Sur les fonctions de l’âme et sur le règne humain
[Bulletin de le Société d‘Anthropologie, 1866.)
L’auteur expose les différences qui distinguent l’homme des animaux au point de vue des facultés intellectuelles.
24. — Notice sur les travaux anthropologiques de Gratiolet, lue dans la séance du 20 juin 1867.
(Mémoires de le Société dtAnthropologie, 1867.)
Cette notice contient une analyse des travaux de Gratiolet sur les microcéphales, le système nerveux, le système musculaire et la théorie des mouvememts d’expression.
28. Comparaison des os et des muscles des oiseaux avec ceux des mammifères.
C Bulletin de la Société philomathique, 1867.)
On peut affirmer qu’il y a chez les oiseaux des muscles qui n’existent pas chez les mammifères et réciproquement qu’il y a chez les mammifères des muscles qui n’existent pas chez les oiseaux.
de Cuvier et qu’ils doivent être considérés comme formant un ordre
On peut citer parmi les faits signalés dans ce mémoire :
1" L’existence d’un os sésamoïde au côté externe du ooude dans lé tendon du court supinateur.
2” L’indication de nombreux sésamoïdes dans les régions carpienne et digitale.
3“ L’état cartilagineux de l’extrémité inférieure du cubitus, que l’on croit habituellement ne pas exister parce qu’elle disparaît dans la macération des squelettes.
1 i° L’insertion du grand dentelé au bord axillaire de l’omoplate comme chez les oiseaux.
, ' 5* La description des muscles long supinateur et brachial antérieur.
6” La description du mouvement de rotation du membre postérieur par suite duquel la plante du pied se tourne en avant et qui dépend en partie de la rotation du fémur, en partie de la torsion de l’articulation du pied àvee la jambe.
T Le mode d’insertion chez la roussette des muscles fléchisseurs de la jambe dont les tendons passent entre les deux muscles jumeaux pour se fixer au bord interosseux du tibia.
8" La présence au pied de la roussette d’un 'musclé lombrieal du
9° La description détaillée des muscles peauciers.
27. — Sur l’appareil locomoteur de /'Ornithorynque et de /’Échidrié, Mémoire de 48 pages.
(Bulletin de la Société philomathique, 1867.)
Ce mémoire contient une description comparative des os et des muscles de l’ornithorynque et de l’éehidné oh l’auteur s’applique à signaler les différences qni distinguent ces deux espèces.
Les muscles sont décrits dans un grand détail afin de mettre en évidence leurs caractères particuliers; pour le squelette, au contraire on s’est abstenu de répéter les descriptions déjà connues, et l’on S’est borné à signaler un certain nombre de faits parmi lesquels nous citerons ies suivants :
1 * Les modifications que. présentent les lignes d'insertions musculaires du crâne ; la ligne courbe supérieure de l’occipital est remplacée par une ligne courbe pariétale ; le sterno-mastoïdien s’insère sur l’arcade zygomatique.
.2* Les apophyses transverses des vertèbres dorsales sont très réduites dans leur partie moyenne et ne sont reliées à la tubérosité de la côte que par un ligament d’une grande longueur ; ce r ’on décrit habituellement comme apophyse transverse n’est que l’a ..pophyse.
3* La forme des os des membres et leurs articulations.
i' Les os sésamoïdes que l’on trouve à l’épaule et au poignet.
3* Les mouvements d’élongation et de rotation du péroné sur le
6‘ L’absence de l’épine de l’omoplate; ce qu’on a pris pour cette saillie chez l’écnidné est une double crête où s’attache la longue portion ‘ du triceps brachial.
7‘ Les mouvements que l’omoplate exécute sur la clavicule (elle-même immobile,), mouvements dans lesquels elle entraîne le coracoïdien et l’épicoracoïdien.
8’ La mobilité de l’os ptérygoïdien.
9‘ Les mouvements particuliers de la mâchoire inférieure dont les deux branches, indépendantes l’une de l’autre, peuvent tourner autour de leur axe longitudinal en imitant le roulis d’un vaisseau, ce qui est en rapport avec la forme cylindrique du condyle articulaire.
L’étude des muscles offre aussi un grand intérêt, soit par la présence de faisceaux particuliers, comme cela se voit à la région cervicale de l’ornithorynque pour le muscle grand oblique qui s’attache;aux apophyses épineuses de trois vertèbres ; soit par l'existence de muscles nouveaux, comme le muscle épicoraco-huméral signalé pour la première fois dans ce mémoire; soit par l’absence de certains muscles, comme par exemple le long du dos ; soit par les modifications de certains muscles qui ont leurs homologues chez les autres mammifères, comme par exemple le rhombode qui n’a pas d’insertions sur les vertèbres dorsales, et, chez l’échidné, le grand dorsal, qui va se fixer sur l’épitrochlée.
En considérant dans son ensemble la myologie des ornithodelphes, on trouve que ces animaux rentrent dans le type général des mammifères et qu’ils diffèrent à la fois des oiseaux et des reptiles ; quelques
muscles seulement les rapprochent de ces derniers. Certair rapprochent des édentés, mais ils diffèrent aussi de ces a d’autres rapports.
M. Alix a rédigé, dans cet ouvrage, la description des muscles des membres abdominaux, de la région bucco-pharyngienne, du tube digestif, de l’intestin à partir du duodénum, du larynx et des organes de la respiration, d’une partie du système nerveux (face interne du cerveau, moelle épinière), des organes des sens (œil et muscles de l’œil, oreilles externe, moyenne et interne, osselets de l’ouïe; appareil olfactif); des organes génito-urinaires chez le mâle et la femelle.
pied, précédées de considérations générales sur la forme et les fonctions de ces deux organes.
Mémoire de 104 pages, avec 4 planches.
L’auteur, après avoir donné une description comparative de la main
décrit les lignes que les papilles destinées au toucher dessinent sur la face palmaire de la main et sur la face plantaire du pied.
Ces ligues régulières n’existent que chez un certain nombre de mammifères, les singes, les lémuriens, les chéiroptères, certains insectivores, certains carnivores, certains rongeurs, certains didelphes, tels que les sarigues et les phalangers.
L’étude de ces lignes fournit des caractères remarquables pour distinguer l’homme des singes anthropoïdes.