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PHYSIQUE

De l'influence de la température sur les phénomènes qui se passent dans les tubes capillaires. [Comptes rendus, i856, t, XLII, p. 968. — Thèse originale de Physique, i856. — Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t, XUX.)

La loi suivant laquelle doit avoir lieu la variation de hauteur de la colonne soulevée dans un tube capillaire avec la température, a été déduite par Laplace et par Poisson de leurs théories, mais seulement pour les liquides qui mouillent les tubes. De cette hypothèse, que le liquide adhère alors aux parois du tube et y forme une gaine cylindrique, dans laquelle s’élève le reste de la colonne capillaire, découle cette conséquence, que la forme de la surface libre reste la même à toute température, et l’angle de raccordement de la surface du liquide et de celle du tube également constant; d’où la conclusion que la hauteur de la colonne liquide soulevée est en raison de la densité du liquide.

Des expériences assez nombreuses, mais trop peu exactes, si l’on en excepte celles de M. Brünner, avaient fait voir que la hauteur à laquelle s’élève un liquide dans un tube capillaire qu’il mouille décroît plus rapidement que ne le voudrait la théorie, quand la température augmente. La densité n’intervient donc pas seule comme élément du phénomène, mais on ne s’était pas préoccupé de rechercher la cause de ce désaccord.

Je me suis donc occupé :

1° De vérifier la loi empirique du décroissement de la hauteur capillaire avec la température ;

2" De rechercher la cause de la divergence de la théorie mathématique

3“ D’établir, s’il était exposé, la liaison des phénomènes d’ascension et de dépression, alors complètement isolés les uns des autres.

La netteté parfaite de l’intérieur des tubes sur lesquels on opère est une condition capitale de l’exactitude des observations. J’ai établi par expérience le caractère auquel se reconnaît cette netteté, caractère auquel M. Valson a été conduit plus tard par la théorie mathématique ; il faut qu’a près aspiration ou après dépression le liquide revienne exactement au même point.

il conserve une courbure constante; l’expéle s’aplatit de plus en plus, finit par s’annuler

et devient même convexe; d’où résulte que l’éther, à de hautes températures, cesse de mouiller le vase qui le contient et se comporte comme le mercure froid.

Il suit de là que, au moins à des températures élevées, l’hypothèse de l’existence d’une couche liquide adhérente aux parois des tubes doit être abandonnée.

J’ai même constaté, par des mesures directes, que cette variation de la forme du ménisque se manifeste déjà pour une variation de température de quelques degrés, à partir de la température ambiante.

Sur la vaporisation totale des liquides. (Journal l'Institut, 1864, p. 197.)

I,a répétition des expériences sur l’éther chauffé en vase clos, dont j’ai parlé plus haut, m’a amené, en 1864, à énoncer d’une manière plus formelle que je n’avais osé le faire, d’après les premiers essais, la ldi suivante, déjà entrevue par Cagniard de Latour : la température de volatilisation complète d’un liquide parait indépendante du rapport qui existe entre son volume et celui de l’espace libre dans lequel il peut se répandre; d’où il suit qu’il existe, pour les liquides non décomposables par la chaleur, un point de vaporisation, complètement distinct de ce qu’on appelle le point d’ébullition, et qui présente les mêmes caractères que le point de fusion, c’est-à-dire une température presque indépendante de la pression au-dessous de laquelle le corps peut être en vapeur, mais au-dessus de laquelle il est nécessairement gazeux.

Il suit de là que la pression, quelle qu’elle soit, peut être impuissante à liquéfier certains gaz, si l’on n’ajoute pas à son effet celui d’un abaissement de température, C’est, je crois, la première indication qui ait été donnée de l’existence de’la température critique, sur laquelle l’attention vient d’être rappelée par les belles expériences de MM. Cailletet et Raoul Pictet.

Sur le son des anches libres et leur application aux expériences de composition des mouvements vibratoires. (Journal/’Institut, 1862, p. SqS.)

J’ai remarqué que, bjen que le son rendu par un tuyau à anche contienne de nombreux et puissants harmoniques, cependant le mouvement vibratoire de la languette métallique est simple et correspond seulement au son fondamental du tuyau; car, si l’on fixe un petit miroir au sommet de

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