Article Capsules surrénales
L’auteur étudie les anomalies dé formation, de nutrition, de circulation de ces glandes. Quand il traite des rapports de leurs lésions avec la maladie bronzée, il dit que cette maladie doit être attribuée aux rapports des capsules avec le système
L’auteur démembre le mal de Bright, comme il l’a fait dans son article « Mal de Bright ».
La NÉPHBITB DIFFUSE COBSÉCUTIVE OU NÉPHRITE [RÉSULTANT d’uN OBSTACLE A
l’émission de l’urine, dont la connaissance est due à l’auteur qui l’a décrite pour la première fois dans son Atlas (p. 326), est de nouveau traitée par lui. Elle a é*té reproduite, plus tard, en 1878, expérimentalement par MM. Charcot et Gombault.
Les néphrites circonscrites comprennent les néphrites de la syphilis, de la lèpre, de l’intoxication palustre, de la tuberculose.
L’auteur dans son Atlas (p. 349-3S3) avait distingué deux formes de tuberculose DES REINS. L’une, où les reins sont le principal siège de l’altération tuberculeuse, commence par la vessie ou les uretères pour, de là, gagner les pyramides. C’est la tuberculose vraie et primitive des reins. L’autre est un syndrome qui complique la tuberculisation pulmonaire ; des granulations peu abondantes sont éparpillées dans le parenchyme rénal : c’est la tuberculose secondaire des reins.
Dans son article, l’auteur fait une étude complète de ces deux formes. Personne, depuis lors, n’a ajouté quelque chose d’essentiel à sa description ; on s’est borné à changer les mots et à appeler locale ou secondaire, la tuberculose qu’il avait qualifiée primitive, et inversement.
Les néphrites épithéliales comprennent les néphrites catarrhales des auteurs et un certain nombre de celles que l’on décrit sous le nom de néphrite parenchymateuse et de néphrite albumineuse.
Caractérisées par l’altération des épithéliums qui sont primitivement affectés, tandis que le stroma conjonctif reste à peu près intact, elles sont symptomatiquement et étiologiquement différentes des néphrites conjonctives.
Elles sont consécutives aux maladies infectieuses (scarlatine, variole, fièvre typhoïde, choléra, septicémie), et l’auteur étudie leurs caractères dans chaque maladie. 11 étudie, de même, la néphrite causée par le froid, et parle d’une néphrite, très analogue à celle-ci, qui accompagne les brûlures étendues.
Les néoplasies sont partagées en néoplasies conjonctives et en néoplasies épithéliales.
Les néoplasies conjonctives apparaissent dans le jeune âge et n’infectent pas i’organisme.
Les néoplasies épithéliales se développent aux dépens des épithéliums des tubiili rénaux, ainsi qu’il résulte des dessins donnés par l’auteur, et surviennent dans la seconde phase de l’existence.
Les hypoplasies du rein comprennent les
stéatoses, la leucomatose (dégéné-
rescence dite amyloïde), la dégénérescence, hyaline ou hyalinose, qui n’avait jamais été décrite et dont l’auteur donne un dessin histologique.
Dans les anomalies de circulation, l’hyperémie, l’anémie, les hémorrhagies, les thromboses et les embolies rénales ont attiré l’attention de l’auteur qui rapporte plusieurs observations de mort rapide à la suite de l’oblitération des
La lithiase rénale, l’hydronéphrose, la dégénérescence kystique des reins, le parasitisme et le traumatisme terminent, avec la périnéphrite, cet article où l’auteur, non seulement a rapporté de nombreux faits nouveaux et personnels, mais encore, les a étudiés et classés d’après sa méthode, celle qui a été exposée tout au long, à propos des ouvrages d’anatomie pathologique.
HERPÉTISME
En 1865, dans la préface de son traité de la syphilis, le D' Lanccreaux dit ; La pathologie devrait posséder une classification analogue à celle des sciences naturelles.
De suite, il cherche ù l’établir et s’attache aux maladies chroniques que leurs manifestations variées et leur longue évolution rend plus difficiles à définir et à classer. Il étudie la syphilis et montre son unité; il étudie l’alcoolisme et fait un tableau complet de ses manifestations en mettant soigneusement on évidence les caractères communs qui les relient ; — il montre que certaine névrite, certaine néphrite, certaine cndartérite ne sont point des phénomènes isolés, mais qu’ils sont tous dus à une même cause : l’intoxication par le plomb ; — il prouve qu’il existe une pneumonie, une hépatite, une néphrite, une aortite provoquées par une même cause : l’agent du paludisme.
Ce qu’il a fait pour ces processus morbides qui reconnaissent pour origine des agents spécifiques ou des conditions hygiéniques déterminées, il va le faire
Sous la dénomination d’Hr.npÉTisME, l’auteur réunit toute une série de modifications morbides, dynamiques et matérielles, qui s’observent chez le même individu ou chez des individus d’une même famille, et se succèdent aux différents âges de la vie, de telle sorte qu’il n’est pas douteux qu’un lien de parenté
fostations d’une maladie constitutionnelle héréditaire.
Ces manifestations, dit M. Lancereaux dans la préface de son Traité (octobre 1882), sont depuis longtemps connues, quelques-unes ont été parfaitement étudiées, leur description se trouve dans la plupart des ouvrages classiques. Mais, si chaque auteur a vu quelque chose de Therpétisme, aucun deux rien a saisi l'ensemble; les détails en sont partout, l’ensemble nidle part.
L’herpétisme, comme la plupart des maladies chroniques, évolue en deux phases successives. Dans l’une prédominent les troublés purement dynamiques* vaso-moteurs; dans l’autre, les troubles trophiques; celle-ci appartient à la dernière partie de la vie, celle-là à la première.
Dès l’enfance, l’état herpétique se manifeste par des éruptions érythémateuses, papuleuses, vésiculeuses, qui sont prurigineuses ou par des énanthômes généralement accompagnés de spasmes, crises d’éternuements, laryngite striduleuse, accès d’asthme, etc.). Dans quelques cas, ces éruptions ou poussées congestives vont jusqu’à l’hémorrhagie (purpura symétrique des membres intérieurs).
A l’approche de la puberté apparaissent les spasmes vésicaux, les pertes séminales; un peu plus tard, les épistaxis, les hémorrhoïdes, les hémoptysies, les hématuries, les œdèmes sous-cutanés, les fluxions articulaires. Vers la même époque, se montrent l’acné, la blépharite ciliaire, les migraines et les névralgies, puis la dyspepsie et l’hypocondrie.
L’accroissement est à peine terminé que, sans amener la cessation des troubles vaso-moteurs, la deuxième phase s’ouvre, caractérisée par des lésions trophiques localisées, surtout, aux tissus peu vasculaires. Les cheveux tombent, les ongles s’altèrent; l’arthrite sèche, le rhumatisme déformant affectent les articulations. Alors débute Vemphysème, trouble, trophique du poumon, avec la trachéo-bronchitc et la toux qui l’accompagnent; alors aussi, naissent les lésions trophiques des veines (varices) et des artères (artério-sclérosc).
L’auteur rattache à l’herpétisme, Yartério-sclérose, avec le cortège d’altérations qu’elle entraîne dans les viscères et que, le premier, il a fait connaître (V. p. 32, endartérite généralisée). Actuellement, à l’artério-sclérose les auteurs donnent des causes multiples, infectieuses i,variole, tuberculose, syphilis, etc.), ou diathésiques (rhumatisme, goutte), ou encore toxiques (alcool, tabac, surmenage, vieillesse)... En réalité, réserve faite pour le saturnisme (V. p. 36 et n» lit), l’artério-sclérose, affection nettement définie par ses lésions et son évolution, n’a qu’une seule origine : elle est l’effet de l’horpétisme.
ISO. — Leçons de clinique médicale.
Leçons faites à la Pitié et i l’Hélel-Dlen, 187M89S, 2 vol., 1892 et i894.
Les sujets de ces leçons sont analysés dans d’autres parties de cet exposé. Nous n’insisterons ici que sur les idées générales, sur la question de doctrine.
M. Lancereaux ne s’attache pas h décrire et à. désigner par des noms particuliers, des symptômes et des syndromes, ni à les présenter comme autant d'espèces morbides.
« La lésion, dit-il, et, à plus forte raison, le symptôme ne sont que des « effets, subordonnés à une cause dont l’action, exceptionnellement locale, en- « gendre presque toujours un état général qui est la maladie. Ainsi la maladie « domine la lésion... la maladie n’est pas dans l’organe, l'organe n’en est que « le support..., il riy a pas de maladies d’organes, mais de simples localisatitms « morbides, des expressions anatomiques ou symptomatiques se produisant, de « préférence, sur tel ou tel élément histologique, suivant la convenance de l’agent « pathogène. »
Et c’est pourquoi M. Lancereaux cherche un lien entre les différentes manifestations morbides et s’efforce de découvrir leurs caractères spécifiques, de façon à pouvoir les rattacher à la famille nosologique dont elles dépendeni réellement.
11 applique, en somme, dans ses leçons, la méthode qui l’a conduit à découvrir l’existence de plusieurs diabètes, qui l’a guidé dans l’étude des maladies chroniques, alcoolisme, syphilis, herpétisme; il n’étudie pas la lésion et le symptôme en dehors de la cause, et arrive à mettre en évidence ce fait, que « les « maladies chroniques, comme les maladies aigues, ne comportent qu’un petit « nombre de types, s II approche du but qu’il apercevait en 1863, « lapathologie i< devrait avoir une classification analogue à celle des sciences naturelles », avec cette condition que « la cause, la lésion anatomique, l’évolution seront les caractères fondamentaux de toute espece nosologique ». autrement dit. que la classification sera basée sur l’étiologie.
Dans ses leçons, M. Lancereaux enseigne que « la clinique est 1 application, « au lit du malade, de connaissances anatomiques, physiologiques et ohi- « miques préalablement acquises. C’est en s’appuyant sur ces connaissances « que le médecin parvient il déterminer le siège et les conditions morbides des
M. Lancereaux fait reposer l’étude des affections du foie et du pancréas tout à la fois sur l’anatomie pathologique et sur l’étiologie. Il reste donc fidèle à sa méthode scientifique et à ce principe qui domine tout son enseignement clinique ; « U n’y a que des maladies générales qui, tout en imprégnant l’orga- « nisme entier, localisent leurs effets sur l’un des tissus gui le composent. »
En tenant compte des troubles fonctionnels, du siège élémentaire de la lésion, et de l’étiologie, il a pu constituer un certain nombre de types, nettement définis, des maladies du foie et du pancréas ; c’était le seul moyen de ne point créer des entités purement artificielles, comme on l’avait fait, par exemple, pour les cirrhoses hépatiques.
Les affections du foie et du pancréas sont étudiées dans cinq grandes divisions : les anomalies de développement, de nutrition, de circulation, d’innervation, et les anomalies accidentelles (parasitisme et traumatisme).
Après l’étude des affections du foie et des voies biliaires, vient celle des affections du pancréas qui est associé au foie, non seulement au point de vue embryologique, anatomique et physiologique, mais encore au point de vue pathologique.
ha. pathologie du pancréai, à peine ébauchée jusqu’alors, se trouve, pour la première fois, envisagée dans son ensemble et décrite d’une façon complète et détaillée.
L'aplasie ou atrophie congénitale du pancréas y est reconnue et étudiée : c’est une affection que l’on ignorait. Elle constitue une des formes les plus graves du diabète maigre chez l’enfant.
Quant aux autres formes de diabète, elles sont toujours l’effet ou d’un désordre matériel ou d’un trouble purement fonctionnel du système nerveux de la glande pancréatique, de telle sorte que le diabète glycosurique n’est pas une maladie, mais simplement, è l’instar de l’albuminurie par rapport au rein, l’expression symptomatique d’un désordre matériel ou fonctionnel du pancréas.