Doigts surnuméraires pédiculés
moniteur des sciences, 1859.)
Cette note contient la description de deux pouces supplémentaires, de leurs phalanges, de leurs articulations, de leurs nerfs collatéraux et des corpuscules de Pacini observés à l’état frais.
4. — Étude sur les effets des tractions et des torsions exercées sur la main et ravant-bras des enfants.
Mém. de 70 pages in-8,1862.
Dans ce travail, l’auteur, donnant une description nouvelle des articulations du coude et du poignet, explique par la forme et les rapports
des surfaces osseuses le mécanisme des luxations incomplètes du coude et principalement de celle qu’il désigne sous le nom de Subluxation latérale interné , luxation dans laquelle, le bord de la cupule du radius s’accrochant à la lèvre externe de la trochlée, il se produit un léger déplacement qui maintient les deux os de l’avant-bras en dedans de leur position normale. ■ ■ •
S. Mouvements de l’avant-bras chez les oiseaux.
(Bulletin de la Sociiié'philomathique, 1863.)
L’auteur, après avoir décrit dans leur détail les articulations du coude et du poignet chez les oiseaux, démontre, en s’appuyant sur les faits énumérés dans cette description :
1” Que les mouvements de flexion et d’extension de la main sont intimement liés à ceux de l’avant-bras, de telle sorte que l’extension de l’avant-bras sur le bras entraîne à sa suite celle de la main sur l’avantbras, et que la flexion de l’avant-bras sur le bras a pour conséquence nécessaire celle de la main sur l’avant-bras, et il prouve que ces résultats sont dus à un mouvement d’élongation du radius, c’est-à-dire à un glissement de cet os parallèlement à son axe.
2° Que, dans les mouvements de flexion et d’extension de l’avant-bras sur le bras, le radius, par suite des dispositions de son articulation avep l’humérus, éprouve un déplacement latéral qui a pour résultat d’imprimer au cubitus un mouvement de rotation sur son axe, de telle sorte qu’il y a réellement chez les oiseaux une pronation et une supination, quoique le radius ne tourne pas autour du cubitus.
3° Que la main, quand elle s’étend, se place à peu près dans le plan de l’avant-bras, tandis que, lorsqu’elle se fléchit, elle change de plan et se glisse sous la face palmaire de l’avant-bras.
Il résulte de ces faits que l’aile des oiseaux se tord et se détord en exécutant ses mouvements de flexion et d’extension.
6. — Sur les muscles fléchisseurs des doigts des oiseaux (ibid.).
(Bulletin de la Société philomathique. 1863.)
. A la main des oiseaux, les muscles fléchisseurs des doigts sont rattachés par des freins élastiques à la tête de la phalange qui précède
celle sur la base de laquelle ils s’insèrent. Ce fait donne la preuve que ces muscles conservent leur signification homologique malgré les disposUions particulières qui, au point de vue de la fonction, les convertissent en extenseurs.
7. — Formule du système musculaire dans la larve du Corethra plumicornis.
{.Bulletin de le Société philomathique, 1863.) '
Une analyse détaillée des muscles de la larve transparente du corethra plumicornis permet de ramener tous ces muscles à deux'séries de faisceaux, les uns obliques et les autres longitudinaux. Cette disposition est plus facile à, distinguer dans la région abdominale ; mais, après une étude attentive , on peut la reconnaître également dans la région thoracocéphalique et dans la région caudale.
8. — Sur F existence d'un muscle carré pronateur à la face dorsale de la jambe chez le Phascolome.
{Bulletin de la Société philomathique, 1863.)
La description dès articulations de la jambe avec la cuisse et, du pied avec la jambe fait voir que chez le phascolome wombat tout est disposé pour une rotation du péroné sur le tibia, rotation qui permet un mouvement de pronation exagérée par suite duquel la plante du pied se tourne en dehors, et que ce mouvement a pour agent principal un muscle très développé, composé de deux plans superposés et situé à la face dorsale de la jambe, où il reproduit la disposition que réalise à, la face palmaire de l’avant-bras le muscle carré pronateur. Ce muscle est séparé par le ligament interosseux de son antagoniste, qui ramène le péroné à sa position ordinaire et qui revêt toute la face plantaire de ce ligament.
On remarque aussi que la surface de l’astragale qui s’articule avec la malléole interne est divisée en deux parties, dont l’une s’applique au tibia dans la position normale, et l’autre dans la pronation forcée-, et d’autre part que le calcanéum s’articule par une surface concave avec une convexité du cuboïde, de manière à permettre un léger mouvement de rotation.
9. —Sur le membre abdominal des oiseaux et principalement de l Aigle pris pour exemple.
(,Bulletin de U Société philomathique, 1864.)
L’auteur décrit particulièrement les articulations de la hanche, du genou et du talon,
1“ Il signale ce fait, que chez les oiseaux l’insertion du ligament rond sur la tête du fémur se fait dans la moitié supérieure de la sphère que cette tête représente, et que ce caractère les distingue des mammifères, où cette insertion se fait dans la moitié inférieure de cette sphère.
2" Il exprime l’opinion que l’extension de la surface articulaire sur le grand trochanter est en rapport avec l’inclinaison que le tronc de l’oiseau subit pour se maintenir en équilibre dans la station sur un seul
3" Pour la région du genou, il montre que la masse rotulienne ne se compose pas seulement de la rotule proprement dite, mais que l’on peut distinguer une rotule osseuse, une rotule cartilagineuse et une rotule graisseuse.
i‘ Il montre aussi qu’il y a pour ces rotules et la poulie rotulienne une cavité synoviale particulière distincte de celle de l’articulation proprement-dite.
5“ Il donne une description détaillée des fibro-cartilages interarticulaires, et indique les caractères particuliers qui distinguent sous ce rapport les oiseaux des mammifères.
6° 11 insiste sur le jeu de la tête du péroné dans les mouvements de la jambe, sur la rotation qui est alors imprimée à, cet os, et fait voir que la réflexion que subit le tendon du muscle biceps est en rapport avec cette rotation.
7° Il montre ensuite que l’os canon, dans ses mouvements de flexion et d’extension sur la jambe, subit une certaine rotation sur son axe, et que ce fait coïncide avec l’existence dans l’articulation d’un fibro-cartilage semi-lunaire et de deux ligaments croisés.
8° Il fait voir que la flexion forcée des doigts dans la station perchée résulte surtout de la forme de l’articulation du cou-de-pied, et que l’intervention du muscle accessoire du fléchisseur perforé n’èst pas tou-
circonstance, tandis que
jours nécessaire dans cette utile dans la marche.
son . rôle est très
10 .—Sur l’absence de l’accessoire du fléchisseur perforé chez fe Grand-Duc. (Bulletin de le Société philomathique, 1864.)
L’auteur signale l’absencede l’accessoire du fléchisseur perforé chez le Grand-Duc, oiseau ravisseur et percheur, observation qu’il a depuis étendue aux autres rapaces nocturnes.
H. — Sur le bassin de la Taupe.
Le bassin de la taupe offre une disposition paradoxale par suite de laquelle les viscères abdominaux subissent Un déplacement, dont il est intéressant d’apprécier la cause.
En effet, toute la région interiliaque de ce bassin est très étroite, les cavités cotyloïdes sont très rapprochées, et il en est de même des éminences iléo-pectinées. Les pubis divergent à partir.de ces éminences, et la symphise n’est représentée que par un ligament d’une grande longueur. Il résulte de là que la partie interiliaque du bassin ne loge que la masse des muscles sacro-coccygiens, et que les viscères abdo minaux sont rejetés en avant des. pubis et des ischions.
L’orang-outan est dépourvu à la main antérieure comme à la main postérieure du muscle long fléchisseur du pouce, et pourtant ce doigt possède un muscle qui fléchit directement sa dernière phalange. Pour obtenir ce résultat, le muscle absent est suppléé par l’adducteur transverse, dont le tendon, qui chez les autres singes longe le côté cubital ou péronéal de la première phalange pour s’insérer latéralement sur la base de la dernière, se place chez l’orang dans l’axe de la première phalange pour se.fixer au milieu de la base de la phalange terminale. Le pouce
acquiert ainsi une entière indépendance, mais par une disposition très différente de celle qui est réalisée chez l’homme.
M. Alix donne à ce tendon, en l’honneur de son maître, le nom de tendon de Graliolet.
13. — Sur l’articulation tibio-tanienne dam les Singes anthropoïdes
(Bulletin de la Société philomathique, 1865.)
L’auteur décrit l’articulation tibio-tarsienne des singes anthropoïdes, et fait voir qu’indépendamment de la forme et des rapports des os, ainsi que de sa grande laxité, elle diffère de celle de l’homme par la présence de deux ligaments interosseux, auxquels il donne le nom de ligaments de Gratiolet.
14. — Essai sur la forme, lastructure et le développement de laptume.
2S pages in-8, 23 figures dans le texte.
(Bulletin de la Société philomathique, 1865»)
L’auteur, donnant une description nouvelle d’une plume complète, insiste sur l’existence du canal intérieur de la tige et sur les relations qui existent entre ce canal et le sillon médian que l'on voit sur la face ventrale de cette tige ainsi qu’avec le pertuis que l’on nomme ombilic supérieur.
Il étudie la structure intime du tuyau, de la tige et des barbes, puis montre que les barbes sont constituées comme de petites plumes complètes, les barbules par l’évolution de certaines cellules corticales de la barbe, et les barbettes par des prolongements de ces cellules.
Etudiant ensuite le développement de la plume, il fait voir que ce développement se fait sur une papille composée, de telle sorte que l’appareil ptérogène comprend le calamogène qui produit le tuyau, le stéléchogène qui produit la tige, le plérygogène qui produit les barbes, et le ptérophore qui sert, de.soutien à la tige et aux barbes. Il montre que les compartiments cornés qui entourent les barbes ne sont pas, comme on l’a cru, des organes producteurs, mais des cloisons protectrices qui émanent de l’étui corné, et enfin que cet étui lui-mème se forme de la même manière que le tuyau.
En dernier lieu, il signale ce fait, qüe lé duvet du foetus se forme sur
diffère toujours de celui du singe par la saillie du bord de la cloison des fosses nasales, lequel regarde toujours en bas, tandis que chez.les singes anthropoïdes la cloison n’a pas de saillie et son bord libre regarde toujours en haut.
L’intermaxillaire de l’homme diffère de celui des singes par le peu de hauteur de la branche montante, qui est même nulle dans certain cas de beo-de-lièvre.