‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 3 sur 5 · CH 3 -C0-C0 2 H, CH 3 -CH (OH)-CO 2 H · texte numérisé non relu

CH 3 -C0-C0 2 H, CH 3 -CH (OH)-CO 2 H

Sur l’identité du bromoocaforme et de l’acétone pentabromée.

M. Caliours avait obtenu dans l’action du brome sur les citrates alcalins un composé, le bromoxaforme, que M. Cloez reproduisit avec l’àlcool méthylique et l’acétate de méthyle. M. Steiner confirma plus tard les données de M. Cloez.

Ayant eu l’occasion d’observer la production de l’acétone penlabromée dans la préparation de l’acide tribromopyruvique, j’ai comparé ce corps au bromoxaforme et j’ai pu constater leur identité. L’erreur des chimistes qui m’avaient précédé dans cette étude provient de la présence de l’acétone dans l’alcool méthylique.

Sur les uréides de l’acide pyrmique et de ses dérivés bromes.

L’action de l’acide pyruvique sur l’urée, qui devait conduire à là reproduction d’uréides analogues aux dérivés uriques, fournit deux composés que je décris dans cette Note, mais dont je donne alors des formules provisoires, simple traduction des résultats analytiques et qui ne sont pas appuyés par des dédoublements. J’y fais connaître en outre le dérivé produit par la réaction de l’acide tribromopyruvique sur l’urée.

ou oxalylurèe, dont la synthèse se trouve réalisée au moyen de l’acide

Uréides pyruviques condensées.

Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. LXXX, p. 53 ; 1875.

En soumettant les uréides pyruviques précédentes à l’action de la chaleur, ou en faisant réagir un excès d’acide pyruvique sur l’urée, on obtient des corps amorphes qui constituent des uréides pyruviques condensées; l’une d’elles présente à un haut degrélescaractères des colloïdes indiqués par Graham. Elle se gonfle danslesalcalisen donnant une masse gélatineuse, se dissout dans l'ammoniaque faible et en est précipitée par un grand nombre de sels neutres sous forme de gelée transparente. Après avoir été chauffée à 120 °, elle ne se dissout plus dans l'ammoniaque; parla dessiccation, elle se transforme en une masse cornée. Les caractères physiques de ce colloïde azoté le rapprochent des colloïdes de l’organisme.

Recherches sur les uréides de l’acide pyrw/ique.

Bulletin de la Société chimique, 1875, t. XXXIII, p. 49; i8>5.

Ce Mémoire comprend l’exposé méthodique des faits déjà indiqués, le manuel opératoire, les détails de préparation, les données analytiques qui n’avaient pu trouver place dans les Notes précédentes. De plus, il est terminé par des' conclusions théoriques où sont établies les formules de constitution des divers termes de la série pyruvique.

Recherches sur le groupe urique (uréides maliques).

Dans le but de réaliser la synthèse des dérivés uriques de la série de l’alloxane, j’ai entrepris de préparer une uréide malique formée

l’action du brome, très complexe, a fourni soit à sec, soiten présence de l’eau, cinq composés différents.

Deux d'entre eux ont présenté des réactions très remarquables par I action de l’eau de baryte; ils donnent un sel de baryum violet, qui possède les propriétés du dialurate de baryum; ce sel, chauffé avec quelques gouttes d’acide azotique, fournit une solution pourpre, qui présente tous les caractères des solutions de inurexide. L’ammoniaque, agissant sur ces dérivés, donne également des solutions pourpres. Ces réaction! rattachent évidemment les uréides maliques aux dérivés de l’alloxane, mais la relation n’a pu être mise hors de doute, car dans cc travail je n’ai pu isoler la murexide. J’ai reconnu depuis que la coloration est due, non à la présence de ce corps, mais à celle de l’isoalloxanate d’ammonium, corps décrit par M. Hardv.

d’eau, et la diuréide glyoxylique obtenue a été identifiée par tous ses caractères avec l'allantoïne de l’acide urique.

Cette synthèse, en établissant la relation d’homologie de la diuréide pyruvique et de l’allantoïne, a permis d’expliquer la nature des deux acidesallanturiques, obtenus, l’un par Pelouze, l’autre parM. Mulder, et dont les formules sont analogues à celles des autres uréides pyru-

Sur l’aldéhyde téréphtalique-

Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXXXIII, p. 8a5; 1876.

On ne connaît qu’une aldéhyde diatomique, le glyoxal, appartenant à la série grasse. Dans la série aromatique, on a reconnu que le corps désigné à tort sous le nom A’aldéhyde phtalique ne possède pas la fonction aldéhydique.

J’ai pensé qu’on pourrait appliquer è l’éther dichlorhydrique du glycol aromatique la réaction découverte par M. Lauthetmoi, et qui permet de convertir les éthers chlorhydriques des alcools aromatiques en aldéhydes. En effet, en le faisant bouillir avec une solution d’azotate de plomb, il se convertit en une dialdéhyde, qui correspond au glycol tolylénique et qui fournit Je l’acide téréphtalique par oxydation.

Sur un nouveau mode de production de l’acide tarlronique.

Bulletin de la Société chimique, t. XXVII, p. 440; 1877.

Dans l’intention de préparer l’alloxane parsynthèse, j’ai essayé d’obtenir l’acidealdéhyde-mésoxaliqueaumoyende l’acide pyruvique dibromé; mais cet acide, aldéhyde-acétone, fixe les éléments de l’eati au moment 1 de sa formation et donne l’acide tartroniquc de Dessaignes. Outre l’intérêt de cette nouvelle synthèse de l’acide tarlronique, ce mode de formation a permis d'expliquer la production d’acide lactique ordinaire,

des urées composées à radicaux d’acides potybasiques.

L’Académie des Sciences de Belgique ayant mis au concours quelques années auparavant la question suivante :

- f On demande de nouvelles expériences sur l'acide urique et ses dérivés, principalement au point de vue de leur structure chimique et de leur syn ■■

dans l’autre et fournissant, par des transformations régulières, tous les dérivés de la série alloxanique, j’ai essayé de reproduire la malonylurée au moyen de l’acide malonique et de l’urée. Le mélange, chauffé seulà 125°, donné une faible quantité d’un produit qui se colore en pourpre par l’action successive de l’acide azotique et de l’ammoniaque, mais la réaction est limitée; la plus grande partie de l’acide malonique se décomposant sans réagir. En employant l’oxychlorure de phosphore comme déshydratant et le chauffant avec un mélange d’urée et d’acide malonique, j’ai obtenu une masse jaune, qui, dissoute dans l’acide azotique, puis traitée par l’hydrogène sulfuré, dépose lentement des cristaux d’alloxantine, qu’on a pu convertir en alloxane et en murexide.

l'Académie dés Sciences, t. LXXXVIII,

Sur l'acide dichlorolaclique (en commun avec M. P. Adam).

Bulletin de la Société chimique, t. XXXIV, p. *9; 1880.

L’aldéhyde dichlorée CHCP-CHO s’unit h l'acide cyanhydrique, et la cyanhydrine, traitée par l’acide chlorhydrique, fournit l’acide dichlorolactique

CH Cl 3 CH-OH CO a H

cnstallisable, fusible à 73°, déliquescent, dont nous avons obtenu et décrit l’éther.

Synthèse de l’acide citrique (eh commun avec M. P. Adam).

forme en un polymère gommeux, qui, par l’action de la potasse alcoolique, donne la paracroléine monobromée 3(C’H 3 BrO) et .un polymère C 5 H 1 BrO*, qui possède les réactions des composés propargyliques.

Transformation de la morphine en codéine.

En examinant les propriétés de la morphine, sa solubilité dans les alcalis, son action sur le perchlorure de fer, son pouvoir réducteur, j’ai été amené à penser qu’elle renferme un oxhydrile phénolique. Comme la codéine est l’homologue de la morphine et cependant ne présente aucun caractère phénolique, il m’a semblé qu’elle pouvait représenter un éther méthylique de la morphine, considérée comme phénol. Il y avait donc lieu de tenter la transformation de la morphine en codéine par les procédés qui permettent d’obtenir les éthers de phénols. En effet, en dissolvant la morphine dans la soude alcoolique et la chauffant avec de l’iodure de méthyle, on constate la production de

Cette transformation, non seulement' rattache la codéine à la morphine, mais fournit un procédé général pour préparer, avec les divers iodures alcooliques ou composés analogues, une série de bases nouvelles aussi nombreuse que la série des éthers d’un phénol.

Ainsi, avec l’iodure d’éthyle, on a préparé en grande quantité un homologue de la codéine, qui cristallise très bien et se rapproche de la codéine par l’ensemble de ses propriétés.

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