Noie sur taciion du fer dans l’anémie
De même que l’aglobulie est, en ce qui touche les éléments du sang, affaire de qualité et de nombre, mais de qualité avant tout, de même l’action du fer se traduit spécialement par une heureuse modification dans la qualité des hématies.
Il semble qu’en introduisant cet agent dans l’organisme, sous une forme convenable, on produise artificiellement les conditions requises pour que l’évolution des hématies devienne complète et normale.
Je montrerai plus tard, par d’autres publications, que s'il est facile d’exciter, chez les anémiques, la formation des hématies, nul médicament autre que le ter n'impressionne aussi rapidement et aussi sûrement la qualité de ces éléments. On m’a reproché d’avoir considéré le fer comme le seuh agent capable de guérir l’anémie. Je .ais que les anémies, dites spontanées, comme la chlorose, par exemple, peuvent être guéries par des moyens divers. La question n’est pas là. Je l’ai
circonscrite a l’étude du mode d'action du fer, et j’ai avancé que ce médicament n’est pas un agent banal, amenant, par exaltation générale des fonctions, la guérison de l’anémie, et qu’il détermine rapidement une augmentation notable dans le contenu des hématies en hémoglobine.
Celte propriété des ferrugineux est tellement active qu’elle s’exerce même dans les cas d’anémie grave et incurable, alors que l’organisme épuisé ne forme plus une quantité suffisante, de globules rouges. Eu effet, dans ces conditions le fer peut amener une augmentation notable dans la proportion de matière colorante contenue dans les globules considérés individuellement.
•139. Élude clinique sur le ferroajanure de potassium.
En commun avec M. le professeur J. Begnaulcl,
(BüiWm gin. de thérap., mars 1878, avec 2 planches.)
(Les travaux compris sous les n"‘ 93, 95, 96, 97, 98, 99,100, 102, 106,138, 139 ont été réunis dans une brochure intitulée : Recherches sur tanatomie normale et pathologique du sang. 1878.)
Peu de temps après la publication du travail précédent, M. Regnauld a pensé que, grâce aux nouveaux moyens d’étude clinique du sang, on pourrait reconnaître si le fer, engagé en combinaison avec un radical organique, le cyanogène, traverse réellement l’organisme sans laisser aucune trace de son passage et sans contribuer à la réparation héma-
Notre travail est résumé dans les propositions suivantes :
« 1“ Le forrooyanure de potassium est inactif en tant que médicament ferrugineux, et 1 ne contribueen rien àlaré.génération des éléments colorés du sang ;
» 2” Le radical organo-métallique ne se modifie pas dans nos organes; car, de même que le fer y reste inerte, le cyanogène y demeure inoffensif, puisqu’on peut, sans trouble pour la santé, l’administrer pendant plusieurs semaines à la dose de plusieurs grammes par jour;
» 3“ Ce sel n’exerce pas d’influence appréciable sur la diurèse ni sur la production de l’urée. »
Ces recherches confirment d’une manière indirecte les résultats obtenus à l’aide des ferrugineux actifs.