‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 18 sur 38 · Sarcome embryonnaire du poumon droit · texte numérisé non relu

Sarcome embryonnaire du poumon droit

(Mémoires de la Société de biologie, p. 3 ; 1874.)

Observation de sarcome secondaire du poumon présentant h l’œil nu exactement les mêmes caractères que les tumeurs dites encéphaloides. Comme lésion primitive, on a trouvé une petite tumeur existant au moins depuis un an, dans l’épaisseur du ligament rotulien. La tumeur du poumon avait pénétré jusque dans la veine cave supérieure et déterminé une infiltration sarcomateuse de la plupart des ganglions du médiaslin. Il est probable que le sarcome du ligament avait colonisé le poumon en perforant une petite veine. L’examen histologique du ganglion de l’aine, qui paraissait le plus malade, a donné du reste un résultat négatif.

L’observation clinique est des plus remarquables : début brusque, au milieu d’une bonne santé apparente, par une pleurésie aiguë, paraissant simple, avec épanchement abondant. Dès la première ponction, le liq uide épanché contient une quantité notable de sang ; puis surviennent tous les signes de la compression de la veine cave supérieure. La tumeur pulmonaire a suivi une marche très-rapide, fait d’une observation fréquente dans l’histoire du sarcome du poumon, et intéressant à oppo-

ser à la marche lente et au faible développement de la tumeur tendineuse.

C’est un exempte de plus à ajouter à l’histoire des métastases graves dans le cas de tumeurs en apparence bénignes, et une preuve en faveur de l’opinion d’après laquelle le sarcome se propagerait à distance par l’intermédiaire des veines.

71. Note sur un cas de tumeur ganglionnaire comprimant la trachée, pour servir à l histoire de l engorgement des ganghons bronchiques chez tadulte.

Un ganglion volumineux, atteint de cancer, avait déterminé la compression de la trachée, de l’œsophage, et la destruction du nerf récurrent gauche. Les symptômes présentés par le malade ont été ceux que M. Fonssagrives a fait connaître dans les cas du même genre, soit surtont l’aphonie, à laquelle sont venus s’adjoindre des accès de suffocation qui ont nécessité la trachéotomie.

L’absence de toute autre tumeur dans les organes doit faire considérer ce fait comme un exemple extrêmement rare de cancer développé primitivement dans un ganglion.

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