Sur l’adamine, nouvelle espèce minérale
(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXU, p, 692. - Bulletin de la Société chimique, a* série, t, V, p'. 4.33.)
J’ai trouvé cet arséniate de zinc sur un échantillon appartenant à l’École des Mines. M. Des Cloizeaux en ayant retrouvé un autre échantillon mieux cristallisé dans la collection de M. Adam, il a été possible de reconnaître par mes analyses et par les mesures de M. Des Cloizeaux, s’accordant avec les miennes faites sur des fragments imparfaits, que le nouveau minéral était isomorphe avec la libéthénite et avec l’oli-
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vénite. C’est le premier exemple d’un sel de zinc isomorphe avec un sel
L’existence, dans ces divers.arséniatesy d’une demi-molécule d’eau qui ne peut être chassée qu’à une température élevée est une consé • quence immédiate de la dialomicité du zinc et du cuivre, qui sont combinés avec l’acide arsénique tribasique. Leur constitution devient donc, de même que celles de la wagnérite et de l’apatite, une preuve de la diatomicité du zinc, du cuivre, du magnésium, du calcium, etc., diatomicité admise d’abord principalement à cause de la chaleur spécifique de ces
6. Sur l’isomorphisme supposé de l'azotate de sodium et du spath d’Islande.
(Bulletin de la Société de Chimie, »* série, t. XVn, p. 484.)
On a admis l’isomorphisme du spath d’Islande et de l’azotate de sodium. Les angles des deux formes cristallines sont en effet voisins, et de plus, comme l’a fait voir H. de Senarmont, l’azotate de sodium se dépose parallèlement en cristallisant sur les fragments de clivage du spath d’Islande. Néanmoins on ne peut pas admettre que ces deux corps soient véritablement isomorphes, car le spath d’Islande ne fait pas cristalliser une solution sursaturée d’azotate de sodium.
Il en est de même de l’azotate de potassium et de l’arragonite.
7. Surladelafossite, nouvelle espèce minérale, et sur la reproduction artificielle de l'atacamite.
(Comptes rendus des séances de l’Académië des Sciences, t. LXXVII, p. an. — Bulletin
de la Société chimique, n 1 série, t. XX, p. 99: — Association française pour l’avance-
L’examen d’un échantillon de la collection de l’École des Mines, déterminé anciennement comme graphite, m’a fait reconnaître une nouvelle espèce que jlai dédiée au vénérable doyen des minéralogistes
français. C’est une sorte de spinelle de sesquioxyde de fer et de protoxyde de cuivre Fe’O*, Cu 2 0, qui s’éloigne par l’aspect'et par toutes les propriétés des spinelles véritables. Des échantillons de la même espece existent dans la collection du Muséum, où je les ai reconnus. Il en a été retrouvé depuis lors deux autres à Saint-Pétersbourg, dans la collection de l’École des Mines. Ils étaient déterminés aussi comme graphite. Il y a lieu de supposer, quoique les localités indiquées fussent très-différentes, pour des échantillons évidemment de même provenance, qu’ils viennent tous de Sibérie.
Ayant essayé de reproduire artificiellement la delafossite, je n’y ai pas réussi; mais j’ai obtenu l’atacamite cristallisée ou oxychlorure hydraté de cuivre, par une réaction qui semble avoir dû fournir une partie des cristaux naturels. Ils s’obtiennent mélangés de sesquioxyde de fer, lorsqu’on chauffe ensemble une solution de chlorure ferrique avec de l’oxydule de cuivre.
M. Debray avait obtenu le même minéral en chauffant une solution de sel marin avec de l’azotate basique de cuivre.