CXXIX. — Théorie générale (quarante-quatrième Mémoire
Sur les hydrates de baryte.
Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XCVI, p. i;3o.
Dans le désir d’offrir aux chimistes des preuves à la fois simples, très nettes et relatives à des corps de la plus haute importance, M. Maumené a présenté ce Mémoire, le premier d’une série sur les hydrates al-
L’étude de ces corps laissait beaucoup à désirer. On croyait connaître un hydrate BaO, HO; mais sa composition était donnée par des analogies et non par des analyses exactes, interprétées sans correction illicite de leurs résultats. On connaissait un autre hydrate, celui qui cristallise vers -t-i5° dans une dissolution saturée à chaud ; mais on n’était pas d’accord sur la quantité d’eau réelle de cet hydrate. Les uns admettaient 10HO, les autres 9; quelques-uns catégoriquement 8,5.
Pour faire cesser l’incertitude, M. Maumené chercha d’abord une méthode de dessiccation très sûre. On faisait, en général, sécher les hydrates, sous la cloche sulfurique, à la température ordinaire; mais parfois on faisait usage du vide et, même, d’une température plus ou moins élevée. On comprendra le vice d’une telle profusion de moyens en considérant que le sulfate de chaux, par exemple, retient 2HO (environ...) sous la cloche sulfurique, mais perd toute cette eau quand on enlève l’air, à i“ ou 2'"'“ de mercure près.
Le seul moyen d’éviter des erreurs aussi sérieuses est de sécher un hydrate aqueux sous une cloche où l’on place une masse un peu grande de l’hydrate immédiatement moins riche en eau. Pour connaître ce dernier hydrate, il suffit de recourir à la Théorie générale.
L’hydrate normal (ou à poids égaux) est
( Ba O )*, ( HO ) 7 ‘-‘ = Ba O, (HO ;
celui qui vient le premier, à excès de baryte, est
( Ba O )•*• (HO )”>'= (Ba O )* (HO )*’■•• ; celui qui vient le second, à excès de baryte, est
(BaO) 9x7 (HO). 76 » s —(BaO) 7 (HO) 8 ’ 800 .
Ce dernier est celui qu’on obtient en faisant fondre le normal, au rouge sombre le plus modéré ; il revient à
BaO(HO)>.’“
et l’expérience vérifie ces chiffres jusqu’à la troisième décimale. Lorsqu’on veut faire sécher l’hydrate normal, on le place non dans la cloche sulfurique, mais à côté d’une masse de l’hydrate fondu pulvérisé. On amène l’hydrate normal à la sécheresse réelle où il peut rester plusieurs jours. Alors on le trouve formé, très exactement, de baryte BaO et d’eau à poids égaux.
Les autres hydrates indiqués par la Théorie peuvent être obtenus