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Comptes rendus de V Académie des Sciences, i3 janvier f cjé'fi — « Parmi les dispositions expérimentales qui permettent de réaliser à distance l’accroissement de conductibilité d'un tube à limaille, j’en décrirai une qui me paraît particulièrement intéressante.
» La substance sensible est à environ iora d’une machine de Holtz et de son excitateur. Deux tubes cylindriques de laiton A et A', soutenus par des supports isolants, reliés respectivement aux deux branches de l’excitateur, écartés l’un de l’autre de om,4°j courent parallèlement ( 1 ). Les bouteilles de Leyde annexées ordinairement à la machine de Holtz ont été supprimées, mais leur capacité est remplacée dans une certaine mesure par celle des tubes de laiton. Les sphères de l’excitateur sont distantes de imm) ou omm,5 ou même omm,t (y- de millimètre). La substance sensible; est placée en face des tubes, à une certaine distance des derniers tronçons qu’il a été commode de disposer verticalement. On observe la diminution de résistance de la substance sensible quand les étincelles éclatent. A la distance de io"’, les étincelles très réduites de l’excitateur n’exerçaient aucun effet direct sur la substance sensible ; on s’en assurait en éloignant de la substance sensible les dernières parties des tubes de laiton, tout en les maintenant reliées à l’excitateur, afin de ne pas modifier l’étincelle.
» Les tubes A et A' ne sont pas tous les deux nécessaires; la diminution de résistance est très facilement produite quand on n’en fait agir qu’un seul.
» Ces expériences se font de la même façon avec les tubes A et A' en remplaçant la machine de Iloltz par une petite bobine de Ruhmkorff dont les étincelles induites, extrêmement courtes, jaillissent entre les deux sphères de l’excitateur. »
Journal le Cosmos, \ f\ mars — Voici une expérience que M. Branly a eu l’obli
geance de répéter devant moi :
« La substance sensible est intercalée dans le circuit d’un élément de pile. A une certaine distance, on dispose horizontalement un cylindre de laiton AB, relié à une longue tringle métallique qui se termine dans une salle voisine de celle où se trouve la substance sensible. On charge le cylindre AB au moyen d’une étincelle de bouteille de Leyde qu’on fait éclater en touchant la tringle avec la bouteille à une dizaine de mètres de la substance sensible; la résistance de la substance diminue immédiatement et l’aiguille du galvanomètre du circuit passe de o° à go°. Cette disposition a pour objet de permettre de charger et de décharger le cylindre AB sans que l’étincelle de charge ou de décharge puisse influencer directement la substance soumise à l’expérience.
» Si le cylindie AB a été chargé préalablement à l’introduction, dans le circuit de (*)
(*) Ces tubes avaient été fixés au plafond de mon laboratoire; on les y voit encore en grande partie.
la pile, de la substance sensible soumise à l’expérience, la même diminution de résistance de la substance se produit lorsqu'on décharge le cylindre. »
Bulletin de la Société internationale des Électriciens, mai 1891. — « Pour obtenir le phénomène de la diminution de résistance d’un tube à limaille, on fait simplement fonctionner une machine de Hollz au voisinage de son circuit, ou mieux on dispose à proximité un conducteur parcouru par les courants oscillatoires d’une décharge de condensateur. »
Journal la Lumière électrique, 16 mai 1891. — « Les variations de résistance que j’ai obtenues dans des conditions nouvelles, en faisant agir diverses influences électriques, n’avaient pas été observées jusqu'ici.
» i° Action des étincelles électriques. — Je commence par décrire cette action
» 20 Action d’ un conducteur traversé par les courants de décharge d’un condensateur. — J’ai éloigné l’étincelle de façon à n’avoir plus à tenir compte de sa propre action sur la limaille métallique. Prenons un long tube de laiton, voisin par une de ses extrémités du circuit qui renferme la limaille métallique. De l’autre extrémité de ce tube, distante de la limaille de plusieurs mètres, on approche une armature d’une bouteille de Leyde chargée; une étincelle éclate, le tube de laiton est chargé. Au moment de cette charge, les courants de haut potentiel qui parcourent brusquement le tube produisent l’accroissement de conductibilité de la limaille. Le même accroissement de conductibilité a lieu quand on vient à décharger le tube, que cette décharge soit faite à proximité ou loin du circuit qui contient la limaille. »
Journal la Lumière électrique, i3 juin 1891. — « Si l’action électrique influente consiste dans le passage dans une tringle métallique des courants d’une décharge de condensateur, la conductibilité déterminée sur une limaille métallique augmente avec la longueur de l’étincelle qui éclate entre les boules de l’excitateur; elle augmente aussi quand la tringle active se rapproche du circuit qui comprend la limaille. »