiées serait peu attrayante, nous dirons seulement que nous avons consacré vingt-cinq planches de notre Atlas aux détails anatomiques des tiges, feuilles, racines, fructifications de diverses Calamariées ; nous y avons fait figurer l’organisation des Bornia qui était inconnue. A la suite du chapitre consacré aux Calamodendrées se trouve un tableau renfermant les différentes espèces, classées d’après leur structure anatomique.

N° 149. — FAMILLE DES SPHÉHOPHÏLLÉES.

Les Sphenophyllum sont l’objet d'un nouvel examen; les tiges, racines, fructifications sont étudiées successivement. Nous donnons les raisons pour lesquelles nous continuons à regarder ces plantes comme hétérosporées et comme nous l’avons déclaré dans notre Cours de Botanique fossile, 1882-1883. Nous persistons à voir dans les Sphenophyllum une forme de végétaux complètement éteinte, ne devant être rapprochée ni des Sigillaires, ni des . Lépidodendrons, ni des Calamariées, ayant certains rapports avec la famille des.Rhizpcarpées, se rapprochant des Salviniées par quelques détails de leur appareil végétatif, mais constituant un type à part sans analogue dans le monde vivant ou fossile.

N° 150. — Genre LEPIDODENDRON.

Deux espèces , nouvelles de Lepidodendron sont décrites et figurées; ,ce

Flore de Commentry 1 signalé la présence dans les schistes de cicatrices de Sigillaires libres et isolées. Il est dono impossible qu’une Sigillaire à cicatrices contiguës, comme le Clathraria Brardi, devienne en vieillissant une Sigillaire à cicatrices écartées, comme le Leiodermaria spinulosa.

La ressemblance qu’on a signalée dans certains cas provient, croyons? nous, de ce que les coussinets charnus s’étant affaissés par compression, il

Nous reviendrons plu3 loin sur cette curieuse structure des grains de pollen (Prépollinies) des Dolerophyllum.

N° 153. — Un chapitre est consacré à la description des Poroxylées B. R.

Nous passons en revue l’organisation de la tige, des rameaux et des feuilles, nous rappelons que le cylindre ligneux contient, comme celui des Sigillaires à écorce lisse, des faisceaux ligneux diploxylés, c’est-à-dire formés de bois centripète et de bois centrifuge ; que le cordon foliaire est diploxylé dans son parcours à travers la tige, dans l’intérieur du pétiole et le limbe des feuilles. Voici quelques-unes des conclusions auxquelles

primaire des faisceaux s’y différencie des centres trachéens vers le centre de la tige. De telles productions centripètes n'existent, dans les tiges, que dans lés stypes de certaines Cryptogames vasculaires, telles que les Lycopodiées, les Phylloglossées, les Lépidodendrées, etc. On trouve donc chez les Poroxylons.des traces d’une organisation qui rappelle celle de certaines Cryptogames vasculaires à structure radiée; c’est le seul caractère cryptogamique isolé au milieu de tout un ensemble de caractères phanérogamiques; ce sont donc des plantes plus voisines des Cryptogames centradesmides que nos Cycadées, mais montrant déjà les caractères de l’organisation des Phanérogames et ne possédant qu’un reste de l’organisation cryptogamique, reste qui se montre dans la tige, les pétioles etf~ les feuilles.

. Les Poroxylons sont un type fossile sans représentants dans la nature actuelle; ce sont, comme nous l’avons dit, des Phanérogames gymnospermes inférieures, plus voisines des Cryptogames vasculaires à structure radiée que nos Cycadées, mais supérieures aux Sigillaires, aux Sigillariopsis, aux Hetèrangium.

N" 154. — FAMILLE DES CYCADOXYLÉES B. Renault.

Dans cette famille, nous avons réuni quelques genres offrant un certain nombre de caractères cyoadéens, qüi les rapprochent davantage des plantes actuelles, ce sont les genres : Medullosa Côtta, ex parte; Colpoxyloh ’Brongniart 1 ; Cyoadoxylon B. Renault; Ptyehoxylon B. Renault; Ptèrophyllum Brongniart; Sphenozamites Brongniart; Cyoadospadix Schimper.

Les genres Medullosa, Cyoadoxylon, flg. 7, pl. IV, Ptyehoxylon, fig. 5, pl. V, présentent, sur une section transversale de leur tige, plusieurs cylindres ligneux concentriques. Le plus extérieur est formé de lames de

comme dans les épis femelles des Zamiées actuelles. N“ 155. — FAMILLE DES CORDAITÉES, Grand'Eury.

La famille, des Cordaïtées comprend les genres su Grand’Eury; Doryoordaites Grand'Eury; Poacordaites G cordaites B. Renault et R. Zeiller. Nous y avons ajo daiopsis contenant deux espèces, le C. elliptica et le C.

Nous rappelons la structure anatomique des tiges, feuilles, chatons mâles, régimes femelles, etc., des Cor impossible de résumer les nombreuses pages que :

ments. comme chez les Oordaïtes, mais le second reste dans la partie commune au nucelle et aux téguments, et ne s’élève jamais dans l’intérieur du nucelle pour envelopper plus ou moins le sac embryonnaire.

anatomique des tiges ; 2“ la ramification si abondante & la partie supérieure des troncs de Cordaïtes, nulle ou presque nulle, au contraire, chez les Cycadées actuelles ; 3“ l’organisation et la disposition des fleurs mâles et femelles.

Il n’est pas possible d’en faire des Cycadées proprement dites, mais encore moins des Taxinées ou des Gnétacées; elles constituent à juste titre une famille indépendante qui a débuté de bonne heure, puisque le Cordaites Robbii se rencontre dans le Dévonien d’Amérique, et qui s’est continuée jusqu’à la fin du terrain permien : on rencontre en effet, dans le grès rouge de Montcenis (Saône-et-Loire), de nombreux fragments de bois silicifiés qui appartiennent à ces végétaux.

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