LI. — Théorie générale (troisième Mémoire
Sur la théorie des substitutions.
Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LIX, p. 196.
J’ai commencé, dans ce Mémoire, la démonstration de l’inexactitude des idées que Dumas, Laurent, Gerhardt, etc., ont émises sur les actions chimiques. Dumas ayant revendiqué la paternité de ces idées {Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, t. XLIX, p. 487), j’ai dû m attacher à prouver l’incertitude et l’erreur qui régnent dans tous ses Mémoires, et j’ai commencé par le premier.
Dumas fait connaître dans son travail {Annales de Chimie et de Phy-
sique, 2 e série, t. LXXIII, p. 113) l’action des alcalis sur l’alcool et l’esprit-de-bois. Cette action n’est pas la même. Én outre, lorsqu’on fait usage de chaux potassée au lieu de potasse, l’action change encore et Dumas y voyait « une réaction compliquée ».
La Théorie générale fait disparaître tous les voiles; elle montré comment l’action doit varier; elle permet de prévoir tous les résultats et de calculer les proportions des corps formés dans chaque cas. Ainsi, tandis que Dumas, malgré tout son talent, est réduit à dire qu’on trouve, avec l’hydrogène, une petite quantité de « gai hydrogène carboné OU d’oxyde de carbone qu’on rencontre presque toujours dans les réactions de cette nature », je puis affirmer que la petite quantité de gaz étranger à l’hydrogène est de l’oxyde de carbone, et non pas de l’hydrogène carboné. Je puis, en outre, calculer cette petite quantité ; la Théorie prouve que, pour 41 é<1 d’hydrogène, il se forme 2 éq d’oxyde de carbone.
LU. — Théorie générale (quatrième Mémoire).
Sur la densité du carbone dans ses combinaisons. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t.LIX, p. 1089.
J’ai fait de nombreuses expériences pour la production artificielle du diamant; leur insuccès, même dans la préparation de produits destinés à servir de matière première, avait été singulier. La Théorie générale est venue m’expliquer ces désappointements : j’ai cru utile d’en avertir les chimistes, et j’ai profité de l’occasion pour montrer que le carbone existe avec la densité du diamant dans beaucoup de composés organiques.
LUI. — Théorie générale (cinquième Mémoire). — Sur Vorigine des eaux minérales sulfhydriques ( sulfureuses) des Pyrénées.
Ce Mémoire donne une explication nouvelle, ou plutôt la première
explication, de l’origine réelle des eaux sulfhydriques. Il existe dans les ardoises un sulfure double de fer et sodium, que je crois identique à celui dont Berthier recommandait l’usage pour préparer HS ( Annales de Chimie et de Physique, a' série, t. XXIV, p. a 7 3). L’eau, qui rencontre ce sulfure, se charge de sulfure de sodium, de sulfate de soude; elle développe de la chaleur, ce qui permet de comprendre, on ne peut plus simplement, tous les cafactères des eaux minérales sulfhydriques. Quoique ce sujet exige de nouvelles études, j’ai cru devoir, en prenant date, le signaler aux géologues. On trouvera, sans aucun doute, des composés analogues, et l’on expliquera, sans peine, beaucoup de faits, très obscurs jusqu'à présent.