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LES INDUSTRIES DES; ANIMAUX

29. Industries of animais. Édition anglaise revue et augmentée. London, Walter Scott,

40. Thicrejjals Arbeiter. Édition allemande. 1 vol. in-12, 550 pages. Leipzig, Hermann Seemann, 1901.

Ce livre a été entrepris pour mettre en accord, les théories de l’évolution avec les plus, significatifs phénomènes d’intelligence ou d’instinct connus chez les animaux. L’auteur s’est proposé surtout, à l’occasion des faits les plus surprenants, les plus rares, et pour tout dire les moins compréhensibles, de rechercher par quels intermédiaires on les peut relier insensiblement à des actions plus ordinaires, plus fréquentes, qui pour cette raison étonnent moins et semblent plus faciles à comprendre.

Il faut bien le reconnaître, le problème de l’intelligence et de la

réflexion demeure entier; qu’on le limite à l’homme seul ou : qu’on le recule d’animal en animal jusqu’aux dernières traces de sensibilité où l’on n’aperçoit pour ainsi dire plus que' des: phénomènes physiques: C’est toutefois une intéressante tentative de montrer l'étendue dé la question quand bien même on ne prétend pas la résoudre.

1 Après une revue sommaire dés principales industries humaines, l’auteur s’applique à les rétrouver chez les animaux et'a les montrer comme surve- ’ nànt insensiblement par de légères modifications à des actions fort simples.

, Les animaux en effet transforment la recherche de la proie en un véritable art cynégétique. Ils chassent à Fallût, à l’affût amérbé, au gîlo ou au terrier, à courre avec relais: Les chasseurs aussi se rassemblent en bandes plus nombreuses et deviennent alors des brigands ou des guerriers) Les fourmis donnent de classiques exemples pour ce passage de l’incohérent au coordonné. La défense se transforme jusqu’à la triomphante résistance en commun des animaux sociables et jusqu’à l’art de préposer des sentinelles à la garde commune. ;

Comme l’homme, les animaux font dans les périodes d’abôiidâhcé des provisions d’aliments pour les.temps de disette, les uns pour peu de temps, les autres pour une longue durée. Ces derniers alors aménagent des greniers, soignent leurs récoltes et certains, même, comme les fourmis agricoles (Pogonomyrmex), les préparent de loin et se livrent^ de véritables cultures. De ces pratiques à la conservation d’animaux vivants, à la domestication et à l’esclavage il n’y a qu’un pas, et il est franchi.

Le chapitre des habitations traite successivement de l’habitation creusée,

: de l’habitation tissée et de l’habitation bâtie, qui sont aussi les trois modes que l’homme a successivement parcourus dans ses progrès. '

La conclusion de ces éludes, incessamment nourries de faits précis 1 puisés àux sources les plüé'Sûrés; et authèntiquement documentés, est que nous voyons dispersées dans le règne animal les industries fondamentales des hommes.

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