De la végétation à l’époque houillère
49. — Notes sur les plantes fossiles du dépôt houiller de la Rhune (. Basses-Pyrénées ).
(Bulletin de la Société botanique de France, 1866, 2« série, t. XXIII, p. 486, pl. 14.)
M. Louis Lartet, pendant une des excursions faites par la Société géologique de France, lors de sa session extraordinaire de 1866, découvrit à la Rhune (Basses-Pyrénées), une couche remplie de végétaux fossiles. Aidé de M. Tardy, il choisit rapidement quelques
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échantillons et, àson retouràParis, communiqua cette petitecollection à M. Bureau.
Voici la liste des espèces et des formes végétales non spécifiquement déterminablès que celui-ci put reconnaître : Pecopteris Nestleriam Ad. Brongn., Pecopteris Ijrrtetii, n.sp., Dictyopteris neuropteroides v. Gutbier, Annularia brevifolia, Ad. Brongn., Asterophyllites, Calamites Cisni, Ad. Brongn ., Sigillaria, Noeggerathia.
Il y a encore sur les échantillons plusieurs débris très-incomplets, indiquant qu’on trouvera à la Rhune d’autres formes végétales que celles énumérées ci-dessus ; mais, quels que puissent être les résultats des recherches futures, la liste précédente suffit pour démontrer d’une manière incontestable la présence si controversée du terrain houiller dans les Pyrénées. Celte liste autorise même à aller plus loin dans les déductions et à fixer d’une manière, plus précise l’époque du dépôt : l’absence ou la rareté relative des Lépidodendrées et des Sphenoptem. la présence des Sigillaria. Dictyopteris et Annularia , ainsi que de formes du genre Pecoptens étrangères aux couches carbonifères inférieures sont des raisons qui doivent faire regarder les couches de la Rhune comme s’étant déposées vers le milieu ou vers la fin de la période houillère.
50. — Sur les plantes fossiles du terrain devonien supérieur de la basse Loire.
(Bulletin d& la Société botanique de France, 1861, t. VIII, J). MO.)
Bien que cette flore ait beaucoup d’analogie avec la flore houillère, et qu’elle ait un certain nombre d’espèces communes avec cette dernière, elle en diffère notablement : t° par l’absence des vrais Sigillaria à côtes ; 2° par l’absence des Fougères à larges folioles, telles que les Nevropteris, qui sont au contraire en majorité dans le terrain houiller (ici les Fougères sont presque exclusivement représentées par le genre Sphenopteris , c’est-à-dire par des espèces à fronde très-découpée); 3° par la présence de certaines plantes spéciales aux terrains de transition : le Sphenopteris dissecta, le
Pecopteris tapera et le Sagenaria Weltheimiam, par exemple ; 4° enfin par la présence de plantes qui n’ont pas été jusqu’ici rencontrées en dehors du bassin devonien dont il s’agit, telles que
le Sphenopteris Dubuissonis et le Sigillaria minima.
51. — Note sur T existence du terrain devonien supérieur en Bre-
(.Bulletin de laSocWé géologique de France, 1859, 2" série, t. XYI, p. 862.)
Jusqu’ici le terrain devonien supérieur n’avait pas été reconnu dans l’ouest de la France. Il s’y trouve avec ses fossiles earactéris-
52. — Note sur iexistence de trois étages distincts dans le terrain devonien de la basse Loire.
Le dépôt de la basse Loire est un des exemples les plus complets du terrain devonien que nous avons en France. Le but de cette note est d’indiquer la superposition régulière des trois étages qui le composent, ainsi que leurs subdivisions. Elle est accompagnée d’une figure représentant une coupe transversale de l’ensemble du terrain.
53. — Observations sur le terrain devonien de la basse Loire.
(Bulletin de la Société géologique France, 1861, 2" série, t. XVIII, p. 337.)
L’auteur donne quelques détails sur la disposition des carrières d’Erbray, dans lesquelles M. Caillaud a découvert un mélange de fossiles siluriens et devoniens; il signale aussi la présence de formes siluriennes dans le calcaire devonien inférieur situé au sud de la Loire ; enfin il indique quatre niveaux fossilifères distincts dans le calcaire devonien supérieur du Cop-cboux.