Le Microbe du Croup
(Revue Scientifique, XXXI, 1883, p. 265)
Cet article est surtout intéressant au point de vue de l’étiologie de la Diphtérie. MM. Wood et Formad ont, les premiers, établi les relations existant entre cette maladie et la nature du sol. La ville de Ludington, près du lac Michigan (Etats-Unis), a souffert, en 1881, d’une épidémie très grave de Diphtérie. Cette ville, dont la principale industrie est l’exploitation des forêts voisines par des scieries mécaniques, a toute sa partie basse construite sur un marais comblé avec de ta sciure de bois. C’est dans ce quartier que l’épidémie sévissait.
Bien que l’étude du microbe .de la Diphtérie ait fait beaucoup de progrès depuis cette époque, ces conditions étiologiques réclament encore toute l’attention du praticien. Le quartier de La Muette, à Paris, et la prairie du Ranelagh, marais comblé depuis des années, — mais dont le sol spongieux conserve une humidité latente qui se manifeste par le brouillard qui s’en élève, même en été, dès que le soleil est couché, — est connu pour un foyer endémique de Diphtérie, et malgré l’agrément de cette promenade,, il y a lieu d’en éloigner les enfants qui contractent si facilement cette maladie.
cédé a bien réussi en France et en Ecosse, sans danger pour les animaux domestiques.
31. — Application de la Photographie microscopique à l’étude des Sarooptides. (Eu collaboration avec M. le D' Fayette.)
(BuM. du Muséum cCHist. Nat. de Paris, 1897, p. 98,1 flg. en photogravure.)
Je me suis appliqué, avec la collaboration de M. le D' Fayette (de Sain-Bel), à faire de bonnes photographies microscopiques de Sarcoptides, en vue d’une reproduction en photogravure. M. Fayette, n’ayant pas jugé mes préparations sufiisantes, en a obtenu de beaucoup plus
lout quaire ou cinq ans, les Microzoaires ont eu leur tour et sont reconnus comme la cause d’un grand nombre de maladies (Paludisme, Coccidioses, Filarioses, etc.). Je prends comme exemples trois épisodes empruntés à la vie de trois grands naturalistes : Pasteur et la maladie des Vers à soie ; — Laveran et l’Hématozoaire du Paludisme ; — Metchsikoff et la Phagocytose, — pour prouver que les recherches de Zoologie pure ont une influence directe et considérable sur les progrès de la Médecine, et j’en conclus que ces recherches, considérées trop souvent comme spéculatives, trouvent tôt ou tard des applications d’une utilité incontestable pour l'humanité.