MUSÉES D’HISTOIRE NATURELLE - JARDINS BOTANIQUES LABORATOIRES
95. — Muséum d'Histoire naturelle. Rapports annuels de MM. les professeurs et chefs de service.
Depuis 1878, M. Bureau publie chaque année, comme ses collègues, un rapport indiquant l’accroissement des collections et les travaux exécutés dans les parties du Muséum dont il a la charge. Par suite des intérims qui lui ont été confiés, il a dû faire, en outre, ce travail, en 1878, pour la chaire de Botanique (Organographie et Physiologie), ét, en 1882 et 1883, pour la chaire de Culture.
96. — Sur l'entrée de l'herbier de Lamarck au Muséum d’histoire naturelle.
Cet herbier contient les types de la Flore française et du Synopsis plantarum de Lamarck et de Candolle, de la partie botanique de XEncyclopédie méthodique et de Y Illustration des genres déplantés décrits dans l'Encyclopédie. Il avait été acquis de la famille de Lamarck, il y a plus de cinquante ans, par Rœper, professeur de botanique à l'Uniyersité de Bostock (grand-duché de Mecklembourg-Schwerin). Rœper mourut le 17 mars 1885, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. M. Bureau écrivit aussitôt aux héritiers, pour savoir s’ils consentiraient à disjoindre l’herbier de Lamarck des autres collections et à le céder à la France ; mais il apprit bientôt que l’herbier de Rœper, tout entier, était acquis par le gouverne-
ment du Mecklembourg, pour l’Institut botanique de Rostock. Tout espoir semblait donc perdu de voir rentrer jamais l’herbier de Lamarck dans notre pays, lorsque, le 18 mai 1886, M. le professeur Gœbel, successeur de Rœper à l’Université de Rostock, écrivit à M. Bureau que cette Université ayant besoin de quelques fonds pour l’amélioration de son jardin botanique, et l’herbier de Lamarck n’étant pas d’une grande utilité pour un établissement qui ne pouvait prétendre à réunir des collections considérables, il avait proposé A son Gouvernement.de séparer de l’herbier général de l’Université cet. .herbier historique, et d’en offrir l’acquisition à quelqu’un des grands musées botaniques dé l'Europe. Cette proposition ayant été acceptée, il s’adressait d’abord au Muséum de Paris.
L’acquisition fut promptement faite, avec l’aidé du Ministère de l’Instruction publique. L’herbier renferme plus de 10.000 espèces. Toutes les étiquettes sont de la main de Lamarck, ainsi que les notes par lesquelles sont désignées les échantillons types de ses publications.
97. — Rapport sur le Musée royal d!Histoire naturelle de Belgique, à Bruxelles.
(Bulletin de la Société botanique de France, 1878, ’t. XX : session extraordinaire en Belgique,
C’est un historique avec, une description sommaire du Musée. On y indique particulièrement l’origine des collections de Paléontologie végétale, formées en partie et administrées par M. Fr. Crépin.