‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 9 sur 13 · II. — Bassin de Paris · texte numérisé non relu

II. — Bassin de Paris

Terrain tertiaire [18,40]. — On connaissait sur le flanc sud de l’Ardenne des lambeaux de sable dont l’âge et le mode de formation avaient été également discutés. J’ai montré leur continuité avec les sables et grès landéniens qui reposent sur les argiles à silex (Vervins) et prouvé ainsi la discordance de l’Éocène inférieur à l’est du Bassin de Paris sur les terrains crétacés, jurassiques et jusque sur le massif ardennais. Ces conclusions qui modifiaient nos notions sur l’étendue de la mer éocène de ce côté ont été adoptées parle Service de la carte géologique de Belgique.

Terrain crétacé [1, 3, 7, 9, 12, 16, 34]. — Une question générale s’attachait à la bordure crétacée orientale du Bassin de Paris : on y avait signalé ■ des interruptions nombreuses dans la sédimentation (théorie des lacunes d’Hébert) ; j’ai fait voir qu’il n’en était pas ainsi : au contraire, cette région est plutôt remarquable par les faciès multiples qu’y affectent successivement les diverses couches, quant à leur composition et à leur faune.

L’étude des affleurements de ce terrain, du Pas-de-Calais à la Bourgogne, m’a permis de mettre en relief divers faits nouveaux. Tels sont, la transgression générale du Crétacé sur le Jurassique [1], — l’extension inattendue de l’Aptien aü nord, jusque dans l’Aisne, où j’ai découvert une faune très particulière, nouvelle pour la France, mais rappelant celle de Farringdon, dans le Berkshire, — l’existence régionale de trois faunes albiennes successives et distinctes, fondée sur des listes de fossiles comprenant plusieurs centaines d’espèces, — la continuité des assises cénomaniennes, prouvée par leurs faunes, malgré leurs faciès très variables et leurs transgressions réciproques. Ainsi, l’énorme lentille de

jurassique, que l’on l | ret n 1 ta e 1 cen 1 lu t nent belse à Wimereux.

J’ai, en outre, étudié la succession et les variations des niveaux jurassiques dans l’Aisne et les Ardennes, du Lias à l’Oxtbrdien, montrant leur transgression sur les rivages de l’Ardenne paléozoïque [3a, 5i].

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