ET DES ANIMAUX DOMESTIQUES
Ouvrage couronné par l'Instiiut, prix de médecine; et par VAcadémie Impériale de médecine, prix Itard.
« La partie de la pathologie qui embrasse Tétude des affections causées « par les vers n’était pas, dans son avancement, en rapport avec les autres « branches de la médecine. Les ouvrages si importants de Rudolphi, de « Dujardin, de Diesing sont exclusivement consacrés à l’histoire naturelle « des entozoaires. Dans celui de Bremser, que consultent ordinairement « les médecins, la pathologie n’est traitée que d’une manière insuffisante « et très-incomplète. Le Traité des entosoaires et des maladies vermineuses de « l'homme et des animaux domestiques, publié par M. Davaine, comble ces « lacunes.
« L’auteur n’a jamais perdu de vue les deux buts de son œuvre, la « zoologie et la pathologie.
« La découverte de faits importants en zoologie Ta conduit souvent à « des déductions utiles à la pathologie. Ainsi, des recherches neuves sur le « développement et la migration des œufs du trichocéphale dispar et de « l’ascaride lombricoïde lui ont montré que ces œufs, pondus en nombre « considérable dans l’intestin de l’homme, ne s’y développent pas; qu’ils « sont expulsés au dehors, et que Tembryon ne se forme que plusieurs mois « après. L’existence de ces œufs en nombre immense permet d’en oons- “ tater la présence dans la plus petite parcelle des matières fécales, et deu vient un moyen tout à tait nouveau de diagnostic, et qui peut être étendu « à la recherche d’autres vers, les œufs des différentes espèces ayant des « caractères distinctifs, indiqués par M. Davaine. On reconnaît par le même
Il loppetnent de quelques entozoaires de l’homme et sur la constitution Il anatomique de plusieurs vers, donnent- à cette première partie un carac- II tère remarquable de nouveauté et d'originalité.
Il La seconde partie, entièrement consacrée à la pathologie, est de beau- II coup plus intéressante pour les médecins. C’est surtout à ce point de vue « que se montrent le mérite et l’importance du travail de M. Davaine.
Il Les affections vermineuses, décrites d’après l'ordre des systèmes orga-
II lions thérapeutiques qu’elles présentent. Une innovation heureuse et Il très-favorable à la connaissance des maladies vermineuses consiste à étu- II dier d’abord chacune de ces affections chez l’animal qui en est atteint le Il plus fréquemment ou qui en présente au plus haut degré les symptômes Il caractéristiques.
Il L’histoire de chaque ver est une sorte de monographie.
Il L’étude de -l’ascaride lombrieoïde, la répartition de ce ver dans tous Il les climats, et surtout dans les climats chauds, son apparition sous forme Il d’épidémies, la recherche des circonstances qui favorisent sa transmis- II sioD, la description des accidents qu'il détermine lorsqu’il se porte dans Il des organes qu’il n’habite pas naturellement, forment un ensemble plein Il d’intérêt.
Il L’histoire du plus volumineux et du plus dangereux des entozoaires Il de l’homme, du strongle géant, a été fait d’après le relevé et la critique Il de tous les cas connus, comparés avec presque tous ceux qui ont été ob- II servés chez les animaux ; travail long et difficile, qui a jeté de nouvelles
« semblé plus de trois cents cas d’hydatides, rapportés textuellement ou (c analysés dans son ouvrage.
« La constitution histologique des hydatides, si utile à connaître pour le IC diagnostic, la transformation athéromateuse des tumeurs qu’elles for- II ment, sont exposées d’après les recherches personnelles de l’auteur.
IC Les hydatides sont étudiées avec le plus grand soin dans tous les or- II ganes, et jusque dans les systèmes osseux, vasculaire et nerveux.
Il L’histoire des hydatides hépatiques est une monographie achevée.
Il Le rapprochement de tant de faits a donné des résultats très-importants Cl pour le traitement des diverses affections'hydatiques. Dans un résumé IC substantiel, l’auteur a exposé toutes les méthodes, tous les procédés de Il traitement qui ont été mis en usage, en en faisant connaître les avantages, IC les dangers ou les inconvénients. On peut affirmer que, sur ce sujet, il Cl n’existe, dans la science, aucun travail aussi complet ni aussi fécond en Il utiles enseignements.
Cl Nous croyons superflu de poursuivre cette analyse de l’ouvrage de Il M. Davaine. 11 n’est pas un seul des vers de l’homme et des animaux Il domestiques dont il n’ait étudié avec soin l’action nuisible sur les organes Il et les fonctions. Enfin, l’auteur a complété son travail par une revue hiscc torique des méthodes de traitement employées à diverses époques et dans IC différents pays contre les maladies vermineuses, et l’a enrichi des résul- Cl tats de son expérience personnelle.
Il En résumé, l’ouvrage de M. Davaine, dont les limites de ce Rapport IC ne permettent de donner qu’une idée fort incomplète, n’est pas moins re- II marquahle par son mérite scientifique que par son utilité pratique.
Il La Commission propose à l'Académie de décerner à M. Davaine un IC prix de dmx mille cinq cents francs. »
IC Parmi les ouvrages envoyés au, concours, l’Académie en a particulière-
« publié par M. le docteur Davaine. L’Académie n’hésite pas à déclarer « que cet ouvrage forme le traité le plus complet et le plus savant qui ait (I été publié sur ce sujet ; il est venu combler une grave lacune en histoire « naturelle et en pathologie comparée. Jamais jusque-là on n’avait rap- « proché dans un même ouvrage les affections vermineuses chez l’homme « de celles des animaux domestiques. C’est ce qu’a fait M. Davaine avec (I science et avec talent. L’Académie a surtout été frappée du grand nombre « de faits nouveaux qui s’y trouvent exposés, et elle ne craint pas d’aller « trop loin en disant que cette œuvre doit être placée au rang des plus « remarquables de notre époque. L’Académie n’hésite donc pas à donner « à son auteur un prix de la valeur de 2,000 francs. »
83. Su® LA PRÉSENCE CONSTANTE DES BACTÉRIDIES DANS LES ANIMAUX AFFECTÉS DE LA MALADIE CHARBONNEUSE.