Nouvelles observations sur la myologie du Tarsier
Mémoire de 11 pages.
(Bulletin de la Société philomathique, 1865.)
Ce mémoire contient la description des muscles du tronc. On peut y noter plus particulièrement les faits suivants :
1° Le volume du sous-clavier qui atteint l’articulation omo-clàviculaire et passe à la forme d’un muscle omo-stèrnal.
2" L’existence d’un muscle cléido-occipitien au lieu d’un muscle cléidoatloïdien comme chexles singes, ce qui rapproche le tarsier des carnivores et des rongeurs.
3" Le grand développement du pyramidal de l’abdomen, ce qui rapproche le tarsier des marsupiaux.
i° L’absence d’un faisceau costal du scalène antérieur, ce qui le distingue des singes.
S" La description détaillée des muscles de la colonne vertébrale en y comprenant ceux de la queue et indiquant avec précision les insertions des faisceaux.
18. — Recherches sur l'anatomie du Troglodytes Aubigi, par Pierre Gratiolet et Edmond Alix.
Cet ouvrage, dont M. Alix a rédigé une partie à titre de collaborateur, comprend une introduction historique, la description des formes extérieures, l’ostéologie, la syndesmologie, la myologie; un exposé des principales dispositions du système nerveux et du système vasculaire; les organes des sens ; l’appareil de la respiration et les organes de la voix ; l’appareil de la digestion, les organes génito-urinaires; des conclusions générales où. sont résumés les caractères qui distinguent le chimpanzé d’Aubry, soit des autres anthropoïdes, soit de l’homme, ét les conséquences que l’on peut en tirer relativement à son genre de vie.
Dans la rédaction de cet ouvrage, les auteurs se sont principalement efforcés de mettre en évidence les caractères qui établissent des différences essentielles entre l’homme et les singes anthropoïdes, caractères qui se montrent dans tous, les appareils, mais qui apparaissent singulièrement dans l’appareil locomoteur.
19. — Sur les organes de la parturition chez les Kanguroos. [Comptes rendez hebdomadaires de l'Académie des sciences, et Bulletinde la Société philomathique, 1866.)
L’auteur, ayant observé que chez YHalmaturus Bennellii le vagin médian communique avec le vestibule uro-génital, en conclut que ce passage peut servir à la parturition. C’est pourquoi il donne au vagin médian le nom de vagin embryophore et aux vagins latéraux celui de vagins spermatophores. Il signale en même temps une différence dans l’épithélium qui revêt ces conduits, les vagins latéraux étant couverts d’un épithélium cylindrique et le vagin médian d’un épithélium pavimenteux.
20. — Sur un squelette de Chimpanzé provenant du Gabon.' [Bulletin de la Société philomathique, 1866.)
L’auteur décrit un squelette de chimpanzé qui a été envoyé à M. Verreaux par M. Girard, commissaire de la marine. Il compare le chimpanzé
de Girard avec le chimpanzé d’Aubry et le Troglodytes niger. Il discute la valeur d’un caractère que l’on tire de la présence d’un cinquième tubercule à la dernière molaire d’en bas, et conclut que ce caractère n’est pas d’une constance absolue.
20 bis. — Sur les vertèbres cervicales de l’Aï.
' (Bulletin de la Société philomathique, 1866.)
La neuvième vertèbre cervicale de l’aï a une grande apophyse épineuse et mérite le nomde proéminente, au lieu que les vertèbres qui la précèdent n’ont que de faibles apophyses épineuses. Ce fait semble proûver que les deux vertèbres cervicales surajoutées sont bien réellement, comme le pensait Blainville, des vertèbres cervicales surnuméraires et non des vertèbres dorsales envahissant la région du cou.