Sur l’organisation du Peripatus Tholloni. — Bull, d
s des Péripates. — Congrès international
58. — Nouvelles observations sur les Péripates américains. — Ibid., t. cxxix, p.. ioa 9 -io3i : 1899,
5g. — Observations biologiques sur le Peripatus capensis. — Ibid., t. oxxix, p. 971-973; 1899.
60. — Peripatus des environs de Rio-de-Janeiro. — Bull, de la Soc. entom, de France, p. 66-67 ; 1900.
61. - Contributions à l’histoire des Péripates américains. — Ann. de la Soc. entom. de France, t. lxviii, p. 385-45o, pi. i-vi ; 1899 (1900).
62. — Sur l’origine et les enchaînements des Arthropodes de la classe des Onychophores. — Comptes rendus de l’Acad. des sciences, t. cxxx, p. 735 -j 38; 1900.
63. — Observations sur le Peripatopsis Moseleyi. — Bull, de la Soc. eutom. de France, p. 119-121 ; 1900.
64. — Quelques observations sur les Onychophores (Peripatus) de la collection du Musée Britannique. — Quaterly Journal of micr. Se., vol. xliii, p. 367-373 ; 1890.
65. — Nouvelles observations sur les Peripatus de la collection du Musée Britannique. — Ibid., vol. xliii, p. 749-757; 1900.
66. — Observations sur le développement des Onychophores. — Comptes rendus de l’Acad. des sciences, t. cxxxi, p. 652-654 t 1900.
67. — Observations nouvelles sur les Peripatus. — Bull, de la Soc. entom. de France, p. 3 9 4-395; 1900.
68. — Caractères et affinités d’un Onychophore du Chili, le Peripatopsis Blainmllei Blanchard. — Zool. Anz., B. xxm, p. 59-61 ; i 9 oi.
69. - Nouveaux Péripates de la Bolivie. - Bull, du Muséum, p. 168, 169 ;
-— j —,—res du Cap, désignés sous le n„„
Peripatus capensis Grube et de Peripatus breçis Blainville. — Bull, de la Soc. entom. de France, p. 74-76 ; 1901.
71. — A propos d’un travail de H. Sânger sur les Péripates. — Bull, de la Soc. Philomath, de Paris, sér. 9, t. m, p. 5-8; 1901.
7 2 - — Sur la reproduction et le développement du Peripatopsis Blainmllei. — Comptes-rendus de l’Acad. des Sciences, t. cxxxlll, p. 5l8-5ai ; 1901.
73. — Histoire naturelle du Peripatopsis Blainmllei, avec a3 planches. —
et qui paraîtra l’année prochaine dans les Annales des Sciences naturelles.
des Arthropodes et des Vers annelés, établit une sorte de lien entre deux grands embranchements du règne animal. Pour jeter la lumière sur ce groupe captivant, j’ai consulté les collections du monde entier, revu tous les types ou les co-types
des espèces, et effectué les recherches plupart des travaux ci-dessus ont été trouvent reproduits ou résumés dans le d’en donner l’analyse succincte, je cri importants auxquels ils m’ont conduit.
L’Amérique tropicale paraît avoir du groupe. Les Onychophores de ci
bibliographiques les plus complètes. La accueillis avec une grande faveur et se s journaux scientifiques étrangers ; au lieu
l’origine et de dispersion
une longue série de caractères primitifs fort évidents : variations très considérables dans le nombre des appendices, des papilles pédieuses et des arceaux qui constituent la sole des pattes, — développement normal des appendices postérieurs et position de l’orifice sexuel entre ceux de l’avant-dernière paire; — organes coxaux très accentués et jouant certainement un rôle dans la respiration, — glandes coxales toujours présentes chez les mâles et parfois très nombreuses, — papilles urinaires des pattes IV et V moins éloignées de la position normale que dans les autres genres, — plis de la peau régulièrement disposés et en nombre constant dans chaque anneau, — œuf minuscule et dépourvu de réserves nutritives, de sorte que la nutrition de l’embryon s’effectue au moyen d’un placenta (M. Kennel). Ainsi que l’a montré M. Kennel, l’apparition du placenta a eu pour conséquence la formation de volumineux spermatophores chez le mâle, de réceptacles ovariens et de réservoirs séminaux chez la femelle ; c’est à elle aussi qu’on doit attribuer la diversité des stades qu’on observe dans les embryons d’une même femelle (5$ 60, 61, 64, 65, 69).
bolivienne, le P. intermedius Bon\., où ces caractères mixtes sont assez nettement indiqués (69).
Aux époques géologiques anciennes, les Péripates andicoles ont dù se disperser vers l’ouest et au sud pour donner naissance aux. formes du Chili, de l'Océanie et de l’Afrique australe ; les Péripates caraïbes se sont répandus à l’est, dans les régions équatoriales, dépuis le Congo jusqu’à Java (68, 33).,
Dans leurs migrations vers l’est, les Péripates caraïbes n’ont pas subi de transformations bien importantes. A Java et dans la presqu’île indo-malaise, ils ont conservé tous les caractères du genre et n’en différent. que par des variations fort légères. Ceux de l’Afrique tropicale se rangent également dans le même
orifices urinaires de leurs pattes IV et V occupent la position primitive audessous du 3 e arceau. On ne leur connaît jusqu’ici qu’un seul représentant, le P. Tholloni. L’étude de cette espèce a servi de point de départ à mes travaux sur le groupe; elle a eu pour résultat de montrer que le genre Peripatus n’est
dans la région tropicale africaine (53, 55), par laquelle il se rattache au P. sumatranus, espèce douteuse que M. Horst avait signalée à Java. Depuis, M. Evans a retrouvé le même genre dans la presqu’île indo-malaise.
Les migrations des Péripates andicoles vers le sud et vers l’ouest ont donné naissance à des formes bien plus nombreuses, ce qui tient sans doute aux phénomènes géologiques, plus anciens dont la région océanienne a été le siège. Ces formes appartiennent à deux types différents : l’un où le plissement du corps reste assez régulier, où les réceptacles séminaux ont un développement normal et où les embryons d’une même femelle sont à des stades fort différents; l’autre où les plis de la peau acquièrent une irrégularité extrême, où les embryons d’une même femelle tendent à se trouver tous au même stade.
Comme le montrent la position de leurs papilles pédieuses et l’inclusion
groupes se rapprochent bien plus intimement des Péripates andicoles que des Péripates caraïbes; ils ont d’ailleurs ceci de commun, c’est qu’ils suivent l’un
Prenons, par exemple, le second de ces groupes, qui renferme le Peripatopsis Blainvillei de la région chilienne et tous les Onychophores ( Peripatopsis , Opisthopatus) de l’Afrique autrale. Le P. Blainvillei a encore un rudiment de réceptacle séminal et ses embryons sont distribués en groupes successifs dont chacun renferme des embryons au même stade, ce qui indique un passage très net à l’uniformité du développement ; d’ailleurs ses embryons sont dépourvus de placenta et comme ils dérivent d’œufs minuscules, à peine plus gros que ceux des Péripates andicoles, on doit admettre que les formations placentaires ont disparu de bonne heure dans cette espèce, pour faire place au développement
libre de l’embryon. Les Peripatopsis de l’Afrique australe ont une évolution tout autre. Dans leur forme la plus primitive, le P. Sedgwicki, les embryons d’une même femelle sont à des stades assez différents et les plus jeunes sont munis d’une
dans tous les autres Peripatopsis de l’Afrique australe, les embryons sont au
les œufs sont relativement gros et beaucoup plus développés que ceux du P. Blainvillei. Nous voici donc en présence d’un groupe très naturel dont l’évolution s’est effectuée suivant deux voies différentes : par suppression primitive du placenta, ce qui est le cas du P. Blainvillei, — par transformation du placenta en une vésicule nuquale transitoire , ce qui est le cas des Onychophores de l’Afrique
Deux séries analogues se rencontrent dans l’autre groupe issu des Péripates
autres Arthropodes, elle se manifeste par une augmentation du volume des œufs qui conduit à l'oviparité (62, 64, 66, 68, 72).
Ces modifications adaptatives ont marché de pa: des organes génitaux et avec de nombreuses variations plus importantes sont l'atrophie des vésicules coxales, ] bre des arceaux des soles et la disparition progressive d
rie terrestre: à peine indiquée chez les vrais Peripatus, elle est presque complète ians la plupart des autres Onychophores et y fait disparaître des organes qui, :hez les ancêtres aquatiques du groupe, jouaient certainement le rôle de sacs manchiaux (56, 61).
La réduction dans le nombre des arceaux des soles pédieuses a la même signification ; elle est la preuve manifeste que les Onychophores rampaient d’abord par toute la surface inférieure de leurs bourgeons pédieux, et que ceux-ci se sont progressivement transformés en pattes ne touchant le sol que par leurs extrémités. Quant à la disparition des appendices postérieurs, elle se rattache à une évolution morphologique générale qui paraît propre à tous les animaux linéairement métamérisés ; elle est ■ d’ailleurs rigoureusement progressive et, comme je l’ai montré pour le Peripatopsis Moseleyi , on peut fréquemmeut en suivre tous les stades dans une même espèce (63, 64). Quelle qu’en soit l'origine, cette variation morphologique est certainement de première importance, car elle a pour effet de rapprocher de l’anus les orifices sexuels et, comme l’avait prévu S&nger, fournit la base la plus sérieuse à la classification des Onychophores (64).