Description de la femelle de lu Pilla Ellioll
(BullelUdela SodétiphUonathiquede Pari'. 18:7 1878, 7* s5ilj, t. II, p, 201.)
Parmi les très nombreux Oiseaux recueillis p.ar le D' Harmand, dans le cours de son exploration du Cambodge et du Laos, se trouvait une femelle de l’espèce que j’avais décrite précédemment sous le nom de Pilla EUioH. J’ai pu ainsi compléter la description de cette forme remarquable dont le Muséum d’histoire naturelle est encore seul à posséder des représentants.
83. — Descriptions de nouvellee espèces d'Oiseaux du Tonhin, du Laos et de la Cochinchinc.
(Bulletin de la Société soologique de Pranae, 1890, t. XV, n" 7, p, 153.)
J'ai fait connaître dans cette Note, sous les noms do Dryonastes Maesi et de D. (îermamîdeux especes nouvollesde la famille des Timélüdés dont la première est originaire du Tonkin et la seconde de la Cochinchine, et qui se placent, avec le D. lugens {Garrutaæ chinensis var. lugens Oust, antea) du Laos, à côté du D. chinensis du sud-ouest de la Chine. J’ai considéré ces quatre espèces et quelques autres, comme D. strêjiîfofisduTénassoriin, 1). nuchalis du Bengale, D. monachus de l’îledo Haïnan, peut-être môme D. perspiciUalus de la Chine et du Sium, et D. sannio de la Chine méridionale et orientale et de la région montagneu.so du nord-est du Bengale, comme des formes dérivées probablement d’un type primitif qui s’est répandu depuis les montagnes du Yun-nan, d’une part Jusque dans le sud de la Chine et l’île do Haïnan, de l’autre jusque dans l'fndo-Chine française, le nord do la presqu'île do Malacca et l’est de l’Inde anglaise.
En terminant, j’ai présenté quelques observations au sujet delà disti-ibutioii géographique do diverses espèces qui se trouvaient dans la mémo collection que le Dryonastes Maesi.
H4. — Description d’un type peu connu de l ordre des Gallinacés. (Bulletin de l'Association scientifique de France, 1883. » série, t. 4- n’ 120, p. 210, 16 juillet 1882, et La Nature, t. X, n' 487, p. 278, 30 septembre 1873, avec flg.)
35. — Description du Sheinardfns oceüatus, Gallinacé voisin des Argus.
(Annales des sciences naturelles, Zoologie, 1883, 52* année, 0» série, t. XIII, art. n» 13.)
Depuis près de 30 ans, il existait, dans les galeries de Zoologie du Jardin des plantes, une penne caudale que l’on croyait provenir d’une espèce d’Argus différent de l’Argus ordinaire. Mon prédécesseur au Muséum, feu J. Verreaux, proposa de désigner cette espèce sous le nom à’Argus ocellatus, qui fut inscrit , sans description, par le prince Ch.-L. Bonaparte dans ses Tableauxparalléliques de l'ordre des Gallinacés. Mais on ignorait absolument quelle partie de l’Asie habitait l’Oiseau auquel la plume avait appartenu, et l’on ne pouvait se faire qu’une idée très vague de sa taille et des couleurs de son plumage. C’est seulement en 1882 que l’on put être fixé à cet égard grâco^ k l’arrivée au Muséum de deux dépouilles complètes de l’espèce signalée par J. Verreaux. Je reconnus alors que cette espèce n’appartenait pas au groupe des Argus proprement dits, comme on l’avait supposé et comme le croyait encore M. Maingonnat qui avait donné une description sommaire de l’Oiseau, mais constituait le type d’un nouveau genre moins voisin des Argus que des Faisans dits Euplocomes ou Euplocames {Euplocamus). J’appelais d’abord ce genre Rheinardius, mais plus tard j’ai rectifié le nom qui doitètre éantRheinartius, la connaissance de ce type si remarquable de l’ordre des Gallinacés étant dùe, en majeure partie, k un envoi fait par les soins de M. le colonel Rheinart, ancien Résident supérieur en Annam.
3B. — Description de cinq espèces d’Oiseaux appartenant au Muséum d’histoire naturelle et provenant de la Chine et de l’Indo-Chine.
(Bulletin du Muséum d’Bistoire naturelle, 1895, t. II, n" 7, p. 314.)
Les espèces décrites dans cette Note sont au nombre de cinq, savoir : Carpococcyx Renaaldi, Pitta (Rydrornis)annamensis, el Gennœas Edwardsi de la province de Kuang-tn (Annam) ; Arboricola Henrici de la même province et du Tonkin et Cryptolopha Dejeani de Tatsien-lou (Set-
chuan). (!eUe clornièrc espèce dont le type a été envoyé au Muséum par le R. P. Dcjean, avec d’autres Oiseaux, appartient à la famille des Muscicapidce et par ses affinités très étroites avec une espèce de Bornéo, vient confirmer l’opinion du D’ R.-B. Sharpe relativement à l’existence de l'apports assez intimes entre la faune ornithologique du mont Kina-Balu dans l’intérieur de Bornéo et la faune de l’Himalaya et de scs dépendances. La découverte du Carpococcyx JRenauldi fournit encore à ce sujet une preuve plus décisive. CeCar/iococcÿæest, eneffet, un grand Coucou marcheur, appartenant à un groupe que l’on croyait, jusqu’ici, confiné dans les lies do Bornéo et de Sumatra, et que j’ai été fort surpris de rencontrer sur les confins de l’Annam et du Laos, dans le pays même habité par le magnifique Rheinartius ocellatas.
Le Gennæus Edwardsi, qui provient également do la province de Kuang-ti'i et dont le P. Renauld a envoyé au Muséum plusieurs dépouilles, en même temps que des exemplaires de Carpococcyx eld’Arboricola est également fort remarquable, non seulement par la beauté de son plumage, mais encore parce qu’il établit la transition entre les Faisans à queue aplatieçlu genre Acomus et les Faisans à queue disposée en foi-me de toit'du genre Gennæus, dont le Faisan de Swinhoe peut être considéré comme le type.
Quant au Passereau de la famille des Brèves que j’ai désigné sous le nom de Pitta annamensis et à la Per’drix percheuse que j’ai appelée Arboricola Henrici, ils se rapprochent un peu des deux espèces de l’Inde anglaise.
37. — Notice sur une espèce, probablement nouvelle, de E'aisan de VAn»um. (Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1898, n- 6, p. 868.)
Au retour de sa mission dans l’Indo-Chine, en 1897, M. Marc Bel remit à M. Milne Edwar'ds, pour la Ménagerie du Muséum, un couple de Faisans vivants, provenant de la région orientale de l’Annam, ou, pour pr’éciser davantage, du pays encore presque inexplor'é, où vivent les peuplades sauvages des Mots et qui s’étend entre Hué et la grande chaîne de montagnes courant du nord au sud. Ces Faisans supportèrent parfaitement la mauvaise saison, se reproduisirent au printemps suivant et eurent des petits qui s’élevèrent sans dilflculté. Je pus donc faire une étude complète de l’espèce à laquelle ces Oiseaux appartiennent et je reconnus qu’elle différait à la fois du Gennæus nyclhemerus ou Faisan argenté ordinaire qui vit à l’état sauvage dansles provinces
méridionales de la, Chine et du G. ^ncfersoni découvert par Anderson sur les monts Kachim ou Kakym. 'à l'est de Bhamô, sur les frontières de la Birmanie. Je désignai donc cette forme nouyelle sous le nom de Oennœus Beli et j’y rapportai un Oiseau dont la dépouille avait été envoyée au Muséum parle R. P.Renauldon même tempsquedesexemplaires de Bheinartius ocellalas, de Carpncoccyx Benauldi, et de Gennœas EJwardsi. Ces exemplaires provenaient aussi du pays des Mois. Le Gennœas Beli paraît donc être cantonné dans cette partie de l’Annam, tandis que le G. Andersoni habite plus à l’ouest, de l’autre côté des montagnes.
ouvelle espèce d'Ibis {Ibis glgantca). • e/sc7eneeM87l‘'t.‘LXXXlV,'’p" «6)!' ^
Parmi les Oiseaux queM. le D' Harmand a obtenus sur les bords du Mékong, l’un des plus remarquables assurément est un Ibis de très grande taille, surpassant par ses dimensions toutes les espèces que l’on connais.sait jusqu’alors, et différant par sa livrée d’un brun noirâtre, nuancé'du vert métallique.
C('t Ibis, que j’ai décrit sous le nom d ’Uns (jiganiea, ci dont le Muséum a reçu depuis lors un second individu, plus jeune, mais dont aucun autre musée no possède encore de spécimen, a été placé récemment par Elliot dans un genre particulier, le genre Thaurmtibis.
39. — Description d'une nouvelle espèce d'Ibis (Ibis Harmandi). {BuUeün. de la Société philomathique de Paris, 18?6-1S77,7o sérié, l. 1, n* 1, p. 28 ot C rendus de l'Académie des Sciences, J806,.t. XXXIV, p. 278.)
Dès 1862, un exemplaire de cette espèce avait été rapporté d’Ayuthia (Siam) par M. Bocourt; mais,en l’absence de termes de comparaison suffisants, l’Oiseau avait été r.apporté kVIbis papil'osade l’Inde.L’arrivée au Muséum do nouveaux spécimens obtenus parM.loD''PIarmnnd sur les bords du Mékong m’a convaincu qu’il y avait eu lii une erreur et que l’Ibis du Siam et du Laos appartenait h une espece différente, appelée d’abord Ibis Harmandi et identifiée plus tard à Y Ibis Davisoni.
40. — Catalogue des Oiseaux recueillis par M. le comte de Barthélemy dans le cours de son dernier voyage en Indo-Chine.
(Bulletin du Muséum d’Hisioire naturelle, 1898, t. IV, n” 1, p. 11.)
Ce Catalogue comppend 69 espèces que j’ai déterminées et pour chacune desquelles j’ai joint aux notes qui m’ont été remises par M. le comte de Barthélemy et qui étaient relatives aux provenances et aux habitudes des diftéronts Oiseaux les observations que j’ai pu faire en comparant ceux-ci avec les exemplaires remis antérieurement au Muséum par M. R. Germain, le D'Harmand etle prince Henri d’Orléans. Dans la collection formée par M. do Barthélemy en Annam et au Tonkin, j’ai trouvé quelques espèces indiennes qui n’avaient pas encore été rencontrées dansl’Indo-Chino ; j’yai trouvé aussi un second exemplaire d’une espèce de Pic dont le commandant Rabier avait obtenu précédemment un exemplaire dans la même région et que j’ai décrite plus tard sous le nom de Oecinus Rabieri.
41. — Les Oiseaux du Cambodge, du Laos, de VAnnam et du Tonkin (!'• Partie).
Nouoellet Archives du Muséum d'Histoù'e nalureUe, 1899, 4* série, t. 1, p. 221 à 296 et pis
On a vu, par ce que j’ai dit plus haut, que depuis une trentaine d’années le Muséum d’histoire naturelle avait reçu de très intéressantes collections recueillies dans la Basse-Cochinchine par M. R, Germain, dans le Cambodge et le Laos par M. le D’' Harmand, dans le Laos et le Tonkin par le prince Henri d’Orléans, dans l'Annam par M Bel et par M. P. Renauld. D’autres envois et des dons d’Oiseaux des mêmes contrées ont été fait successivement par le D’ Jullien, M. Pierre le D’' Philip, le capitaine Noëh le commandant Rabier et M. le comte de Barthélemy, de sorte que le Mu-sée de Paris e^st à peu près aussi riche on Oiseaux do l’Indo-Chino française qu on Oiseaux de la Chine. Ayant été'appolé à déterminei- et à classer cos nombreux matériaux et ayant ou fréquemment l’occasion de les comparer avec dos spécimens provenant des pays voisins, principalement du Yun-Nan, du Siam et de la Birmanie anglaise, j ai rocuoi li, depuis bien des années des notes et des observations en vue de la publication d un ouvrage sur les Oiseaux de l’Irido-Chine analogue à celui que j’ai publié.
avec M. A. David, sur les Oiseaux de la Chine. Toutefois, comme j’ignore quand ce projet pourra être réalisé, j’ai saisi avec; empressement l’occasion qui m’était offerte de publier un travail préliminaire, dans lequel j’étudie seulement les espèces du Cambodge, du Laos, de l’Annam et du Tonkin, laissant de côté pour le momentcelles de la Basse- Cochinchine, ou ne les citant, de même que celles du Siam, que lorsqu’elles sont communes h cps pays et à ceux dont j’étudie spécialement la faune ornithologique.
Ainsi limité, mon travail aura encore une étendue considérable et portera sur des centaines d’espèces. Je n’ai pu faire paraître jusqu’ici que la première partie, relative aux Perroquets, aux Rapaces diurnes et nocturnes, aux Grimpeurs et aux Syndactyles; mais j’ai donné dès k présent des figures coloriées non seulement du Carpococcyx Benauldi et d’un Pic (Gecinus Rabiert) que j’avais signalé dans le Bulletin du Muséum en 1898, mais encoi’e de YArboncola Henrici et du Gennœus Edmardsi, dont j’ai parlé plus haut. Le nom scientifique de chanue espèce est suivi d’üne courte synonymie, d’indications bibliograpliiqucs aussi courtes que possibles, des noms annamites et cambodgiens toutes les fois que j’ai pu me le procurer, d’indications relatives à la coloration du bec, des pattes, des yeux et des parties nues; parfois même de quelques détails de mœurs; mais j’ai particulièrement insisté sur la distribution géographique des Oiseaux, qui me paraît offrir un intérêt particulier, et sur les relations zoologiques des espèces comprises dans mon catalogue avec celles des pays limitrophes.
42. — Note sur ancien type d’Alcédénidé du Muséum d'Histoire naturelle de Paris.
(Omis. Bulletin du Comité anithologique inte^mUonul, 1897-1898, t. IX, n‘ 3, publié en 1899,
J’ai retrouvé dans les colleotioqs du Muséum le type du Martin-Pêcheur du Cap de Bonne-Espérance^ de Daubenton, et du Martin-Pêcheur à gros bec, de Buffon, et je l’ai identifié au Pelagorpsis Fraseri. CetOiseau doit avoir été rapporté de la presqu’île de Malaoca par Sonnerat.
— Catalogue des Oiseaux rapportés de Vile Nias par M. J. Claine, en
mi.
{Buileiin de la Société philomathique de Paris, 1892, 8* série, t. JV, p. 107.)
L’îlo Nias, 'OU Poulo-Nias, située en face et à 76 milles marins de la eûte nord-ouest de Sumatra, était restée pendant longtemps presqu’inexplorée au point de vue de l’bistoire naturelle. Il y a une trentaine d’années, elle avait cependantété visitée par M. H.-C.-B. de Rosenberg qui, dans son livre sur l’archipel malais {Der Malayische Archipel, 1878) et- dans un ouvrage spécial avait même donné une liste des animaux qu’il y avait rencontrés; mais c’est seulement en 1886 qu’un gentilhomme florentin, Sign. Elio Modigliani put y étudier et y recueillir des collections importantes dont la partie ornithologique fut étudiée par M. le comte T. Salvadoni : ce naturaliste publia dans les Annales du Musée de Gènes un catalogue comprenant 62 espèces dont 8 étaient nouvelles pour la science. En 1871, un voyageur franc;ais,'M. J. CJaino, qui venait d’explorer le nord-ouest de Sumatra, se rendit à .son tour à l’île Nias et réunit une série d’Oiseaux qu’il remit au Muséum d’histoire naturelle. Dans cette série, j’ai trouvé non seulement la plupart des espèces indiquées par M. le comte Salvadori, mais encore plusieurs formes qui avaient échappé aux investigations de MM. von Rosenberg et Modigliani.
Je pus également faire mon étude complète des variations de Cittocincla melanura Salvad.